DJIBOUTI : Hommage à titre posthume : "Oui à la Vie " pleure son courageux fondateur - ÉTUDE : Hépatite C et seringue : jusqu’à 63 jours de survie - AFRIQUE : Suivre les avancées dans la circoncision masculine - ÉTUDE : Personnes séropositives cherchent vitamine D - ÉTUDE : Mieux dépister la tuberculose chez les PvVIH - CÔTE D’IVOIRE : Milieu carcéral - Une Ong dénonce les conditions de détention des prisonniers - FRANCE : Interview : AP-HP : "Ce qui se passe est profondément choquant" - HAÏTI : Secours en Haïti : La saison des pluies redoutée - INFORMATIQUE : Projet de téléformation sur le cancer pour les étudiants du collégial

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DJIBOUTI : Hommage à titre posthume : "Oui à la Vie " pleure son courageux fondateur
Mardi 02 Mars 2010
NF
Ahmed Ali Moumin, fondateur et président de l’association "Oui à la Vie" vient de nous quitter. Fauché, lundi dernier, par la terrible maladie qu’il a courageusement su braver, il avait 53 ans.
Mal en point depuis plusieurs mois, il a récemment été admis au centre hospitalier Bouffard, où il y a succombé dans la solitude et l’anonymat. Tout seul et loin du milieu qui a n’a fait que l’"exhiber" ici et ailleurs, il a rejoint sa demeure éternelle. Entouré uniquement des siens, il a livré sa dernière bataille contre le Sida. Le tout premier djiboutien à déclarer en public sa séropositivité, il forgeait le respect de ses prochains et incarnait à lui seul la force de vivre. Frêle, toujours souriant, il avait su dompter sa maladie. Sur tous les fronts, il n’a cessé de se démener ces dix dernières années pour témoigner, conforter et persuader ses semblables à s’accrocher à la vie et ne jamais se résigner. "Le silence est pire que le virus", aimait t-il à répéter tout le temps, devenant à force de courage et de détermination le porte-voix de tous ceux qui souffraient et vivaient avec le mal dans l’indifférence absolue. Avec quelques compères aujourd’hui sous terre, il créa en 2001 l’association "Oui à la Vie" dans le seul et unique objectif de donner un visage au Sida qui, à cette époque, était considéré comme la pire des malédictions. Tout le monde se voilait la face, personne n’en parlait et encore moins les sidéens qui étaient perçus comme des pestiférés. Prenant son courage à deux mains, il décida ainsi de briser une bonne fois pour toutes le tabou qui entourait cette maladie et osa afficher sa séropositivité par devant les professionnels de la presse écrite et audiovisuelle nationale. C’était en mars 2002. Pour le regretté fondateur de "Oui à la Vie", c’était surtout une façon d’alerter l’opinion publique et de dire haut et fort que le Sida guettait à chaque coin de rue. Ce fut le début de son combat non seulement pour la vie mais également contre la discrimination à l’égard de celles et ceux qui, comme lui, vivaient avec cette terrible maladie. Sans peur ni complexe, il devint au fil des temps le parrain de tous les "damnés" du pays qui, dès qu’ils franchissaient la porte de "Oui à la Vie", trouvaient un peu d’affection et de confort. Telle une grande famille, unie et solidaire, ils se retrouvaient quotidiennement pour se confier, parler de leurs expériences et se soutenir mutuellement… (suite de l’article)
Source : http://www.lanation.dj/
Voir ces Actualités VIH à propos d’Ahmed Ali Moumin ici et ici
ÉTUDE : Hépatite. C et seringue : jusqu’à 63 jours de survie
Le 02 mars 2010
Les seringues usagées peuvent contenir le virus de l’hépatite C (VHC) jusqu’à deux mois après leur utilisation, selon une étude présentée à la CROI 2010. Le type de seringue, sa grosseur ainsi que la température environnante sont des facteurs influant sur la durée de survie du virus. Des chercheurs ont placé une réplique du VHC dans deux types de seringues – une de petit format à usage unique et une plus grosse dotée d’une aiguille amovible – avant de les laisser reposer à différentes températures. Résultats : à 4ºC, le virus de l’hépatite C a survécu dans la moitié des seringues du plus gros format au terme d’une semaine. Après 63 jours (9 semaines), quelques-unes en contenaient encore des traces. Cette étude a permis de déterminer que le virus de l’hépatite C subsiste plus longtemps que le VIH, dans des conditions similaires. Cela pourrait aider à expliquer pourquoi le VHC est transmis 10 fois plus souvent que le VIH lors d’accidents impliquant des seringues ou lors de leur réutilisation.
