ÉTUDE : La trithérapie protège les femmes séropositives du cancer du col de l’utérus - L’ONU : presse les États d’améliorer l’accès au traitement contre le VIH/sida - FRANCE : L’allocation d’accompagnement en fin de vie adoptée - FRANCE : Loiret : Trouver un travail quand on est atteint du sida - AFRIQUE : Signes de progrès dans la lutte contre le sida - SÉNÉGAL : Région de Louga : Lutte contre le sida : Les collectivités locales mises devant leur responsabilité - SÉNÉGAL : Lutte contre le sida en milieu scolaire : Plus de 300 œuvres produites pour promouvoir le dépistage volontaire - BURKINA FASO : Campagne vidéo : Le préso féminin pour les HSH africains - LITUANIE : le Conseil de l’Europe critique les projets de loi criminalisant l’homosexualité - CROI 2010 : Débriefing sur l’épidémiologie et les prochaines molécules - CROI 2010 : Pas de bénéfices du nouvel anti-CCR5 : Vicriviroc - CROI 2010 : La lutte contre le VIH en son labyrinthe - CROI 2010 : La nouvelle donne américaine : La 17e CROI à San Francisco, premier jour - CROI 2010 : Il faut tout tester : La 17e CROI à San Francisco, deuxième jour - CANADA : Vancouver : Jeux Olympiques : Des athlètes bien protégé

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ÉTUDE : La trithérapie protège les femmes séropositives du cancer du col de l’utérus
Laurent Rossignol, mercredi 17 février 2010
Le traitement antirétroviral a une influence bénéfique sur le contrôle du virus HPV*, responsable de la plupart des cancers du col de l’utérus, selon une étude américaine datant de 2009 et récemment parue dans le Journal of Infectious Diseases.
Menée sur 2800 femmes séropositives et 973 séronégatives, cette étude a montré que la proportion de femmes VIH+ atteintes par un HPV oncogène (donc susceptible de provoquer un cancer) diminuait de 40 % après la mise sous traitement. Au-delà de ces guérisons, le traitement antirétroviral a aussi une action préventive contre le HPV puisque le nombre de nouveaux diagnostics diminuait en parallèle de 51 %... (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org
L’ONU : presse les États d’améliorer l’accès au traitement contre le VIH/sida
18 février 2010 – Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a lancé aujourd’hui un appel aux États pour qu’ils assurent l’accès universel à la prévention et au traitement du VIH/sida. « L’accès à la prévention du VIH/sida, au traitement, au soin et au soutien est une question d’équité. C’est un mouvement global et révolutionnaire qui sauve des millions de vies », a déclaré le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, lors d’une visite au Botswana. « Cependant les progrès ont été inégaux et nous avons donc besoin de faire le point sur ce qui a fonctionné ou non et de lier les futurs progrès nationaux aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) » a-t-il ajouté.
En 2006, les États membres des Nations Unies s’étaient engagés, par la signature d’une déclaration politique, à généraliser dès 2010 l’accès à la prévention et au traitement du VIH/sida… (suite de l’article)
Source : http://www.un.org
FRANCE : L’allocation d’accompagnement en fin de vie adoptée
Laurent Rossignol, vendredi 19 février 2010
L’allocation d’accompagnement en fin de vie a été adoptée par l’Assemblée nationale le 16 février 2010. Le texte voté prévoit le versement, pendant une durée maximale de 21 jours, d’une allocation journalière de 49 euros à une personne accompagnant à domicile une autre personne "en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause". Pour pouvoir en bénéficier, il faudra soit avoir interrompu son activité professionnelle, soit être en congé de solidarité familiale, et être parent, frère, sœur, personne vivant sous le même toit ou personne de confiance du / de la proche en fin de vie - ces personnes pouvant le cas échéant se partager l’allocation… (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org
FRANCE : Loiret : Trouver un travail quand on est atteint du sida
Marie Belhomme
Publié le 19 février 2010
L’association Hepsilo organise dans le Loiret des ateliers « emploi » pour les patients atteints du VIH et parfois aussi d’une hépatite. Un accompagnement matériel, psychologique et social qui n’est qu’un volet de sa mission.
