FRÉQUENCE VIH
OMS : Une femme sur cinq victime de violences sexuelles avant 15 ans - AFRIQUE : Les bailleurs de fonds fixent les règles du jeu - DÉPISTAGE : Le FDA accepte de se pencher sur le nouveau test de dépistage sanguin de Roche Diagnostics - AFRIQUE : Concevoir des politiques anti-sida sur le lieu de travail - OICS : L’organe anti-drogue évalue injustement le Canada pour ses mesures contre le VIH - ÎLE MAURICE : Santé, une augmentation substantielle est prévue
OMS : Une femme sur cinq victime de violences sexuelles avant 15 ans
mercredi 7 mars 2007
Une femme sur cinq est victime de violence sexuelles avant l’âge de 15 ans, a dénoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à la veille de la Journée internationale des femmes.
"Une femme sur cinq déclare avoir été abusée sexuellement avant l’âge de 15 ans, ce qui entraîne des conséquences néfastes pour leur santé au cours des années qui suivent", a observé la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, dans un communiqué. "La violence exercée par le partenaire intime est la forme de violence la plus répandue dans la vie des femmes - bien plus que les agressions ou les viols commis par des étrangers ou des relations", a-t-elle ajouté, soulignant les conséquences de ces violences sur la santé : en 2006, 74% des personnes vivant avec le virus du sida en Afrique sub-saharienne étaient des jeunes femmes. La Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Louise Arbour, a estimé de son côté que "la violence contre les femmes est qualifiée à juste titre de crime le plus courant et le moins sanctionné dans le monde"... (suite de l’article)
Source : http://www.7sur7.be/
AFRIQUE : Les bailleurs de fonds fixent les règles du jeu
JOHANNESBOURG, 7 mars 2007 (PlusNews) - Les grands organismes donateurs sont devenus incontournables dans la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. Dans les discours, l’accent est mis sur les partenariats avec les bénéficiaires de l’aide, mais dans la réalité, ce sont souvent les bailleurs seuls qui fixent les règles du jeu.
Il n’est guère étonnant qu’au vu des millions de dollars en jeu, les bailleurs insistent sur la transparence et la responsabilisation des bénéficiaires et répriment sévèrement les cas de corruption ou de détournement, en confisquant leurs financements en un temps record. Mais après l’actualité de ces derniers mois, le comportement et la responsabilité des bailleurs eux-mêmes sont désormais regardés à la loupe. Fin 2006, un audit réalisé par l’agence américaine pour la coopération internationale, USAID, du Plan d’urgence du président George Bush contre le sida (Pepfar), a révélé une gestion catastrophique, qui avait omis de recenser un grand nombre de bénéficiaires. Le Los Angeles Times a également révélé que la Fondation Bill & Melinda Gates avait investi d’importantes sommes dans des entreprises pharmaceutiques qui avaient établi les prix d’antirétroviraux censés augmenter la durée de vie des malades, et qui pour la plupart étaient hors de portée de la bourse de nombreux Africains. Puis en février 2007, ce fut le tour du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme : selon le journal américain The Boston Globe, une enquête interne avait révélé que le directeur exécutif sortant, Richard Feachem, avait utilisé de manière abusive le compte de dépenses mis à la disposition de l’organisation. Tous ces cas montrent bien que l’impunité des agences de bailleurs n’est plus de mise. Le Centre pour le développement mondial (Centre for global development), basé à Washington, est actuellement à la recherche de fonds pour un projet dénommé ’HIV/AIDS Monitor’, dont l’objectif est d’enquêter sur les différentes pratiques de trois grands organismes donateurs : le Pepfar, le Fonds mondial, ainsi que le Programme multi-pays de lutte contre le sida (MAP, en anglais) de la Banque mondiale... (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
PLEASANTON, Californie, March 8 /PRNewswire/ —
Le test automatisé est conçu pour détecter le VIH et l’hépatite sur une plus grande amplitude, dans un seul essai multiplex.
