AMÉRIQUE DU SUD : Nouveaux accords de libre-échange : La Commission européenne bloque l’accès aux traitements contre le sida au Pérou et en Colombie - CRIMINALISATION : Canada, Suisse, Royaume-Uni : la jurisprudence et les associations - ÉTUDE : Lipodystrophie associée au VIH : la tésamoréline semble confirmer ses promesses - RECHERCHE : Une hormone secrétée par l’estomac pour combattre les pathologies hépatiques - L’ONUSIDA : agit pour donner aux femmes et aux filles les moyens de se protéger du VIH - RDC : Kinshasa : Les jeunes filles du quartier Badiadingi ont été sensibilisées au dépistage volontaire sur le VIH/Sida - SÉNÉGAL : Louga : 638 malades du sida sur 36.385 personnes dépistées en 3 ans - SÉNÉGAL : Dakar : Pour promouvoir la santé sexuelle : La jeunesse de la banlieue se mobilise contre sida - PHILIPPINES : Le sida prend ses aises - FRANCE : Régionales 2010 : Sida, gays, santé sexuelle ?… Les candidat-e-s en Ile-de-France répondent

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Publié en ligne : 2 mars 2010
2010 devait être l’année de l’accès aux médicaments pour tous et toutes. Or, moins de 40% des personnes vivant avec le VIH ont accès au traitement antirétroviral dont elles ont besoin. Les génériques, copies légales des médicaments brevetés, permettent de faire baisser le prix des traitements. À ce titre, ils sont reconnus par le droit international comme un outil indispensable de lutte contre une pandémie comme celle du VIH/sida.
C’est dans ce contexte que l’Europe multiplie les attaques pour empêcher la production et la mise sur le marché de médicaments génériques. De nouveaux accords de libre-échange, à nouveau négociés dans la plus grande opacité entre le Pérou, la Colombie et la Commission européenne, vont rendre encore plus difficiles les recours aux génériques pourtant prévus par le droit international, donc bloquer la diffusion de médicaments de même valeur, mais de moindre prix ; donc empêcher des malades d’avoir accès aux traitements qui sauveraient leur vie. Selon Intellectual Property Watch, ces accords prévoient par exemple que, la durée du data exclusivity [1] aille jusqu’à 5 ans. On estime que ce renforcement du système de propriété intellectuelle équivaudrait à faire augmenter les coûts pour le Pérou en achat de médicaments de 300 millions de dollars d’ici 2025.
Selon Bercy, ces accords avec le Pérou et la Colombie n’auraient pas encore été conclus. Si tel est le cas, il est urgent qu’ils soient dénoncés par la France, et combattus par les négociateurs français au sein de la Commission européenne.
Act Up-Paris dénonce ces accords et demande à la Commission européenne d’y renoncer.
Source : http://www.actupparis.org
CRIMINALISATION : Canada, Suisse, Royaume-Uni : la jurisprudence et les associations
Par Agnès Durmort, Crips (France) 02/03/10
Certains pays occidentaux plus que d’autres ont vu les actions en justice se multiplier pour statuer sur des cas de transmission ou d’exposition au risque de transmission du VIH. C’est naturellement dans ces pays aussi que le milieu associatif a développé un plaidoyer en réaction à ce genre de situations.
Ce dossier privilégiant les sources francophones, il met plus particulièrement en avant le cas du Canada, qui semble détenir le record de condamnations de ce type (plus de 90 personnes poursuivies, dont 70 condamnées), et celui de la Suisse, où des relations sexuelles non protégées, même sans transmission, exposent leur auteur à une condamnation, mais où les conclusions des travaux menés sous la direction du Pr Hirschel sur l’impact des traitements sur la réduction notable du risque de transmission du VIH a déjà commencé à influencer les tribunaux.
Canada
En février 2008, la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-Sida) publie sa position sur la criminalisation de la transmission et de l’exposition au risque de transmission du VIH (PDF, 52,8Ko).