Deuxième atelier « emploi » dans les locaux de l’hôpital Porte-Madeleine, à Orléans. Plusieurs personnes, atteintes du VIH et parfois aussi d’une hépatite, se sont données rendez-vous. Attablées, elles écoutent les conseils de l’animatrice engagée dans cette aide à la réinsertion professionnelle. C’est le cas de Manu. Séropositif depuis 2003, ce Giennois de 37 ans, qui était déjà en recherche d’emploi, témoigne : « J’ai eu encore plus de mal à retrouver un travail. J’avais beaucoup d’effets secondaires ». Il poursuit : « Je ne trouve que des CDD dans le télémarketing, tout ce que j’ai fait avant est loin et a été effacé... J’en ai marre de ces CDD à répétition. Je suis venu à ces ateliers pour trouver un travail fixe, peu importe le domaine d’activité. »… (suite de l’article)
Source : http://www.larep.com
AFRIQUE : Signes de progrès dans la lutte contre le sida
Michael Fleshman
18 Février 2010
Au Mozambique, un groupe théâtral mène dans les villages une action d’éducation sur le VIH/sida et sur d’autres questions de santé : les programmes de prévention contribuent à faire baisser le nombre de nouvelles infections par le VIH dans de nombreux pays africains...
Il a fallu attendre de longues années qui ont fait des centaines de milliers de morts, mais le 1er décembre, le Président sud-africain Jacob Zuma a pris la parole à Pretoria, la capitale, devant une foule enthousiaste et marqué la Journée mondiale de lutte contre le sida en promettant de "déployer tous les efforts, mobiliser toutes les ressources et utiliser toutes les compétences que notre pays possède" pour contrer les progrès de l’épidémie. Il est un moment dans la vie de toutes les nations où le seul choix est de se soumettre à l’ennemi ou de combattre, a déclaré l’ancien dirigeant du mouvement anti-apartheid. "Ce moment est venu dans notre lutte pour vaincre le sida... Nous ne nous soumettrons pas." C’était la deuxième fois en deux mois que M. Zuma prononçait un important discours sur le sujet du sida marquant ainsi, selon la plupart des observateurs, une rupture finale et bienvenue avec la politique et les déclarations controversées de son prédécesseur, Thabo Mbeki. Les doutes exprimés en public par M. Mbeki sur les causes de la maladie et l’innocuité des médicaments antirétroviraux qui ciblent le VIH, virus qui cause le sida, ainsi que sur leur efficacité thérapeutique, avaient contribué selon nombre d’observateurs à faire de l’Afrique du Sud le pays du monde possédant le plus grand nombre de personnes infectées.
M. Zuma a eu ses propres difficultés avec cette question ; il s’est exposé au ridicule avec ses commentaires de 2006 recommandant de prendre une douche après des rapports non protégés avec une femme séropositive et il a provoqué l’indignation des militants anti-sida. Mais le discours qu’il a prononcé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida a été renforcé par l’annonce qu’à partir d’avril 2010, les services de santé publique élargiraient leurs programmes de traitements antirétroviraux pour y inclure tous les enfants en bas âge séropositifs. Ces nouveaux engagements font suite à ceux qui avaient été pris quelques semaines auparavant de réduire de moitié le taux de nouvelles infections par le VIH et de fournir des traitements antirétroviraux à 80 % au moins des personnes les nécessitant. M. Zuma a demandé à tous les citoyens de se faire tester pour le virus et a promis de mener une "campagne de masse" pour mieux sensibiliser la population, encourager la prévention et combattre la stigmatisation et la discrimination qu’entraîne encore la maladie. Ces changements de substance et de ton dans les déclarations faites par M. Zuma au cours des sept mois qui se sont écoulés depuis son arrivée à la présidence "marquent une rupture fondamentale avec le passé," a déclaré au cours de la même manifestation Michel Sidibé, Directeur exécutif du programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).
Présent aux côtés du dirigeant sud-africain, le haut fonctionnaire des Nations Unies, un Malien qui est le premier Africain à diriger cette organisation, a affirmé que M. Zuma avait "mis fin à des années d’ambivalence officielle, appelant les citoyens à prendre la responsabilité de s’informer de leur statut sérologique, de réduire les risques qu’ils courent et de se faire traiter." Signalant la satisfaction avec laquelle la communauté internationale accueille cette spectaculaire réorientation de la politique du gouvernement sud-africain, M. Sidibé l’a salué comme "l’architecte de la fin de cette épidémie" et qualifié la réaction provoquée par ces annonces parmi les spécialistes de la maladie et les militants anti-sida "d’euphorique."
