RWANDA : Les infirmiers mobilisés pour accélérer l’accès aux ARV - CRIMINALISATION : Un panorama des principales ressources francophones - FRANCE : Vous êtes séropo ? Dites-le avec une clé USB - ÉTUDE : Lymphogranulomatose vénérienne génitale et infection à VIH - L’ONUSIDA : exhorte le Canada à garantir la tenue de l’engagement du G8 en matière d’accès universel - OUGANDA : Des activistes demandent le retrait d’un projet de loi anti-homosexualité - PATHOLOGIE : Infection à VIH et cancer colo-rectal : profiter du mois de mars pour se faire dépister ! - FRANCE : Pour un grand débat sur la tuberculose nationale - ENTREVUE : Eve Suzanne (Bénévole à SIS Paris), S’engager contre le sida : « Il s’agit d’écouter les gens avec attention. »

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RWANDA : Les infirmiers mobilisés pour accélérer l’accès aux ARV
mardi 02 mars 2010
KIGALI, 2 mars 2010 (PlusNews) - Les infirmiers rwandais seront bientôt autorisés à administrer aux patients séropositifs des antirétroviraux (ARV), traitements destinés à prolonger leur vie – une mesure qui, d’après les responsables du ministère de la Santé, accélèrera l’extension de l’accès aux ARV dans ce pays d’Afrique de l’Est.
« Le transfert des tâches réduira le nombre de cas nécessitant la présence d’un médecin, ce qui permettra de réduire le nombre de patients éligibles aux traitements qui n’ont pas démarré les ART parce qu’ils doivent attendre la visite du médecin », a dit à IRIN/PlusNews Aimable Mbituyumuremyi, de TRAC-Plus, le Centre de traitement et de recherche sur le sida, le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies à caractère épidémique.
Actuellement, pour démarrer un traitement ARV, il faut une consultation médicale et une prescription d’un médecin. Les infirmiers sont chargés du suivi régulier du patient et peuvent renouveler les ordonnances d’ARV existantes. Les médecins sont généralement basés dans les hôpitaux de district et effectuent des visites dans les centres de santé une fois par semaine. D’après des responsables de TRAC-Plus et du ministère de la Santé, le nouveau programme vise à former deux infirmiers dans chaque centre de santé offrant des services VIH. D’ici la fin du mois de mai, 600 infirmiers seront formés aux aspects théoriques et pratiques des prescriptions d’ARV. La formation sera suivie d’une période de tutorat de trois mois, pendant laquelle les médecins des hôpitaux de districts effectueront des visites de suivi dans chaque centre de santé, afin de guider les infirmiers dans la prise en charge des patients… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CRIMINALISATION : Un panorama des principales ressources francophones
Par Agnès Durmort, Crips (France), 01/03/10
La réflexion collective sur la pénalisation de la transmission du VIH s’est construite selon trois axes parallèles et complémentaires : le recensement des cas de jurisprudence et de légifération, la mise au point d’un argumentaire pour le plaidoyer, et l’émergence de recommandations internationales. Les documents et sites sélectionnées ici répondent tous à l’un, deux ou les trois de ces objectifs.
Onusida
En juin 2002, dans sa collection Meilleures pratiques, l’Onusida publie Droit pénal, santé publique et transmission du VIH : Etude des politiques possibles (PDF, 626Ko). Ce document de 56 pages propose une réflexion sur la question de savoir si le droit pénal et les poursuites judiciaires constituent une réponse adaptée de la société aux conduites débouchant sur une transmission ou un risque de transmission du VIH.
En avril 2005, le Global Network of People living with HIV (GNP+) et le Terrence Higgins Trust (THT) publient Criminalisation of HIV transmission in Europe : a rapid scan of the laws and rates of prosecution for HIV transmission within signatory states of the European Convention of human rights. Cette étude fournit les premiers résultats d’un projet soutenu par l’Onusida visant à évaluer dans quelle mesure les politiques mises en œuvre par les 45 pays signataires de la convention sur les droits humains sont conformes aux principes et obligations de ladite convention. À cet effet, elle recense les dispositions législatives utilisées pour poursuivre des individus accusés de transmission du VIH, le nombre de poursuites et de condamnations, le nombre et le profil des personnes poursuivies, les organisations locales travaillant sur ce sujet et les meilleurs moyens d’obtenir de l’information sur cette matière.
