Actualités VIH

Texte publié le mercredi 24 février 2010.

CANADA : Relations non protégées : De la prison pour un Ottavien séropositif - OPINION : L’exceptionnalisme du sida va t’il vers sa fin ? - ÉTATS-UNIS : La FDA met en garde contre la prise combinée de deux médicaments contre le sida - CANADA : Québec : «  Condom invisible  » un pas de plus vers l’égalité sexuelle - RECHERCHE : Nouvelle découverte de chercheurs tchèques et français contre le virus VIH - CANADA : Les libéraux réclament une enquête sur l’annulation de l’installation d’un centre de fabrication de vaccins contre le VIH - RDCONGO : La prise en charge psychosociale des PVVIHs bientôt réglementée au PNLS - ZIMBABWE : « Petite Maison, Grande Maison » bientôt à la télé - NIGERIA : Les jeunes séropositifs toujours stigmatisés - FRANCE : Act Up veut taxer Sanofi-Aventis - CROI 2010 : Nouveaux enjeux de recherche : La 17e CROI à San Francisco, troisième jour - CROI 2010 : Dispersion tous azimuts : La 17e CROI à San Francisco, quatrième jour

ottawa

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CANADA : Relations non protégées : De la prison pour un Ottavien séropositif

Mise à jour le mardi 23 février 2010

Un homme séropositif d’Ottawa a été condamné à deux ans et demi de prison, mardi, pour avoir délibérément omis de dire à sa partenaire sexuelle qu’il était porteur du VIH. Le juge Hugh Fraser de la Cour supérieure de l’Ontario a déclaré que Justin Bruneau avait mis en danger la vie de cette femme, dont l’identité ne peut être révélée. En rendant son jugement, le juge Fraser a affirmé que les crimes commis par l’accusé sont inexcusables. Justin Bruneau, âgé de 33 ans, a été reconnu coupable d’avoir eu au moins 80 relations sexuelles non protégées avec la victime pendant quatre mois sans lui dire qu’il était séropositif. La Couronne avait recommandé une peine de trois ans de prison dans cette affaire, même si la victime n’a jamais été infectée par le VIH… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

OPINION : L’exceptionnalisme du sida va t’il vers sa fin ?

Par Olivier-seronet - Posté le 23 février 2010

C’est un fait de l’histoire de la politique internationale de la lutte contre le sida. Cette maladie a fait l’objet d’un traitement particulier, dénommé "exceptionnalisme du sida" basé sur un respect spécifique des droits humains. Les débats actuels autour de l’accès universel au traitement risquent de remettre en cause cette approche.

L’exceptionnalisme du sida, mis en place dans les années 80, constituait une rupture "avec les stratégies interventionnistes traditionnelles en santé publique, en faveur d’une prévention basée sur la responsabilisation individuelle, plus respectueuse donc des libertés individuelles que ne le sont les techniques classiques du contrôle sanitaire des maladies infectieuses" comme l’a résumé la chercheuse Mélanie Heard dans un article de 2006*. L’exceptionnalisme du sida venait du fait de la stigmatisation des populations directement concernées et de l’absence de traitement efficace. Il tenait également à la mobilisation et à l’autonomisation (empowerment) des groupes concernés qui a notamment débouché sur une refonte complète des relations patients/médecins. Jonathan Mann a été le pionnier de cette école de pensée, en associant la prise en compte des droits humains et les impératifs de santé publique et en posant les questions d’éthique révélées par l’épidémie de VIH/sida : la responsabilité individuelle face à celle du groupe, l’affirmation de la séropositivité, etc. À ce moment, les politiques de dépistage volontaire avec conseil et le respect de la confidentialité se sont mis en place.