Source : http://www.seronet.info/
AFRIQUE : Suivre les avancées dans la circoncision masculine
NAIROBI, 3 mars 2010 (PlusNews) - La circoncision masculine médicale est désormais largement reconnue comme un outil important pour la prévention du VIH, et plusieurs pays africains l’ont inclus dans leurs stratégies nationales de lutte contre le VIH.
IRIN/PlusNews liste les progrès de 13 états en Afrique de l’Est et en Afrique australe, identifiés comme des pays prioritaires pour une augmentation de la circoncision masculine par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Kenya : on estime que 85 pour cent des hommes sont circoncis, mais dans la province de Nyanza, qui détient la plus forte prévalence du pays, seulement 40 pour cent des hommes ont subi l’opération. En 2008 le gouvernement a lancé une campagne nationale et à la fin 2009, plus de 90 000 hommes avaient été circoncis, dont 40 000 durant une initiative de deux mois « résultats rapides » dans la province de Nyanza.
Le gouvernement a pour objectif d’amener l’ensemble des hommes non-circoncis – soit 1, 1 million de personnes – à se faire opérer d’ici 2013. Le Kenya est le seul pays africain à avoir, avec succès, développé l’accès à la circoncision masculine à une aussi grande échelle.
Zambie : le taux de circoncision masculine est de 13 pour cent et la Zambie souhaite circoncire 250.000 hommes par an. Plus de 16.000 hommes ont été circoncis dans 11 sites en 2009 et l’objectif est d’avoir 300 sites offrant ces services d’ici 2014.
Swaziland : Le ministère de la Santé et des affaires sociales envisage de faire circoncire 80 pour cent des hommes âgés de 15 à 24 ans d’ici la fin de 2014. Seulement huit pour cent des hommes du Swaziland sont circoncis. Le pays – qui détient le taux de prévalence au VIH le plus élevé au monde – a développé une stratégie de circoncision masculine en 2008. A la fin de 2009, plus de 5.000 hommes avaient subi l’opération.
Botswana : Cinq centres d’excellence ont été identifiés pour développer les services de circoncision, et le Ministre de la Santé souhaite atteindre au moins 460 000 hommes et garçons séronégatifs au dessous de l’âge de 49 ans d’ici 2012. Plus de 4 300 hommes ont été circoncis depuis avril 2009.
Zimbabwe : En avril 2009, la phase pilote de services de circoncision a débuté ; 1 818 hommes ont été circoncis sur quatre sites. Une politique nationale de circoncision masculine a été lancée en novembre 2009.
Rwanda : Depuis 2008, le gouvernement a introduit la circoncision masculine dans l’armée, où la prévalence est de 4,5 pour cent, comparée à un taux national de trois pour cent. Une étude récente a suggéré que le Rwanda devrait aussi développer la circoncision à travers un large éventail de groupes d’âges, surtout chez les très jeunes, où la procédure s’est révélée extrêmement économique.
Afrique du Sud : le gouvernement a été critiqué pour sa lenteur à développer une stratégie nationale pour la circoncision. En décembre 2009, le pays avait un avant-projet de politique mais aucun mécanisme pour la formation, l’assurance qualité, ni pour la surveillance et l’évaluation. L’Afrique du Sud a la population séropositive la plus importante au monde.