Le Canadien Ralph Jürgens, auteur du manuel Agir contre le VIH et le sida : guide pratique à l’intention des parlementaires (PDF, 800Ko) pour l’Onusida en 2007, réfute les arguments qui pourraient tenter ces derniers de voter des lois répressives dans un chapitre intitulé Objet de controverse : le délit de transmission et d’exposition au risque de transmission du VIH.
En août 2008, Politique générale : criminalisation de la transmission du VIH (PDF, 194Ko) alerte sur les limites de ce type de procédure et accorde un intérêt particulier à l’annonce de la séropositivité du patient à son ou ses partenaires, par le personnel de santé ou par le patient lui même. Il met aussi en garde contre la pénalisation de la transmission de la mère à l’enfant.
En mars 2009, Le Groupe de référence de l’ONUSIDA sur le VIH et les droits de l’homme, organe consultatif indépendant constitué en 2002, vient renforcer les documents publiés par l’ONUSIDA et le PNUD en 2008 avec la [Déclaration sur la criminalisation de l’exposition au VIH ou de sa transmission] (PDF, 303Ko) qui réaffirme la position selon laquelle la création de dispositions pénales spécifiques au VIH n’est généralement pas justifiée, les lois pénales générales suffisant le plus souvent à répondre aux cas de transmission avérée et réellement intentionnelle, seuls susceptibles de justifier un recours pénal. Il plaide en revanche pour que priorité soit accordée à des lois garantissant l’égal accès au droits des femmes, premières victimes potentielles des effets indésirables de telles dispositions pénales.
Une rubrique du site de l’Onusida est consacrée à la Criminalisation de la transmission du VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
FRANCE : Vous êtes séropo ? Dites-le avec une clé USB
Publié par Christophe Martet
27 février 2010
Stocker son dossier médical sur un support numérique, est-ce une bonne idée ? Pas sûr, répond la gauche, après le vote des parlementaires en commission d’une proposition de loi. L’Assemblée nationale a adopté le 24 février, en commission, une proposition de loi UMP pour une expérimentation du dossier médical sur clé USB sécurisée pour les patients atteints d’affections de longue durée (ALD).
EXPÉRIMENTATION JUSQU’À FIN 2012
Vous êtes séropositif, vous êtes atteint d’un cancer ou d’une autre maladie grave. Votre dossier médical sera maintenant sur clé USB, ou tout autre support numérique. Cette expérimentation est prévue pour durer jusqu’au 31 décembre 2012… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com
ÉTUDE : Lymphogranulomatose vénérienne génitale et infection à VIH
Rédigé le 2 mars 2010
Un article publié récemment dans les Annales de Dermatologie et de Vénéréologie fait le point sur la recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) observée depuis 2003–2004. Les descriptions de lésions génitales masculines dans le cadre de la lymphogranulomatose vénérienne sont rares et cette publication a le mérite de présenter une observation clinique.
Épidémiologie
La lymphogranulomatose vénérienne ou lymphogranuloma venerum ou maladie de Nicolas-Favre est une infection sexuellement transmise (IST) due aux bactéries "Chlamydia trachomatis" (CT) de sérotypes L1, L2, L2a et L3. La transmission de la LGV est le plus souvent observée lors de pénétrations anales, vaginales ou buccales non protégées. Actuellement la LGV se transmet majoritairement par pénétration anale non protégée chez les homosexuels.