Enfin, de bonnes nouvelles
Cette nouvelle orientation est également une excellente nouvelle pour les 5,7 millions de Sud-Africains qui vivent actuellement avec cette infection, ainsi que pour un continent qui a peut être déjà perdu 20 millions de ses habitants à cause du sida, vu ses progrès de développement s’évaporer et qui compte aujourd’hui deux personnes infectées sur trois dans le monde. Mais les bonnes nouvelles ne se limitent pas à l’Afrique du Sud ; faisant le point dans un document publié fin novembre, ONUSIDA a souligné que le nombre de nouvelles infections pour toute l’Afrique subsaharienne avait baissé de 25 % depuis le milieu des années 1990, et que selon certains signes, l’épidémie avait atteint son niveau maximal en 1996. Selon ONUSIDA, cette baisse est principalement due au succès des programmes de prévention et d’éducation qui ont enfin commencé à changer les comportements des personnes exposées à des risques élevés, dont les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les travailleurs et travailleuses de l’industrie du sexe, les utilisateurs de drogues injectables et, particulièrement en Afrique, les jeunes femmes.
En Afrique du Sud par exemple, l’utilisation d’un préservatif pendant les premiers rapports sexuels a plus que doublé entre 2002 et 2008 pour s’établir à 64,8 %. Parmi les pays les plus affectés par l’épidémie, le Zimbabwe, la Zambie et la Tanzanie ont tous signalé une baisse régulière des taux de nouvelles infections. Dans le cas du Zimbabwe, ce taux baisse depuis dix ans sous l’influence des programmes de prévention et d’éducation qui ont convaincu les adultes sexuellement actifs de réduire les risques auxquels ils s’exposent et de diminuer le nombre de leurs partenaires. Michel Sidibé, Directeur exécutif d’ONUSIDA : En Afrique subsaharienne, le nombre de nouvelles infections et celui des décès causés par le sida diminuent grâce aux actions de prévention et à une plus large disponibilité des médicaments antirétroviraux. Le traitement destiné à prévenir l’infection à la naissance des nouveau-nés par leur mère séropositive a aussi eu des résultats probants. Selon ONUSIDA, le pourcentage de femmes qui reçoivent ce traitement a été multiplié par cinq entre 2004 et 2008 pour atteindre 45 %, ce qui a permis d’obtenir une forte baisse du nombre de bébés naissant avec le VIH. L’organisation estime que pour la seule année 2008, 400 000 nouvelles infections de ce genre ont été prévenues à travers le monde… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
Ousmane MBENGUE, 19 février 2010
Le niveau d’implication des collectivités locales dans la lutte contre le Sida est jugé faible dans la région de Louga. Les facteurs explicatifs identifiés ont été déclinés en actions prioritaires pour relever leur degré de participation pour l’atteinte des objectifs.
À l’occasion d’un atelier de deux jours, les représentants des collectivités locales ont bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de participation dans la lutte contre le Vih/Sida dans la région de Louga. Une rencontre régionale de plaidoyer a été organisée par le comité régional de lutte contre le Sida à l’intention des élus locaux. Du fait de leur faible implication dans le combat, les collectivités locales ont été amenées à identifier les contraintes et décliner des actions prioritaires. C’est ainsi que la rencontre a été sanctionnée par plusieurs recommandations. Parmi celles-ci, la nomination d’un représentant du Conseil régional dans le comité régional. « Le fait que la région n’ait pas occupée son siège en sa qualité de vice-président dans le comité depuis sa création, est révélateur du degré d’engagement encore faible des collectivités locales », soutient Moussa Sall du cabinet Africa Consultance international (Aci). Selon lui, cela dénote du manque d’engagement et d’appropriation de la lutte par les élus qui doivent reconnaître et assumer pleinement leur rôle et responsabilité. Il en est de même au niveau départemental et même au niveau de l’arrondissement, où les participants plaident pour la mise en place des comités locaux, l’élaboration de plans d’actions pour la prévention du Vih et également la prise en charge des personnes infectées… (suite de l’article)
Source : http://www.lesoleil.sn
Eugène KALY, 19 février 2010
Le Réseau africain de l’éducation pour la santé (Raes) et ses partenaires ont récompensé, le 10 février dernier, au Théâtre national Daniel Sorano de Dakar, les meilleures productions destinées à sensibiliser sur le Vih/Sida.