L’exceptionnalisme est désormais remis en cause sur deux points. Tout d’abord du fait de l’augmentation du nombre de procès pour transmission du VIH et la mise en place dans de nombreux pays (dont plusieurs pays d’Afrique) de lois criminalisant l’exposition au VIH et sa transmission et d’autre part, du fait de l’arrivée de traitements très puissants qui ont un impact sur l’épidémie… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

ÉTATS-UNIS : La FDA met en garde contre la prise combinée de deux médicaments contre le SIDA

AP, 23.02.2010

La prise combinée de deux médicaments utilisés dans la lutte contre le SIDA, l’Invirase et le Norvir, pourrait entraîner des troubles cardiaques, a averti mardi la FDA (Food and Drug administration), l’autorité sanitaire américaine.

Selon la FDA, les premiers résultats d’études montrent que la combinaison de l’Invirase du laboratoire Roche et du Norvir d’Abbott peut affecter l’activité électrique du coeur, et provoquer ainsi des troubles du rythme cardiaque… (suite de l’article)

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

CANADA : Québec : «  Condom invisible  » un pas de plus vers l’égalité sexuelle

Édition du 23.02.10

Par : Marianne Falardeau

L’équipe du Dr Michel G. Bergeron, de l’Université Laval, veille à l’élaboration d’un «  condom invisible  » depuis une quinzaine d’années. Ce gel vaginal destiné aux femmes a une portée sociale d’autant plus grande qu’il promet de permettre aux femmes du monde entier d’acquérir une plus grande égalité sexuelle. «  Pour deux personnes qui débutent un traitement antirétroviral, cinq autres [ contractent ] le VIH  », s’alarme le directeur général d’ONUSIDA, Michel Sidibé. L’organisme recense l’infection de 340 000 personnes par année par une ITS et note l’explosion du nombre d’individus vivant avec le VIH-Sida. En 2008, ils étaient plus de 33,4 millions à travers le monde à en être infectés. À cet égard, M. Sidibé soutient qu’il est plus que jamais nécessaire de concentrer les efforts sur la prévention.

Le «  condom invisible  » agit à la fois en tant que barrière physique empêchant l’entrée des microbes et en tant que barrière chimique pulvérisant ceux-ci. Un applicateur permet d’étendre uniformément le gel pour ainsi constituer une membrane imperméable sur les muqueuses ( vaginales et/ou rectales ). L’ingrédient secret  : le lauryl sulfate de sodium ( LSS ) qui, par son mode d’action, crée une barrière chimique en bloquant l’adhésion du VIH et d’autres agents infectieux aux récepteurs cellulaires des muqueuses, inactivant ainsi leur infectiosité.

La prochaine étape pour l’équipe de Michel G. Bergeron sera de tester l’efficacité microbicide lors des études de phase III qu’on prévoit mener auprès de 5000 patientes. Quant à l’aspect fondamental du produit – l’efficacité contraceptive –, on la mettra à l’épreuve lors d’une seconde étude de phase III effectuée avec la collaboration de 900 autres femmes. Le produit pourrait ainsi se retrouver sur le marché d’ici trois ou quatre ans, si tout se déroule bien. L’un des membres de l’équipe de recherche, le Dr Rabeea F. Omar, assure que le «  condom invisible  » aurait un taux de réussite semblable à celui du condom en latex lors d’un usage typique… (suite de l’article)

Source : http://impactcampus.qc.ca/

RECHERCHE : Nouvelle découverte de chercheurs tchèques et français contre le virus VIH

Jaroslava Gissübelová, 23-02-2010

Des virologues de l’Institut de génétique moléculaire de l’Académie des Sciences de Prague et leurs homologues de Marseille ont développé un moyen de réactiver le virus VIH, pratiquement indestructible et survivant dans les cellules en forme latente, et de l’éliminer d’une manière efficace. Le résultat de leurs recherches, pour l’instant théoriques mais qui ouvrent de nouvelles possibilités de traitement, a été publié dans la revue scientifique PLoS Pathogens.

Le caractère insidieux du virus du SIDA réside dans sa capacité à résister aux médicaments. Le virus est pratiquement indestructible puisque sa caractéristique est de s’intégrer à l’ADN du patient et de survivre dans les cellules et les chromosomes sous une forme inactive.