En janvier 2009, le site de la Société canadienne du sida met en ligne un « Aide-mémoire pour entrevue média » rédigé par le Groupe de travail ontarien sur le droit pénal et l’exposition au VIH sur L’impact de la criminalisation sur l’épidémie du sida au Canada (PDF, 32Ko). Il dresse la liste des répercussions de ce genre de mesures sur les politiques publiques et sur la réponse de la santé publique à l’épidémie de VIH/sida en général, mais aussi plus particulièrement sur l’appareil judiciaire, les organismes communautaires, les personnes vivant avec le VIH/sida et le grand public, et il propose une série d’alternatives au recours au droit pénal… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
ÉTUDE : Lipodystrophie associée au VIH : la tésamoréline semble confirmer ses promesses
Rédigé le 3 mars 2010
En 2009, le laboratoire Theratechnologies a soumis une Demande de drogue nouvelle (NDA) [1] à la Food and Drug Administration des États-Unis afin d’obtenir l’homologation de la tésamoréline pour le traitement de l’excès de graisse abdominale chez les patients atteints de lipodystrophie associée au VIH. La revue scientifique JAIDS (Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes) a publié dans l’édition du 1er mars les résultats de la seconde étude de phase 3, pour l’évaluation de la tésamoréline dans cette indication thérapeutique.
La lipodystrophie associée au VIH
La lipodystrophie associée au VIH est une complication grave comportant des effets à long terme pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement homologué. Elle est caractérisée par des changements dans la composition corporelle comprenant notamment l’accumulation excessive de graisse viscérale. Certains patients peuvent aussi perdre de la graisse sous cutanée dans les extrémités (lipoatrophie), particulièrement au visage, aux membres et aux fesses. Elle s’accompagne d’anomalies métaboliques comme l’insulinorésistance et la dsylipidémie (taux élevés de cholestérol LDL et de triglycérides, taux faibles de cholestérol HDL). Ces changements dans la composition corporelle rendent les patients plus vulnérables aux affections cardiovasculaires ainsi qu’au diabète de type 2 et peuvent stigmatiser les patients infectés par le VIH et les inciter à ne pas adhérer à leur traitement antirétroviral.
En 2008, on estimait que parmi les 2 millions de patients infectés par le VIH (que l’infection ait été diagnostiquée ou non) en Amérique du Nord et en Europe, 285 000 d’entre eux souffraient de lipodystrophie associée au VIH. Theratechnologies a estimé que d’ici 2012 environ 380 000 patients qui bénéficient d’une thérapie antirétrovirale pourraient être atteints de lipodystrophie associée au VIH en Amérique du Nord et en Europe.
La tésamoréline
La tésamoréline est un analogue stabilisé du facteur de libération de l’hormone de croissance (GRF) qui induit la production et la sécrétion de l’hormone de croissance (GH) de façon spécifique et physiologique.
Elle possèderait plusieurs propriétés bénéfiques :
réduction de la graisse viscérale, sans affecter la graisse sous-cutanée et sans détériorer le contrôle glycémique (glucose dans le sang) ;
augmentation de la masse musculaire ;
amélioration du profil lipidique.
Elle présenterait un bon profil d’innocuité et comporterait moins d’effets secondaires que l’administration de l’hormone de croissance… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
RECHERCHE : Une hormone secrétée par l’estomac pour combattre les pathologies hépatiques
Cordis nouvelles
2010-03-01
Une équipe de chercheurs espagnols vient de découvrir les propriétés de guérison inhérentes à une hormone naturellement secrétée par l’estomac chez l’homme. Appelée ghréline, cette hormone réduit les risques de fibrose du foie, de stress oxydatif et d’inflammations, et prévient les troubles hépatiques graves. Les détails de l’étude ont été publiés dans Hepatology, une revue de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD, l’association américaine sur l’étude des pathologies hépatiques).
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) estime que plus de 2 milliards de personnes souffrent d’hépatite virale, une maladie du foie causée par plusieurs facteurs, et notamment l’alcool ou les infections. Les maladies hépatiques comprennent les hépatites virales (de type A, B et C), la cirrhose, et le carcinome hépatocellulaire (ou cancer du foie). Les patients atteints de pathologies hépatiques chroniques sont souvent menacé par la fibrose (la cicatrisation des tissus du foie), qui peut causer une insuffisance hépatique, et peut nécessiter une transplantation du foie. L’OMS explique qu’en 2005, près de 21 000 transplantations ont été réalisées, un chiffre relativement peu important si l’on considère le nombre de personnes en attente d’une greffe du foie dans le monde entier.