L’école est l’espace idéal pour la vulgarisation des comportements responsables. Plusieurs organisations telles que le Réseau africain de l’éducation pour la santé (Raes), l’Association sénégalaise pour le développement de la citoyenneté et le développement (Asprocide) et l’Ong Sida Service, avec l’appui d’Osiwa (Open society initiative for west africa), ont mis en place un projet de lutte contre le Sida en milieu scolaire. Le projet, qui sera étendu à l’échelle nationale, s’intitule : « Amélioration de la réponse au Vih/Sida en milieu scolaire par le dépistage volontaire, la promotion des droits humains et la communication ». Il a permis, selon Fara Diaw, coordinateur du Raes, d’initier des dizaines d’élèves et des pairs éducateurs des lycées Blaise Diagne, des Parcelles assainies et des Cours Sacré-Cœur de Dakar, aux techniques d’information, de communication et aux droits humains.
L’objectif de la formation est d’amener les jeunes à développer leurs propres contenus multimédias, a indiqué M. Diaw. Les élèves formés se sont constitués, sous l’encadrement des professeurs, comme points focaux en club dans chaque établissement-pilote, a précisé Idrissa Mbaye, chargé de l’audiovisuel au Raes. Car, au bout de la formation, les participants ont produit des messages de sensibilisation destinés aux jeunes en vue de promouvoir le dépistage volontaire et de lutter contre la stigmatisation et la discrimination des Personnes vivant avec le Vih/Sida… (suite de l’article)
Source : http://www.lesoleil.sn
BURKINA FASO : Campagne vidéo : Le préso féminin pour les HSH africains
Par Alain Miguet,17 février 2010
Une campagne vidéo de promotion du préservatif féminin pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est menée au Burkina Faso. Ce petit film disponible en 4 langues (mooré, dioula, anglais et français) peut être visionné sur Youtube.
En mai 2009, Sida Info Service a interrogé le sociologue Patrick Awondo sur la perception de l’homosexualité en Afrique. Lire ses réponses.
Source : http://blog.sida-info-service.org
LITUANIE : le Conseil de l’Europe critique les projets de loi criminalisant l’homosexualité
Mis en ligne le 18/02/2010
Le Conseil de l’Europe a critiqué mercredi les projets de loi en Lituanie qui font de l’homosexualité une infraction criminelle, dans deux courriers adressés par son Commissaire des droits de l’homme aux dirigeants lituaniens. Dans une lettre au Premier ministre de Lituanie Andrius Kubilius, le Commissaire Thomas Hammarberg (photo) se déclare inquiet des amendements au Code pénal et au Code administratif en discussion au Parlement, qui font de la "promotion des relations homosexuelles dans des lieux publics" une infraction criminelle passible d’amende ou d’arrestation. "S’ils sont adoptés, ces amendements interdiraient potentiellement une large gamme d’activités telles que des manifestations publiques, des discours et des événements sur les droits de l’homme des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres (LGBT) de même que les informations à propos ou destinées aux LGBT", souligne le Commissaire aux droits de l’homme… (suite de l’article)
Source : http://www.e-llico.com
CROI 2010 : Débriefing sur l’épidémiologie et les prochaines molécules
Par Bruno Spire et Emmanuel Trénado
Posté le 18 février 2010
Mercredi : Les sessions du matin commencent à 8 heures. Les congressistes venus d’Europe sont déjà debout depuis de longues heures ; le décalage horaire de neuf heures est difficile à surmonter, mais n’empêche pas l’intérêt porté aux premières présentations.
De huit heures à neuf heures, c’est la tradition, une immense salle est réservée pour les uniques présentations du matin. Des milliers de participants frigorifiés par une climatisation excessive écoutent bien sagement les deux experts présentant un état des lieux exhaustif des avancées dans des domaines très divers. Elain Abrams, de l’université de Columbia à New York City, a traité des avancées et des progrès restant à accomplir dans la prévention de la transmission verticale du VIH (de la mère à l’enfant). Elle a rappelé que les progrès accomplis dans ce domaine ont permis de prendre en charge 70 000 enfants en 2008 dont les mères ont eu accès aux services de santé adaptés. Cette même année, le VIH a infecté plus de deux millions d’enfants. Des progrès certes, mais largement insuffisants pour mettre un terme à l’épidémie de VIH/sida chez les enfants.