Depuis 2003–2004, on assiste à une épidémie de rectites liées à la LGV à "Chlamydia trachomatis" de sérotype L2b chez des patients homosexuels masculins, en particulier infectés par le VIH, en Amérique du Nord et en Europe, y compris en France. Le sérovar L2b est à l’origine de tous les cas récents de lymphogranulomatose vénérienne. Observée pour la première fois à Amsterdam au début de l’épidémie, cette variante était également présente dans les années 1980 à San Francisco. La lymphogranulomatose vénérienne est devenue un thème préoccupant de santé publique. En effet, cette IST pourrait contribuer à favoriser la transmission du VIH et du virus de l’hépatite C, par atteinte de l’intégrité de la muqueuse ano-rectale. En 2007, l’Institut de veille sanitaire (InVs) recensait 171 cas de LGV en France… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
L’ONUSIDA : exhorte le Canada à garantir la tenue de l’engagement du G8 en matière d’accès universel
1 mars 2010
Un sommet mondial sur le VIH a été organisé par Life Sciences British Columbia, le Centre d’excellence de la Colombie-Britannique pour le VIH/sida et l’Université de la Colombie-Britannique (UCB) le 26 février sur fond de Jeux Olympiques d’hiver. Intitulée « L’impact de la science et des nouveautés dans le cadre d’une santé mondiale en constante évolution : le VIH et le sida – Un défi d’ampleur olympique » et soutenue par la Société internationale du sida, la manifestation a réuni des leaders mondiaux dans les domaines de la recherche, de la santé, des mesures novatrices et des politiques en matière de VIH. Il s’agissait d’échanger les points de vue marquants les plus récents sur les défis qui se posent dans un système de santé mondiale en pleine mutation.
Au cours d’un sommet international, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a exhorté le Premier Ministre canadien à faire en sorte que le G8 tienne son engagement relatif à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. « En tant qu’hôte de cette année, le Premier Ministre, M. Stephen Harper, peut établir un programme de travail ambitieux pour le Sommet du G8. » Il a poursuivi : « L’engagement du G8 en matière d’accès universel doit être rempli. Je vous en prie, faites en sorte que l’espoir de dizaines de millions de personnes de voir un jour se concrétiser l’accès universel ne se transforme pas en cauchemar universel. »… (suite de l’article)
Source : http://www.unaids.org
OUGANDA : Des activistes demandent le retrait d’un projet de loi anti-homosexualité
02/03/10
KAMPALA - Près de 500 activistes de la lutte contre le sida ont appelé lundi le parlement ougandais à rejeter une proposition de loi qui entend lutter contre la "promotion" de l’homosexualité, a-t-on constaté. Six de leurs représentants ont remis au président de l’Assemblée nationale, Edward Ssekandi, un document exigeant le retrait de ce projet polémique. "Cette loi ne vise pas à protéger la culture et les traditions, comme elle l’affirme. Au contraire, elle viole nos traditions, nos cultures et nos valeurs religieuses, en prônant l’intolérance, l’injustice, la haine et la violence", a expliqué l’un de ces activistes, le révérend Gideon Byamugisha.
Déposé en octobre dernier par un parlementaire ougandais, ce texte a suscité une vague de protestations internationales. Il se propose de durcir la législation en vigueur, qui considère l’homosexualité comme une activité criminelle en Ouganda, et est passible de la prison à perpétuité. Il prévoit notamment la peine de mort pour le viol d’un mineur par une personne du même sexe ou par un malade du sida. Le texte rendrait également délictuelle toute discussion publique sur l’homosexualité, et rendrait passible de poursuites un propriétaire qui louerait un logement à un homosexuel. Ce projet nous menace tous. Il menace la santé publique, la paix et le bien-être des Ougandais, et s’oppose à la constitution qui garantit contre toute discrimination (...)", a estimé un autre des signataires du document, Rubaramira Ruranga… (suite de l’article)
Source : http://www.portalangop.co
Rédigé le 1er mars 2010
Une mobilisation nationale contre le cancer colorectal est organisée durant tout le mois de mars pour inciter les français à participer davantage à la campagne de dépistage. Diagnostiqué tôt, ce type de cancer peut en effet être guéri dans plus de 9 cas sur 10. Le dépistage du cancer colorectal vise les personnes asymptomatiques âgées de 50 à 74 ans. Il est basé sur la réalisation tous les deux ans d’un test Hémoccult* au gaïac de détection de sang occulte dans les selles.