Environ 35 pour cent des hommes sont circoncis. Des données provenant du seul site qui offre actuellement une circoncision gratuite – Orange Farm, près de Johannesburg – indiquent que 14 253 hommes se sont fait circoncire en 2009… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ÉTUDE : Personnes séropositives cherchent vitamine D
Le 04 mars 2010
Une analyse récente fondée sur quatre études relatives aux taux de vitamine D chez les séropositifs indique qu’il est très fréquent pour ceux-ci de souffrir d’une carence en vitamine D. Il s’agit d’un nutriment important pour la vigueur du système immunitaire et l’assimilation du calcium, dont le déficit est associé entre autres à une perte de densité osseuse et une augmentation des problèmes de santé chroniques. Présentée lors de la CROI 2010, l’analyse s’est penchée sur les résultats d’études menées auprès d’environ 2400 personnes aux États-Unis, en Suisse et en Italie. Il en ressort qu’entre 54% et 72% des personnes séropositives présenteraient un taux sanguin de vitamine D insuffisant. Les observateurs s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un problème de santé facile à régler par l’utilisation de compléments alimentaires. Cependant, jusqu’à maintenant, aucune étude n’a proposé de chiffres pour le taux optimal de vitamine D dans le sang. Selon les auteurs de l’analyse, des recherches ultérieures devront se pencher sur ce sujet.
Source : http://www.seronet.info/
ÉTUDE : Mieux dépister la tuberculose chez les PvVIH
Par Charles Roncier, vih.org 03/03/10
Selon une étude parue dans le New England Journal of Medecine, la recherche de la présence de trois symptômes - toux, fièvre et sueurs nocturnes - serait trois plus efficaces que la recherche de la seule toux chronique pour dépister une tuberculose chez les patients vivant avec le VIH.
Rapportée dans l’édition du 26 février du Quotidien du Médecin, l’article rappelle que commencer un traitement antirétroviral sans traiter une éventuelle tuberculose peut entraîner un syndrome inflammatoire de restauration immunitaire. L’étude, menée en Asie du Sud-Est par l’équipe du docteur Jay Varma, montre que la dépistage était de 93% en utilisant l’un de ces trois symptômes, contre 22% à 33% pour la seule toux.
Lire le texte de l’étude en ligne (en anglais) : An Algorithm for Tuberculosis Screening and Diagnosis in People with HIV, N Engl J Med 362:707 25 février 2010.
Source : http://www.vih.org/
CÔTE D’IVOIRE : Milieu carcéral - Une Ong dénonce les conditions de détention des prisonniers
jeudi 4 mars 2010 - Par Le Quotidien
K J (stg)
A la faveur de la semaine du prisonnier que l’Ong Tabitah Compassion entend organiser dans les jours à venir, son président, pasteur Akpa Guy, a rendu visite à rédaction « Le Quotidien d’Abidjan » le lundi dernier. À cette occasion, il a dénoncé les conditions de vie des prisonniers.
Le Pasteur Akpa Guy Félix, président de l’Ong Tabitah Compassion, a lors d’une visite à notre rédaction le lundi 1er mars, déploré le caractère pénible de la vie carcérale. Et pour cause, « la Maca, comme toutes les autres maisons d’arrêt de l’intérieur du pays est surpeuplée, les détenus sont nourris au Gbinzin, ( des grains de maïs secs cuits à l’eau sans accompagnement) servi en petite quantité. Le prisonnier malade se fait consulter par un infirmier qui lui tend ensuite une ordonnance. Comment ce dernier peut-il s’acheter des médicaments en tant que prisonnier ? S’est-il interrogé avant d’en déduire les conséquences. « Ce sont plusieurs prisonniers qui meurent par semaine de Sida, de tuberculose et d’autres maux par faute d’assistance médicale et par mauvaise alimentation. Or, le prisonnier à droit à la santé et à la vie »… (suite de l’article)
Source : http://news.abidjan.net/
FRANCE : Interview : AP-HP : "Ce qui se passe est profondément choquant"
Par jfl-seronet - Posté le 02 mars 2010
Une vaste restructuration, mal préparée, aux méthodes assez honteuses, est en cours concernant l’ensemble des services VIH en Île-de-France à l’AP-HP. AIDES, le Collectif des patients citoyens et d’autres associations de lutte contre le sida dénoncent ensemble cette situation marquée par un profond mépris à l’égard des personnes malades. Vice-président de AIDES, Alain Bonnineau explique pourquoi l’association s’est engagée dans ce combat, ce qu’on doit craindre des grandes manœuvres en cours et quelles sont les propositions portées collectivement pour en sortir. Interview.