A l’heure actuelle, les patients sont traités par des antiviraux chimiques dont une partie importante a été développée dans les laboratoires du chercheur tchèque Antonín Holý. Le principe de ce traitement est de bloquer les enzymes du virus, et par la suite le développement de la maladie du SIDA, alors que le virus persiste dans le corps… (suite de l’article)

Source : http://www.radio.cz

CANADA : Les libéraux réclament une enquête sur l’annulation de l’installation d’un centre de fabrication de vaccins contre le VIH

Publiée le 23 février 2010

Au beau milieu d’allégations d’ingérence politique, une tierce partie indépendante doit enquêter sur la décision du gouvernement Harper d’annuler la construction d’un centre de fabrication du vaccin contre le VIH, ont déclaré les députés libéraux aujourd’hui. « Toute la procédure est très suspecte, a déclaré Carolyn Bennett, la porte-parole libérale responsable de la santé. Le gouvernement annule la construction, puis annule l’annulation, et annule une nouvelle fois un projet de 88 millions de dollars, sans explication valable. Le comportement du gouvernement fait en sorte qu’une enquête soit être effectuée par le vérificateur général du Canada ou par un comité parlementaire. » Le Premier ministre Stephen Harper avait annoncé l’installation d’un centre de fabrication, il y a trois ans, avec Bill Gates, dans le cadre d’un engagement commun pour la recherche d’un vaccin contre le sida.

Le gouvernement a permis à quatre concurrents de Québec, de London, de Winnipeg et de Peterborough de passer à la deuxième phase de la procédure au printemps dernier. La semaine dernière, une annonce parue sur un site du gouvernement disait que les conservateurs ne procéderaient pas à la construction du centre. Cette annonce a ensuite été retirée, sous prétexte qu’il s’agissait d’une « erreur administrative ». Le gouvernement a discrètement annulé de nouveau le projet de centre la semaine dernière sur un site Web, en affirmant « qu’aucun des candidats ne remplissait les critères préétablis » et « qu’il y avait actuellement une assez grande capacité de production de vaccins en Amérique du Nord et en Europe pour répondre aux besoins de la recherche ». (http://www.chvi-icvv.gc.ca/index-fr...)

La porte-parole libérale responsable de la santé publique, Kirsty Duncan, a dit que le gouvernement devait expliquer comment il a l’intention d’utiliser l’argent réservé pour ce projet maintenant que celui-ci est annulé. « Avec ou sans ce centre, nous avons toujours besoin de financer la recherche sur le VIH/SIDA, la prévention et les traitements, car ceux qui vivent avec cette maladie ont encore besoin de soutien et de services, a dit le Dr Duncan. Nous avons besoin de l’assurance de ce gouvernement que les dollars prévus pour le centre de vaccins soient investis dans la lutte contre le VIH/SIDA »… (suite de l’article)

Source : http://www.liberal.ca

RDCONGO : La prise en charge psychosociale des PVVIHs bientôt réglementée au PNLS

Kinshasa, 23/02/20

Hygin Mandiangu/MMC

Le Programme National de Lutte contre le sida (PNLS) élabore les documents normatifs permettant à améliorer la prise en charge des Personnes vivant avec le Vih/Sida (PVVIHS).