Le Dr Ramón Bataller, de l’équipe de la clinique hospitalière de Barcelone qui participe à l’étude, explique qu’il n’existe actuellement aucun traitement antifibrotique sur le marché contre les maladies hépatiques. « Notre objectif est de déterminer si la ghréline recombinante pourrait réguler la formation de tissus fibreux associés aux troubles hépatiques chroniques », déclare-t-il. La ghréline est secrétée dans l’estomac ; il s’agit d’une hormone de croissance essentielle dans la régulation de l’appétit. Des études antérieures avaient montré qu’elle jouait également un rôle de protection pour le pancréas, le coeur et l’appareil digestif, entre autres… (suite de l’article)
Source : http://cordis.europa.eu
L’ONUSIDA : agit pour donner aux femmes et aux filles les moyens de se protéger du VIH
2 mars 2010
L’ONU entend aider la société civile et les gouvernements à aborder les problèmes des inégalités entre les sexes et des violations des droits de l’homme, qui continuent à exposer davantage les femmes et les filles au risque d’infection par le VIH.
New York/Genève, le 2 mars 2010 – L’ONUSIDA, avec la participation d’Annie Lennox, artiste renommée et militante de la cause des femmes affectées par le VIH, vient de lancer l’Agenda pour l’intensification des mesures concernant les femmes, les filles, l’égalité entre les sexes et le VIH (2010–2014), un plan d’action élaboré pour aborder les problèmes des inégalités entre hommes et femmes et des violations des droits de l’homme, qui continuent à exposer davantage les femmes et les filles au risque d’infection par le VIH.
Ce plan d’action sur cinq ans a été lancé à l’occasion d’une réunion de haut niveau organisée dans le cadre de la 54e session de la Commission de la condition de la femme, qui se tiendra à New York jusqu’au 12 mars. Il demande au système des Nations Unies d’aider les gouvernements, la société civile et les partenaires du développement à renforcer les actions nationales visant à placer les femmes et les filles au centre de la riposte au sida, en s’assurant que leurs droits sont protégés. « La violence à l’égard des femmes est inacceptable et ne doit pas être tolérée », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « En privant les femmes de leur dignité, nous perdons l’occasion d’exploiter le potentiel de la moitié de l’humanité dans la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le développement. Les femmes et les filles ne sont pas des victimes, elles sont le moteur d’une transformation sociale. »… (suite de l’article)
Source : http://www.unaids.org
ELJIV NDAMUSO, 3 Mars 2010
Kinshasa — Les jeunes filles du quartier Badiadingi ont été sensibilisées au dépistage volontaire sur le Vih/Sida. C’était dimanche dernier. Connaître son état sérologique est une sécurité et garantie pour se protéger contre cette pandémie et se préserver de la contamination.
La jeune fille congolaise est victime de plusieurs formes de violences dans son milieu universitaire, professionnel, voir même familial. Elle devra les dénoncer afin que les auteurs de ces violences soient punis de leurs actes immoraux. À cet effet, la présidente des femmes de ce quartier, Mme Virginie Ngoy, a demandé à toutes les jeunes filles de se présenter à un centre hospitalier. « Ce dépistage est gratuit, et une prise en charge aux anti-rétroviraux est prévue aux personnes qui auront déjà contracté la maladie », a-t-elle souligné. Signalons en passant que le quartier Badiadingi est situé dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.
Source : http://fr.allafrica.com
SÉNÉGAL : Louga : 638 malades du sida sur 36.385 personnes dépistées en 3 ans
PON/SAB, 02/03/2010
Louga, 2 mars (APS) - Les acteurs de la santé ont dénombré 638 personnes porteuses du virus du sida sur les 36.385 qui ont été testées entre 2007 et 2009 dans les 24 sites de dépistage volontaire disséminés à l’hôpital et dans les centres et postes de santé de la région, a appris, mardi, le correspondant de l’APS.
Les responsables du volet sida de la région qui faisaient le bilan à mi-parcours à Louga du plan stratégique national de lutte contre la pandémie (2007-2011) ont estimé que le résultat de 36.385 personnes dépistées sur un objectif initial de 25.000 est une performance avérée de 143%. La répartition par département a fait ressortir que Linguère caracole en tête avec 205 personnes atteintes du sida sur les 3.235 dépistées, soit un taux de prévalence de 6,3%, suivi de Kébémer avec 49 malades sur 4.432 testés, soit 1% et enfin Louga (187 porteurs du virus sur 20.245 vérifiés, soit 0,9%).