L’AP-HP a lancé un vaste projet de restructuration qui, de façon directe, a des conséquences sur l’ensemble des services prenant en charge les personnes touchées par le VIH en Île-de-France. L’AP-HP affirme que ces bouleversements se font au nom du "mieux soigner". Qu’en pensez-vous ?
Effectivement, c’est ce qu’elle prétend défendre, mais on peut douter qu’il s’agisse bien de cela notamment en matière de prise en charge du VIH. On le voit très concrètement puisque toutes les dimensions ne sont pas prises en compte, pas plus que les avis des premiers concernés : les personnes malades qui sont suivies dans les services VIH. J’ai plutôt l’impression que derrière ce slogan, on nous renvoie l’image du VIH qui ne serait pas une maladie "rentable". D’ailleurs, l’AP-HP semble la résumer aujourd’hui à une maladie au long cours avec une consultation de temps en temps, de moins en moins d’épisodes aiguës et peu d’hospitalisations, des examens chers qu’on nous invite à faire dans les laboratoires en dehors de l’hôpital et des traitements qui coûtent chers qu’il vaut mieux retirer dans les pharmacies de ville. Or, le VIH ne se résume pas, quoi qu’en pense l’AP-HP, à cela. C’est une maladie qui reste complexe, grave, dont la prise en charge est délicate et nécessite beaucoup de compétences, du temps pour l’écoute et de la coordination avec le recours à d’autres spécialités médicales ou soignantes.
Fermetures de services, fusions… A votre connaissance à quoi faut-il s’attendre en matière de prise en charge du VIH en Île-de-France ?
Les annonces, dont beaucoup semblent être des ballons d’essai pour voir comment les gens réagissent, les démentis, les rumeurs… tout cela ne permet pas d’avoir une lecture d’ensemble de ce qui se passe. Mais il est clair que dans une logique déjà appliquée à d’autres services publics, il s’agit de gérer les hôpitaux comme des entreprises et donc de fermer des services et de déplacer les files actives de certains établissements à Paris comme en banlieue. On voit malgré tout se dessiner quelque chose où on passerait de trente-sept hôpitaux à une douzaine de grands groupes hospitaliers universitaires où on peut craindre que le VIH soit à la marge avec une perte de qualité de la prise en charge. Tout le monde a compris qu’il s’agissait avec cette réforme de faire des économies, mais aussi d’un abandon du service public au profit d’une logique qui se fonde uniquement sur la technicité et la performance financière. Nous passons d’une vision de l’hôpital dont l’objectif était d’abord d’aider les gens à celle du "Combien ça coûte ?" et "Qu’est-ce que ça rapporte ?"
Que pensez-vous de la création d’un pôle VIH à l’Hôtel-Dieu ?
Nous avons comme d’autres participé à la réflexion sur cette idée de créer à Paris un pôle de consultations ambulatoires. Une idée qui était d’abord celle d’une équipe médicale qui pensait qu’un service ambulatoire amélioré pouvait intéresser certaines personnes suivies. En tout cas, une idée qui est antérieure à celle de la restructuration hospitalière telle qu’elle se présente aujourd’hui. Le projet initial du docteur Viard avait une dimension de proximité dans la prise en charge et puis voilà qu’on balance la file active des personnes suivies à l"hôpital Necker et qu’on en visage de faire la même chose avec l’hôpital Cochin puis l’hôpital européen Georges Pompidou. On assiste à un dévoiement complet du projet initial. Qui peut croire que ce projet ainsi détourné ne comprenant aucun lit d’hospitalisation est la meilleure réponse en matière de prise en charge pour les milliers de personnes qu’on envisage d’y faire suivre ?... (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/
HAÏTI : Secours en Haïti : La saison des pluies redoutée
JENNIFER GUTHRIE
MÉTRO
02 mars 2010
Un peu moins de deux mois après le violent séisme qui a ravagé Haïti, les organisations humanitaires présentes sur le terrain tentent de préparer la population à la saison des pluies, qui débute généralement à la fin du mois d’avril. Malgré certains progrès, la tâche s’annonce titanesque.