Le Programme National de Lutte contre le sida et les MST (PNLS) se trouve, depuis lundi 22 février au Centre catholique Nganda à Kinshasa, en atelier en vue d’élaborer et valider les documents normatifs dans la prise en charge psychosociales des Personnes vivant avec le Vih/Sida (PVVIHS). Pendant cinq jours, précisément du lundi 22 au jeudi 26 du mois en cours, les participants venus des 11 provinces de la Rdc, vont analyser, adopter et valider les documents normatifs de la prise en charge psychosociale des PVVIHS. Lesquels documents permettront d’améliorer la prise en charge globale des PVVIHS. Dans son mot de circonstance, le directeur du PNLS Dr A. Okengeyuma a précisé que ces assises vont permettre à son organisme de combler un très vieux déficit en rapport avec la normalisation et la standardisation de la prise en charge holistique des personnes infectées et affectées par le VIH en Rdc. Selon lui, « En Rdc, l’attention a été longtemps focalisée sur les aspects médicaux. Quant aux activités en rapport avec les aspects psycho-sociaux, celles-ci ont été souvent abandonnées entre les mains des partenaires et des communautés sans que le pays n’en définisse ni norme ni directives y afférentes ». Il a révélé que le PNLS a négocié et trouvé auprès l’Ong BMS l’appui financier et technique indispensable en vue de doter la Rdc les documents nécessaires pour la réglementation et la régulation de la prise en charge psychologique. A. Okengeyuma a par ailleurs précisé que cet atelier est la dernière étape de la partie d’un projet de 8 mois pour un montant de 296. 000 US que le PNLS a négocié avec le BMS pour pallier aux carences ressenties dans le domaine de la prise en charge psychosociale. « Le PNLS va soumettre à la critique des participants en vue de l’adoption et de validation, trois drafts de documents normatifs à savoir, les normes et directives, le guide du prestataire et le Manuel de formation dans le domaine de la Peps » a-t-il déclaré, tout en ajoutant que la deuxième étape consistera, une fois adopté et validé, en la reproduction et à la diffusion des trois documents à travers tout le pays… (suite de l’article)

Source : http://www.digitalcongo.net/

ZIMBABWE : « Petite Maison, Grande Maison » bientôt à la télé

mercredi 24 février 2010

HARARE, 23 février 2010 (PlusNews) - Un nouveau court-métrage zimbabwéen sur les partenariats sexuels multiples et concomitants (MCPs) ne dure que 24 minutes, mais ses producteurs espèrent que le message sera entendu pendant bien plus longtemps.

Le film, « Petite maison, grande maison », est l’offre la plus récente de OneLove Campaign, la Campagne Un Amour, qui travaille à réduire la prévalence du VIH et les MCPs dans dix pays d’Afrique australe. Le titre fait référence à l’expression familière « petite maison », utilisée pour désigner les relations sexuelles illicites à long terme au Zimbabwe. Le film a été produit par l’Action Institute for Environment, Health and Development Communication (ACTION), une organisation non-gouvernementale locale, en partenariat avec Soul City Institute for Health and Development Communication, une organisation non-gouvernementale sud-africaine, et le Conseil national de lutte contre le sida (NAC) du Zimbabwe. Les chaines de télévision en Afrique australe vont diffuser le film dans le cadre d’une série de dix films – un film pour chacun des pays visés par la campagne – soulignant les dangers des MCPs.

Les MCPs ont été identifiées à la fois par l’ONUSIDA et par les responsables régionaux comme l’un des vecteurs principaux de l’épidémie HIV en Afrique australe, tout comme l’utilisation des préservatifs et les faibles niveaux de circoncision masculine, et le Zimbabwe ne fait pas exception. Bien que le pays ait connu une baisse de la prévalence du HIV durant la dernière décennie, attribuée à la mortalité et au changement d’attitude, la prévalence du HIV demeure élevée, à environ 15 pour cent, selon l’ONUSIDA... (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

NIGERIA : Les jeunes séropositifs toujours stigmatisés

Salma Ahmad Kano

23 Février 2010

"Je n’aurai jamais rien à faire avec les femmes puisqu’on a découvert que j’avais une maladie mortelle". La façon dont Muhammad Jungudo (17 ans) a contracté le VIH n’est pas claire, mais il soupçonne que cela se soit produit chez un coiffeur local où les instruments utilisés sont rarement stérilisés. Et le fait de savoir la façon dont il a contracté le virus est important. Du moins pour la famille de Jungudo. Jungudo est peul. Les Peuls constituent une tribu importante dans le nord du Nigeria ; ils sont connus comme éleveurs de bétail et vivent dans des zones très reculées. Les Peuls sont également très traditionnels et ne permettent pas ce qu’ils considèrent comme un ’manque de moralité’ chez leurs jeunes. Il est bien connu que la tribu désapprouve des rapports sexuels avant le mariage, un principe qui fait partie de leurs enseignements islamiques.