Épidémiologie
En France, le cancer colorectal s’impose comme un véritable enjeu de santé publique, avec en 2005 une incidence estimée de près de 37 500 nouveaux par an et 17 000 décès
En 2002 et 2005,
Vingt-trois départements ont progressivement mis en place un programme de dépistage organisé et ont invité par courrier les personnes entre 50 et 74 ans à réaliser un test Hémoccult® tous les deux ans.
Les résultats, issus des structures de gestion départementales et transmis au niveau national à l’Institut de veille sanitaire (InVs), ont permis d’observer :
un taux de participation de 42 % pour la première campagne. Le pourcentage de tests positifs était de 2,6 % (première campagne), 2,9 % quand, en deuxième campagne, les personnes réalisaient le test pour la première fois et 2,7 % pour la seconde fois ;
en première campagne, un cancer a été détecté chez 3 289 personnes et un adénome chez 10 884 personnes. Le taux d’adénomes détectés était de 7,8 ‰, celui des adénomes de plus de 1 cm de 3,8 ‰ et le taux de cancer de 2,2 ‰. Parmi les 2 504 cancers invasifs diagnostiqués, 23 % étaient de stade inconnu, 33 % étaient des cancers précoces (stade I), 18 % des personnes avaient un cancer de stade II, 18 % étaient de stade III (avec envahissement ganglionnaire) et 8 % des personnes présentaient un cancer métastasé (stade IV).
Ces premières données ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la participation à ce dépistage.
En 2008-2009,
Quatre-vingt-dix-huit départements ont mis en place le dépistage organisé pour inviter 16 millions d’hommes et de femmes.
L’année 2008 a marqué une nouvelle étape dans la lutte contre ce cancer avec la généralisation du programme de dépistage à l’ensemble du territoire national. Ce programme cible une population de 16 millions de personnes. Les résultats des 23 sites pilotes ont permis de reproduire la plupart des indicateurs de qualité et d’efficacité. Le déploiement du dispositif s’est fait par les structures de gestion départementales en charge du dépistage du cancer du sein. Le programme est encadré par des référentiels d’assurance qualité définissant les populations concernées et les modalités d’organisation du dépistage. Un programme national de formation a été réalisé à destination des nouveaux départements rejoignant le dispositif.
Le remplacement du test au gaïac utilisé dans le programme français par un test immunologique devrait intervenir dans les prochaines années. D’autres tests ou d’autres stratégies doivent être plus complètement évalués en population.
Signes cliniques
Cliniquement, les principaux signes d’appel d’un cancer colorectal sont les suivants :
troubles du transit (constipation ou diarrhées) ;
crises abdominales douloureuses ;
hémorragies ou présence de sang dans les selles plus ou moins rouge selon le siège de la lésion ;
anémie ferriprive d’étiologie indéterminée ;
augmentation du volume de l’abdomen ;
perte de poids inexpliquée ;
fatigue chronique.
Il existe trois groupes de risque face au cancer colorectal :
Les patients présentant un risque très élevé sont ceux ayant une prédisposition héréditaire de type polypose adénomateuse et syndrome de Lynch.
Les sujets à risque élevé sont ceux ayant un antécédent familial d’adénome avancé ou un antécédent personnel de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MIC) de type maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique.
Les personnes à risque moyen sont celles ne présentant aucun symptôme digestif et n’ayant aucun des antécédents personnels ou familiaux cités précédemment.
Tests de dépistage du cancer colorectal
Depuis fin 2008, le test de dépistage du cancer colorectal par recherche d’un saignement dans les selles est donc proposé gratuitement dans toute la France, tous les deux ans, aux plus de 50 ans. Il s’agit d’un test au gaïac. Simple, facilement acceptable par les patients, peu onéreux, sans danger, il présente les critères requis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour un dépistage organisé. Pratiquement, il consiste à prélever deux petits fragments de selles de la taille d’une lentille qu’il faut ensuite déposer sur une plaquette. Ce test doit être réalisé sur trois selles consécutives puis envoyé au centre de lecture.
Une coloscopie totale est proposée dans un second temps aux individus dépistés positifs pour établir un diagnostic.