Roche Diagnostics a annoncé aujourd’hui que le secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (ou FDA pour Food & Drug Administration) a accepté d’étudier sa demande concernant un nouveau test conçu pour déceler un vaste spectre d’infections hépatiques virales et d’infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans les dons de sang et de plasma. Le test, baptisé test cobas TaqScreen MPX, utilise la PCR, ou amplification en chaîne par polymérase, en temps réel pour déceler le VIH de type 1 (groupes M et O), le VIH de type 2, le virus de l’hépatite C (VHC) et le virus de l’hépatite B (VHB) en un seul essai multiplex. Le test est conçu pour être utilisé sur la nouvelle plateforme nouvellement automatisée et modulaire de Roche, la cobas s 201. Les technologies d’amplification à l’acide nucléique, comme la PCR, favorisent une détection plus précoce et plus précise des infections actives présentes dans le sang homologue que les générations précédentes de tests sérologiques, ce qui contribue à assurer des réserves de sang plus sécuritaires ainsi qu’une meilleure rétention des donneurs qui seraient rejetés autrement. "Nous sommes enchantés d’avoir atteint ce jalon important dans notre démarche pour commercialiser les essais multiplex et l’automatisation intégrale sur le marché américain du dépistage sanguin", a déclaré Daniel O’Day, l’homme à la tête de Roche Molecular Diagnostics, l’unité commerciale de Roche Diagnostics qui a mis au point le test. "Nous sommes convaincus que ce test automatisé, doté de fonctions de détection du VIH-1 groupe 0 et du VIH-2, peut aider les banques de sang et les laboratoires à améliorer la sûreté du sang, l’utilisation optimale des flux des travaux et la rétention des donneurs. En outre, la conception modulaire du système ainsi que la structure facultative de procédure de sauvegarde sont conçues pour minimiser les temps d’arrêts dans ce secteur à délai de livraison critique." ... (suite de l’article)
Source : http://www.pdafrance.com/
AFRIQUE : Concevoir des politiques anti-SIDA sur le lieu de travail
Inter Press Service (Johannesburg)
7 Mars 2007
Joyce Mulama
Avec le SIDA décimant la main-d’oeuvre en Afrique, il est urgent que les employeurs conçoivent des politiques qui soutiennent les agents séropositifs — et s’assurent qu’ils ne sont pas victimes de la stigmatisation. Mais, c’est une nécessité qui n’est pas souvent abordée.
En fait, "certains employeurs forment deux personnes pour la même tâche" en prévision du nombre de victimes que fera le VIH au sein des travailleurs, a déclaré Khama Rogo, coordonnateur de ’VIH/SIDA sur le lieu de travail’ : un programme de la Banque mondiale. "Il y a des ressources qui peuvent être économisées avec la mise en place de politiques contre le VIH/SIDA sur le lieu de travail : nous avons des données qui montrent que lorsqu’on prend soin des travailleurs infectés par le VIH/SIDA, ils n’ont plus besoin de prendre des congés maladie", a-t-il dit à IPS, au cours d’un atelier qui s’est achevé dans la capitale kényane, Nairobi, au début de ce mois. Cet événement a réuni des agents de la Banque mondiale venant de 27 pays africains pour débattre des effets du VIH/SIDA sur le lieu de travail à travers le continent. Alors que l’Afrique subsaharienne compte quelque 10 pour cent de la population mondiale, elle abrite plus de 60 pour cent des personnes ayant contracté le virus du SIDA, selon les Nations Unies. L’Organisation internationale du travail (OIT) note par ailleurs que neuf sur dix personnes vivant avec le VIH/SIDA sont des adultes en âge de travailler. Dans son ’Code de pratique sur le VIH/SIDA et le monde du travail’, l’OIT énonce dix principes devant servir de base pour la politique sur le lieu de travail. Ces principes se focalisent sur des questions comme la discrimination à l’égard des travailleurs séropositifs, l’adaptation du lieu de travail pour répondre aux besoins sanitaires des employés, et la garantie que les personnes séropositives ne sont pas victimes de licenciement... (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
OICS : L’organe anti-drogue évalue injustement le Canada pour ses mesures contre le VIH
Édité par TQa, jeudi 8 mars 2007
Les programmes qui aident à limiter la propagation du VIH devraient être félicités et promus, et non critiqués et condamnés, affirme le Réseau juridique canadien VIH/sida en réponse à un rapport qui sera dévoilé demain par l’Organe international de contrôle du stupéfiants (OICS).