"Ils pensaient tous que je l’ai contracté en couchant avec une femme".

Et pour cela, Jungudo a été renvoyé de la seule maison qu’il ait jamais connue et contraint à l’exil. Vivre dans les zones rurales a fait que les Peuls ne sont pas correctement informés du VIH/SIDA et de la façon dont le virus se transmet. Dans les régions éloignées au nord du Nigeria, il est communément admis que le VIH se contracte seulement par voie sexuelle.

"Mais je peux jurer que je n’ai jamais couché avec une femme de toute ma vie", insiste Jungudo.

Selon AVERT, une organisation caritative internationale sur le VIH/SIDA, le VIH au Nigeria est essentiellement transmis par voie sexuelle. Toutefois, 10 pour cent des nouvelles infections au VIH sont attribuées aux transfusions sanguines. Un agent de santé à l’Hôpital des maladies infectieuses de Kano, Malama Maryam Sani, a déclaré que, dans le nord du Nigeria, il est bien connu que des jeunes ont contracté le VIH à travers des coiffeurs locaux parce que les objets utilisés sont rarement stérilisés. Mais le manque de connaissances adéquates sur le VIH/SIDA a engendré beaucoup de mythes et d’idées fausses sur le virus au Nigeria.

Une enquête de 2008 sur l’Epidémie globale du SIDA, menée au Nigeria par l’Agence des Nations Unies pour le développement international et l’Organisation mondiale de la santé, a révélé que la peur et la stigmatisation, associées au VIH/SIDA comme étant "immoral", amènent souvent les personnes infectées par le VIH à être rejetées… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

FRANCE : Act Up veut taxer Sanofi-Aventis

Le 24 février 2010

Les bons résultats financiers de Sanofi-Aventis ont donné des idées à Act Up-Paris. Dans un communiqué, l’association note que "Sanofi-Aventis a annoncé le 11 février dernier un bénéfice record de 8,4 milliards d’euros pour l’année 2009. Le géant de l’industrie pharmaceutique se place ainsi juste derrière Total parmi les multinationales françaises qui ont le vent en poupe (…) L’affichage d’un tel bénéfice montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels : une telle marge serait impossible sinon. L’argumentation des compagnies pour justifier de brevets qui durent 20 ans et bloquent la concurrence des génériques est donc infondée : pour qui ne le croyait pas, Sanofi en offre elle-même la preuve (…) Les bénéfices de l’industrie pharmaceutique ne cessent de progresser, et pourtant, pour la plupart des personnes vivant avec le VIH dans le monde, il reste impossible de se soigner avec les molécules les plus récentes." Du coup, l’association enjoint Sanofi-Aventis a renoncé à l’ensemble de ses brevets et exige de la France "qu’elle ponctionne les indécents bénéfices de Sanofi-Aventis pour les reverser à la Sécurité Sociale" Plus d’infos sur http://www.actupparis.org

Source : http://www.seronet.info

CROI 2010 : Nouveaux enjeux de recherche : La 17e CROI à San Francisco, troisième jour

Publié en ligne : 19 février 2010

L’impression qui ressort de plus en plus de cette conférence est qu’elle se situe désormais pleinement dans une nouvelle ère de la recherche sur le sida. Après la longue époque des traitements antirétroviraux, des résistances, des effets secondaires et des complications, la dominante est maintenant pleinement à la suite de l’histoire : éradication, prévention, contrôle immunitaire et enjeux sociopolitiques occupent un terrain jadis relégué à quelques brèves interventions quelque peu ésotériques des éditions précédentes. Non pas que le quotidien des personnes vivant avec le VIH ne soit plus à l’ordre du jour, mais la recherche qui se doit d’anticiper, aborde maintenant le temps d’après où tout reste à découvrir.