Selon les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) rendues publiques dans son rapport de décembre 2008, le test au gaïac devrait être abandonné au profit de tests immunologiques. Deux tests immunologiques (Magstream® et OC-Sensor®) ont retenu l’attention de la HAS en termes de performance diagnostique, de balance bénéfices/risques et d’efficience. Les institutions compétentes devraient donc engager progressivement le processus de substitution des tests au gaïac par les tests immunologiques à lecture automatisée au sein du programme organisé de dépistage du cancer colorectal en France.
Infection à VIH et cancer colorectal
Les patients VIH+ vivent désormais plus longtemps depuis l’avénement des traitements combinés hautement actifs (HAART), avec comme conséquence le risque de développer un cancer non classant sida tel que l’adénocarcinome colique. Une étude menée aux États-Unis par l’équipe du Dr Patel entre 1992 et 2003 montre que l’incidence des cancers non classant sida, parmi les personnes infectées par le VIH, est plus élevée que dans la population générale. En ce qui concerne le cancer colorectal, celui-ci semble avoir une évolutivité plus rapide et un pronostic plus sombre chez les patients VIH +… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
FRANCE : Pour un grand débat sur la tuberculose nationale
Par Alain VOLNY-ANNE, publié le 1er mars 2010
L’an dernier, l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) signalait qu’en France les cas de tuberculose avaient augmenté de 5 % en 2007, comparativement à 2006, quand jusqu’alors ils avaient baissé ; et il incitait à une surveillance particulière des populations les plus exposées, dont les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Il ne nous semble pas qu’il y ait eu trop d’agitation là-dessus. Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé, très écoutée sur le thème porteur de prestige (flop !) du H1N1 par notre Ministre de la Santé, répète depuis plusieurs années “qu’un décès par tuberculose sur quatre est lié au VIH”. Mais au Ministère, à la radio, à la télé, chut ! À l’Élysée, conseillers qui savent et disent tout sur tout et Première Dame Ambassadrice du Fonds Global de lutte contre le sida, le paludisme et… la tuberculose… chut ! Surprise ? Non. “Populations les plus exposées à la tuberculose”, signifie principalement “migrants”, et à moins d’une envie vertigineuse d’un “grand” débat sur l’identité nationale, hypocritement annoncé comme non centré sur les immigrés (re-flop !), parler des migrants, et surtout de leur santé, revient pour nos autorités à jouer aux singes prétendument sages : rien vu, rien ouï, rien dit. Or une nouvelle étude nous dit que les nouveaux diagnostics de tuberculose chez les PVVIH en France ont doublé entre 1997 et 2008, et ajoute que les plus touchées parmi celles-ci sont les migrants (deux fois plus que les non migrants), qu’ils soient déjà suivis ou entrent dans les soins après un dépistage trop tardif du VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.actions-traitements.org
Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service
vendredi 26 février 2010
Sida Info Service (SIS) : Qu’est-ce qui vous a amené à vous investir dans une association de lutte contre le sida ?
Eve Suzanne (ES) : Dans le monde le sida tue toujours, et j’ai le sentiment d’une absence de volonté politique pour éradiquer la maladie et d’une dictature des grands laboratoires pharmaceutiques qui, par leur refus d’abandonner les brevets sur leurs molécules, condamnent de nombreux Africains séropositifs à la mort. En France, la pilule est remboursée alors que le préservatif qui protège contre les grossesses non désirées, le VIH et les IST, ne l’est pas. Il reste extrêmement cher et je pense tout particulièrement au préservatif féminin. Enfin, si aujourd’hui les porteurs du VIH peuvent vivre plus longtemps, leur existence est fragilisée par des décisions de plus en plus dures du gouvernement sur la Sécurité sociale ou l’hôpital public. Pour avoir assisté à des colloques réunissant des femmes séropositives, je sais qu’elles peinent pour bénéficier d’aides ou, quand elles en bénéficient, d’obtenir le maintien de ces aides. Ce sont tous ces manques et toutes ces injustices qui m’ont poussée à m’engager dans la lutte contre le sida dans le prolongement de mon engagement politique dans le Val-de-Marne… (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org