Autre orateur, Hans-Georg Kräusslich, de l’université de Heidelberg (Allemagne), a partagé les derniers résultats de ses travaux qui tentent d’expliquer les mécanismes moléculaires qui permettent aux virus d’assembler de nouveaux virus et de les expulser des cellules. Ces mécanismes mettent en œuvre des propriétés propres aux cellules et aux virus. Le virus utilise aussi la machinerie des cellules pour produire de nouveaux virus capables d’infecter de nouvelles cellules. La compréhension précise de toutes les étapes d’assemblage, de maturation et d’expulsion de nouveaux virus est indispensable pour la mise au point de nouvelles molécules chimiques pour combattre l’infection à VIH.
Quoi de neuf pour les antirétroviraux (ARV, médicaments anti-VIH) ?
Nous en reparlerons plus en détail dans une série de brèves qui seront bientôt en ligne sur le site, mais voici déjà un tour d’horizon. Onze présentations ont été sélectionnées pour une session consacrée aux nouveautés dans les antirétroviraux et pour partager sur les dernières avancées. La recherche dans la mise en point de nouveaux médicaments continue activement. Certains grands laboratoires à la traîne comme ViiV (une nouvelle firme pharmaceutique consacrée au VIH/sida créée par deux laboratoires : GSK et Pfizer) et B&I (Boehringer-Ingelheim) semblent se réveiller. C’est la mise au point d’un nouvel inhibiteur d’intégrase pour ViiV (le S/GSK139572) et la découverte de nouvelles entités chimiques empêchant la maturation des virus VIH pour Boehringer-Ingelheim. Ces nouveaux produits ne seront pas disponibles avant plusieurs années, mais les premiers résultats du nouveau médicament de ViiV semblent intéressants. En revanche, les inhibiteurs de maturation de B&I sont encore à des étapes trop précoces de développement pour qu’on puisse en tirer quelque chose.
Un prochain tout-en-un
Gilead, le laboratoire leader dans le VIH/sida avec Atripla et Truvada (voir les articles de Remaides consacrés à ces traitements), poursuit sa course effrénée à la mise au point de nouveaux médicaments au potentiel de blockbusters : des produits vedettes dont Gilead espère des revenus financiers de plusieurs milliards de dollars par an. La communication autour de la mise au point de la nouvelle trithérapie du futur en un comprimé par jour a frappé. Le présentateur des premiers résultats d’efficacité "survendait" délibérément ce que l’on connaît de cette trithérapie. Cette dernière arbore le petit nom de "Quad" parce qu’elle est composé de quatre médicaments : Truvada (ténofovir et emtracitabine), l’inhibiteur d’intégrase maison (elvitégravir) et le booster maison, le GS-9350, qui n’a pas d’efficacité anti-VIH proprement dite, mais permet une meilleure concentration d’elvitégravir dans le sang. Les premiers résultats chez quelques dizaines de volontaires séropositifs semblent encourageants et devraient permettre de préparer les grands essais d’enregistrement d’ici à la fin de l’année. En tout état de cause, le produit vedette du congrès ne devrait pas être mis sur le marché avant 2014. Bien entendu, "Quad" semble être mieux toléré qu’Atripla… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
CROI 2010 : Pas de bénéfices du nouvel anti-CCR5 : Vicriviroc
Le 19 février 2010
Vicriviroc est un nouvel antirétroviral de la famille des anti-CCR5 (dont fait partie maraviroc/ Celsentri). Même si de petites études ont déjà démontré son efficacité, les résultats d’une plus grande étude internationale présentée à la CROI laissent penser qu’il n’apporterait pas de bénéfices supplémentaires quand il est rajouté à un traitement classique chez des personnes présentant un virus résistant. Cette étude a concerné plus de 850 personnes séropositives avec un virus sensible aux anti-CCR5 (on parle de Tropisme CCR5) et résistant à d’autres antiretroviraux. Aucune différence n’a été démontrée entre le groupe qui a pris Vicriviroc en plus d’un traitement classique et le groupe qui n’a pas pris qu’un traitement classique. Pas de différence enregistrée non plus sur la tolérance. Cependant cette nouvelle molécule peut constituer une cartouche de plus dans l’arsenal thérapeutique disponible, surtout chez des personnes chez qui les options de traitement se réduisent à cause des résistances.