Black is not beautiful

Il ne fait pas bon être noir aux États-Unis. C’est sans doute le résumé le plus simple de la remarquable présentation de Kimberly Smith (Université de Chicago) qui faisait l’ouverture de cette troisième journée de conférence. Un résumé qui semble presque aller de soi. Mais la chercheuse américaine a conduit les congressistes en majorité américains en face de leur réalité. Avec beaucoup de conviction mais aussi d’éléments de démonstration scientifique, elle a montré que si les séropositifs parmi les 12% de noirs américains représentent 48% des personnes vivant avec le VIH, c’est qu’il existe un contexte ayant conduit dans ce qui semble une impasse. L’inégalité de prise en charge, de retard au dépistage, d’entrée dans les traitements et même de mortalité traduisent bien celle de la discrimination dans la société nord américaine. L’épidémie chez les afro-américains est telle que dans certains endroits des États-Unis, la prévalence atteint et même dépasse celle des pays d’Afrique subsaharienne. Alors que les nombreuses études citées montrent qu’il n’y a pas de différence de principe avec la population blanche, c’est le contexte qui finit par être, pour les noirs, le principal facteur de risque. Face à cette situation, il n’existe pas de solution miracle. C’est pourquoi, la chercheuse propose des campagnes médiatiques, une meilleure éducation des jeunes, le développement du dépistage, l’utilisation précoce des traitements, voire des PrEP, en mettant l’accent particulièrement sur la population carcérale où les noirs sont fortement sur-représentés, « plus qu’en Afrique du sud à l’époque de l’apartheid », souligne-t-elle. En entendant ces propos, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la situation des migrants en Europe, en particulier en France. Un rappel cinglant des propos sans cesse tenus depuis le début de la pandémie sur le défi aux droits de l’Homme que représente la lutte contre le sida… (suite de l’article)

Source : http://www.actupparis.org

CROI 2010 : Dispersion tous azimuts : La 17e CROI à San Francisco, quatrième jour

Publié en ligne : 20 février 2010

Il est certain que l’intitulé de cette conférence parle de rétrovirus, pas forcément de VIH. Est-ce pour cela que nous avons eu droit, cette année à une plénière sur un nouveau venu, le XMRV ou xenotropic murine leukemia virus-related virus ? Il s’agit d’un nouveau rétrovirus auquel on attribue la responsabilité des cancers de la prostate. Comme une immense protestation des puristes du VIH, une coupure de courant est intervenue au moment de la première présentation orale sur le même sujet. Un complot des défenseurs de l’exception sida ? Ce serait oublier un autre virus, sujet du jour, qui ne nous laisse pas indifférents depuis un bon moment déjà, bien au contraire, l’hépatite C et son virus pas rétro du tout.

Hepatite C, frapper avant d’entrer ?

L’autre plénière du matin, nous la devons à un spécialiste mondialement connu de l’hépatite C, Charles Rice. Face au piétinement des solutions thérapeutiques s’adressant aux porteurs d’hépatite, ce chercheur de l’université Rockefeller à New-York nous a gratifié d’un topo approfondi sur ce que l’on sait des mécanismes d’entrée du virus de l’hépatite C dans leurs cibles de prédilection, les cellules hépatiques. C’est que ce mécanisme fait l’objet de toutes les recherches actuelles, d’une part parce qu’il est encore très mal connu, d’autre part, parce qu’il pourrait bien servir de cible thérapeutique pour prendre le relais des antiprotéases qui peinent à déboucher efficacement. Mais si tout n’est pas connu sur ce mécanisme, c’est bien parce qu’il est particulièrement complexe. Pour faire simple, le VHC profite de l’acquisition des lipoprotéines par les cellules hépatiques pour se glisser dans la porte, en quelque sorte. Mais il existe, semble-t-il, un autre mécanisme permettant au virus de passer d’une cellule hépatique à sa voisine dès lors qu’elles sont attachées l’une à l’autre. Ce n’est donc pas un mécanisme d’entrée qu’il faut cibler, mais deux ! D’où la difficulté. Malgré cela, bon nombre d’équipes sont sur la piste de possibles thérapies mais, pour l’instant encore, dans les tubes à essais de leurs laboratoires… (suite de l’article)

Source : http://www.actupparis.org

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 User : Dickbauch Ottawa, Ontario, Kanada. 23 August 2005



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