Par ailleurs, sur cette même période de 2007 à 2009, le virus du sida a été décelé sur 91 femmes enceintes parmi les 18.615 qui avaient accepté de faire le test, soit un taux de séropositivité de 0,5%. Aussi 55 de ces femmes enceintes sont mises sous traitement antirétroviral (ARV) au même titre que 25 enfants de mères séropositives. Les tests ont été menés chez 5.873 femmes enceintes de Dahra (39 cas positifs, taux de prévalence de 0,6%), 1.545 femmes de Linguère (18 cas positifs, 1% de prévalence), 2.153 femmes de Darou Mouhty (8 cas positifs, 0,3% de prévalence), 3.926 femmes de Kébémer (14 cas positifs, 0,3%) et 5.118 femmes de Louga (12 positives, 0,2%).
Les acteurs de la santé de la région ont pointé du doigt l’insuffisance du personnel médical (30 médecins, 58 sages-femmes, 138 infirmiers, etc.) pour une population estimée à 809.999 personnes. Ces acteurs entendent pendre ces résultats à mi-parcours obtenus, apporter des mesures correctives si possible pour mieux baliser le chemin vers l’accès universel aux traitements et de la prise en charge, a indiqué le chargé du programme régional du comité national de lutte contre le sida, Louis Joseph Badji… (suite de l’article)
Source : http://www.aps.sn
Paule Kadja TRAORE
3 mars 2010
Le sida est un fléau qui touche des dizaines de millions d’individus en Afrique, causant la mort de nombreux jeunes Africains. Aussi en vue d’éradiquer ce fléau, le réseau des Jeunes Africains pour le développement (Jade) a décidé d’ouvrir un centre de conseil pour les jeunes de la banlieue dakaroise.
Le réseau des Jeunes Africains pour le développement (Jade) est engagé dans la lutte contre le sida. Pour pousser les jeunes à s’impliquer dans le combat contre l’avancée de ce fléau, il a offert un centre communautaire aux jeunes des Parcelles Assainies avec l’appui financier du Conseil de la jeunesse parisienne. Ce centre baptisé Kpote Kiosque sera, comme l’indique la présidente du Jade, Yandé Gaye, un lieu de rencontre, d’échanges et de partage des méthodes à adopter pour contrer l’épidémie du sida, mais aussi pour promouvoir la santé sexuelle. Il servira également de lieu où les jeunes pourront acquérir des connaissances de base sur le Vih/Sida et les infections sexuellement transmissibles (Ist) ainsi que sur les techniques de communication… (suite de l’article)
Source : http://www.walf.sn
PHILIPPINES : Le sida prend ses aises
03.03.2010
À la différence de ses voisins, l’archipel philippin a été relativement épargné par le sida. On y recenserait 8 300 séropositifs contre 260 000 en Indonésie ou 610 000 en Thaïlande. Mais les autorités ont enregistré, en 2009, une forte hausse du nombre de nouveaux cas, à savoir 835, contre 528 en 2008 et 342 en 2007, rapporte le quotidien singapourien The Straits Times . Les jeunes seraient les premiers touchés… (suite de l’article)
Source : http://www.courrierinternational.com
FRANCE : Régionales 2010 : Sida, gays, santé sexuelle ?… Les candidat-e-s en Ile-de-France répondent
Dossier réalisé par Alain Miguet et Julien Luzinier
mercredi 3 mars 2010
Que disent les candidat-e-s aux élections régionales dans le domaine de la lutte contre le sida ? Les réponses pouvant difficilement êtres trouvées dans les programmes (le mot sida apparaît une seule fois dans les propositions de Valérie Pécresse et Jean-Paul Huchon), Sida Info Service est allé leur poser la question.
Lorsque ceux-ci / celles-ci étaient indisponibles, un-e porte-parole a répondu. Parfois, comme pour Olivier Besancenot (NPA), notre demande est restée lettre morte, ce qui constitue une réponse symbolique à l’intérêt que portent certain-e-s candidat-e-s aux préoccupations des personnes séropositives et des acteurs de la lutte contre le sida dans le cadre de cette campagne.
Par nature, les élections régionales entraînant de multiples candidatures, nous avons dû limiter notre ambition à l’Ile-de-France. Ce choix n’est pas le fait du hasard. Près de la moitié des séropositifs sont pris en charge dans cette région* et les dernières enquêtes épidémiologiques fournissent des indications dramatiques sur certaines populations. En Ile-de-France, la proportion d’hommes contaminés par voie homosexuelle, par exemple, est passée de 22 % des découvertes de séropositivité en 2003 à 28 % en 2005 puis à 34 % en 2007**.
Sida Info Service a donc proposé aux têtes de listes en Ile-de-France de répondre à trois questions dans le cadre d’une courte interview vidéo... (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org