Selon les estimations du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), près de 50 % de la population haïtienne touchée par le séisme pourrait toujours être à la rue au début de la saison des pluies. La Croix-Rouge canadienne admet que la distribution de bâches hydrofuges et de tentes est loin d’être terminée. « Il reste beaucoup de travail à faire, a indiqué Myriam Marotte, porte-parole de la Croix-Rouge. L’ensemble des partenaires sur le terrain a distribué 425 750 bâches et plusieurs dizaines de milliers de tentes, mais il sera difficile de distribuer un abri à tout le monde avant la saison des pluies. »
Abris transitoires
Conscient des limites des abris temporaires, le CECI travaille à développer des abris transitoires, sortes de petits refuges plus résistants pouvant être habités à plus long terme. Là encore, les défis s’accumulent. « Nous devons composer avec deux difficultés, a expliqué Chantal-Sylvie Imbeault, directrice générale adjointe du CECI. Nous devons d’abord penser aux matériaux. Très peu de matériaux pourront être achetés sur place, la majorité devra être importée. Ensuite, nous sommes dépendants du gouvernement, qui doit décider à qui il octroiera les terres identifiées pour accueillir des abris. Puisque le gouvernement est très affaibli et semble manquer de leadership, les décisions se prennent très lentement. »… (suite de l’article)
Source : http://www.journalmetro.com/
INFORMATIQUE : Projet de téléformation sur le cancer pour les étudiants du collégial
Jean-François Ferland -02/03/2010
Le Cégep Marie-Victorin et l’organisme OMPAC préparent un programme de formation à distance pour les étudiants du collégial dont un parent ou un proche est atteint du cancer. La première phase aura recours à la téléconférence et sera accessible aux malentendants et aux non-voyants.
Le Cégep Marie-Victorin et l’Organisation multiressources pour les personnes atteintes du cancer (OMPAC), de Montréal, ont amorcé un projet de prestation à distance d’une formation portant sur le cancer. Cette formation sera destinée aux étudiants du niveau collégial qui côtoient un parent ou un proche qui ont la maladie, tout comme aux étudiants qui en sont atteints. Nathalie Baumgartner, la responsable des communications et de la promotion au Cégep Marie-Victorin, indique que des travailleurs sociaux, des psychologues et des sexologues de l’institution d’enseignement collaboreront au cours des prochains mois avec des intervenants de l’OMPAC à l’adaptation de contenu de formation à l’intention des jeunes adultes du niveau collégial. L’OMPAC est un organisme sans but lucratif qui a été fondé en 1981 à titre de lieu de rencontre et d’échange pour les jeunes de l’hôpital Hôtel Dieu. Il procure depuis 2008 une téléformation par téléphone aux proches d’une personne atteinte du cancer, en collaboration avec le Réseau Entre-aidants.
Téléconférence
Le projet de l’OMPAC et du Cégep Marie-Victorin, qui fait l’objet d’un financement de 15 000 $ de la part du comité d’investissement communautaire du fournisseur de services de télécommunications Telus, aura recours à la téléconférence pour la prestation des séances de téléformation. Colette Coudé, la directrice générale de l’OMPAC, explique qu’une formation constituée de trois modules d’une heure sera donnée par téléphone en mode « un à plusieurs ». Les participants contacteront un numéro de téléphone à des jours et des heures précises afin d’écouter les propos qui seront livrés par des personnes-ressources qui spécialement formées à cet effet. « Le premier module traitera du cancer même et de ses impacts sur l’individu, le parent et sur le proche. Le deuxième module décrira des participants les outils qui sont à leur portée pour communiquer avec une personne qui a le cancer, alors que le troisième module expliquera comment aller chercher des ressources additionnelles », indique Mme Coudé. En complément à l’information fournie par téléphone, les participants consulteront de la documentation qui leur sera fournie sur papier ou dans un fichier en format PDF. Mme Coudé précise qu’une première séance de téléformation pourrait être réalisée avant la fin de la session d’hiver 2010 au Cégep Marie-Victorin. La première phase du projet aura une durée d’une année et demie, soit jusqu’à la fin de l’année scolaire 2010-2011. Elle ajoute que d’autres institutions collégiales ont manifesté leur intérêt envers l’offre de ce service à leurs étudiants… (suite de l’article)