« Les trousses pour l’usage plus sécuritaire de crack, à Ottawa, et le lieu sécuritaire pour l’injection, à Vancouver, sont des exemples de mesures éprouvées pouvant prévenir la transmission du VIH », a affirmé Joanne Csete, directrice générale du Réseau juridique canadien VIH/sida. « Les critiques de l’OICS à l’égard de ces programmes sont des opinions sans fondement, qui ne résistent pas à l’analyse scientifique ou juridique. » Dans son rapport annuel 2006, l’OICS - agence financée par l’ONU pour surveiller le respect des traités onusiens en matière de drogue - critique le Canada pour avoir permis à des unités de santé publique, notamment à Ottawa, Winnipeg et Toronto, de distribuer des trousses pour l’usage plus sécuritaire de crack, qui peuvent réduire le risque de propagation du VIH et de l’hépatite C (VHC). (Fumer du crack peut causer des abrasions aux lèvres, en raison desquelles les fumeurs de crack peuvent être exposés au risque de contracter des maladies infectieuses transmissibles par le sang s’ils partagent une pipe à crack. L’expérience démontre de plus que les trousses pour l’usage plus sécuritaire de crack peuvent inciter des personnes qui s’en injectent à plutôt le fumer, ce qui réduit aussi le risque de VIH et de VHC.) Le rapport de l’OICS renferme également des critiques à l’égard de pays, dont le Canada, qui ont autorisé des lieux sécuritaires pour l’injection (LSI), comme l’Insite dans le Downtown Eastside de Vancouver. « Des évaluations de l’Insite, examinées par des pairs et reconnues à l’échelle internationale, à l’instar d’établissements semblables dans le monde, ont démontré que les LSI réduisent des pratiques qui sont responsables de la transmission du VIH et des virus d’hépatite, en plus d’orienter des personnes vers le traitement de la toxicomanie et d’éviter des décès dus à des surdoses », a résumé Mme Csete. « Mais l’OICS continue d’insister pour dire que ces établissements contreviennent aux traités des Nations Unies en matière de drogue, alors que les experts onusiens en droit ont dit que ce n’est pas le cas. » Ce nouveau rapport annuel perpétue la pratique de longue date de l’OICS : faire circuler des affirmations et des positions qui sous-estiment des pratiques éprouvées pour répondre au VIH/sida parmi les personnes qui font usage de drogue. Hier, le Réseau juridique et l’Open Society Institute ont rendu public le rapport Closed to Reason : The International Narcotics Control Board and HIV/AIDS [Rébarbatif à la raison : l’Organe international de contrôle des stupéfiants, devant le VIH/sida], où est documentée l’influence néfaste de l’OICS sur la réponse mondiale au VIH/sida. Ce rapport met au jour comment des positions de l’OICS contredisent fréquemment les politiques et engagements d’autres instances onusiennes, en ce qui a trait au VIH, et comment le manque de reddition de comptes et de transparence de l’OICS empêche toute remise en question de ses positions... (suite de l’article)
Source : http://www.toxicoquebec.com/
ÎLE MAURICE : Santé, une augmentation substantielle est prévue
L’Express (Port Louis)
7 Mars 2007
Sunil Oodunt
Port Louis
L’hôpital de Crève-Coeur : il y manque les équipements nécessaires pour le dépistage du sida.
De l’avis de tous les habitants, s’il y a un secteur qui requiert une augmentation conséquente à Rodrigues, c’est bien celui de la Santé. Si le dernier budget avait prévu la somme de Rs 153 millions, tout laisse croire que dans le prochain budget, cette somme passerait à Rs 172 millions. D’ailleurs, le commissaire à la Santé, Alan Ladd Emilien souligne que l’île a besoin d’investir dans de nouveaux équipements en vue de permettre aux Rodriguais d’avoir des diagnostics précis chez eux. "Nous devons faire en sorte que les Rodriguais n’aient pas à se rendre à Maurice pour certains tests, car non seulement cela nous coûte cher, mais avant tout, c’est une question psychologique, car il n’y a personne qui voudrait être loin de chez lui pour se faire soigner". Alan Ladd Emilien ne cache pas sa satisfaction que les appareils de dialyse aient été réparés après avoir été en panne pendant plusieurs semaines. "Au moins une douzaine de personnes ont dû se rendre à Maurice pour des dialyses et on peut imaginer la souffrance morale de ces patients et celle de leurs parents." Le commissaire à la Santé estime que Rodrigues doit se préparer à effectuer des tests de sida sur place. "Il y a une quinzaine de porteurs du virus HIV, mais nous aurions souhaité qu’il y ait plus de tests pour connaître le nombre exact", souligne-t-il... (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/