Source : http://www.seronet.info
CROI 2010 : La lutte contre le VIH en son labyrinthe
Par Gilles Pialoux, vih.org, 19/02/10
Le Pr Gilles Pialoux est à la CROI 2010, qui se tient cette année à San Francisco, du 16 au 19 février et coordonne le E-journal en direct de la CROI 2010 pour La Lettre de l’infectiologue. Mercredi, TASP (Treatment as prevention), le traitement comme moyen de prévention, a occupé les esprits. Jeudi, le labyrinthe comme figure emblématique, de la complexité dans la lutte contre le VIH.
Consulter Le E-journal en direct de la CROI 2010.
À J3 de la CROI, on n’en est plus à chercher les « scoops » mais bien plus à tenter de trouver le sens global de cette 17e CROI, sise cette année dans le berceau de la lutte communautaire contre le sida, San Francisco. Et chercher ce qu’il en restera, une fois rentré au bercail.
S’il en est un, de sens global, c’est Kenneth Mayer (# 63) qui l’a trouvé dans son overview au pas de la charge sur la Prophylaxie pré-exposition (PreP) et le Tasp : « Ni panacée ni boite de Pandore mais un labyrinth », a-t-il tranché en conclusion. Ou le labyrinthe comme figure emblématique, cette année, de la complexité dans la lutte contre le VIH. Labyrinthe des retours en arrière conceptuels(1), des fausses pistes thérapeutiques ou curatives, des suspicions de toxicité qui s’avèrent plus complexe que prédites(2), des neuro-haart qui peinent à emporter la conviction dans un lien éventuel à la survenue des troubles neurocognitifs (voir interview de J Gasnault)... Labyrinthe thérapeutique et préventif, aussi, qui justifie de nécessaires « solidarités » entre molécules, entre firmes pharmaceutiques, entre stratégies antirétrovirales et outils préventifs tellement la route est longue vers le « cure » de la CROI 1996 et le « prevent » de la CROI 2010… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
CROI 2010 : La nouvelle donne américaine : La 17e CROI à San Francisco, premier jour
Publié en ligne : 17 février 2010
Ce mardi 16 février s’ouvre la dix-septième conférence américaine sur le VIH/sida, la CROI, à l’ombre du Golden Gate. Le programme de la conférence ne laisse pas apparaître d’événement sensationnel ou d’annonce tonitruante mais plutôt une fiévreuse ambiance de travail. Comparé aux éditions précédentes, les journées se rallongent, de huit heures à dix-huit heures, même vingt heures pour ce jour d’ouverture. Dynamisme américain
4152 congressistes venus de 88 pays se pressent au Moscone Convention Center de San Francisco cette année avec, comme d’habitude, une écrasante majorité, 52% d’américains des Etats-Unis. Et pour cause, le président Obama ne vient-il pas d’annoncer qu’il mettait le sida dans les priorités de son agenda politique. Conséquence immédiate sur la plus studieuse des conférences sur le sida, les sessions du premier jour font la part belle à l’organisation de la recherche américaine : discussion sur l’amélioration de la méthodologie des domaines de recherche en pointe, réorganisation du programme PEPFAR (le programme d’urgence sur le sida de Georges Bush) en programme Obama, exposé du directeur de l’institut des maladies infectieuses sur le programme de recherche à venir.
Les activistes à l’honneur
La première session de la CROI est habituellement une session interactive proposée aux jeunes investigateurs. Le programme de cette session leur présente tous les sujets de recherche qui composent l’agenda du sida et les intervenants résument l’état des connaissances de leur discipline tout en indiquant les résultats présentés à la conférence. Mais cette année, une nouveauté attendait ces futurs chercheurs. En fin de session, Linda Dee inaugurait une présentation dédiée à la mémoire de Martin Delaney, un activiste américain mort du sida. Elle a proposé un tour d’horizon des relations entre activistes et chercheurs intitulée « l’engagement communautaire dans la recherche contre le sida : passé présent et avenir ». L’activiste américaine, membre du groupe ATAC (Aids treatment activists coalition) a retracé 25 ans d’activisme en collaboration avec la recherche et parfois aussi en conflits.
État des connaissances sur la transmission
En plénière d’ouverture, c’est George Shaw, chercheur de l’université d’Alabama, qui a eu l’honneur de la présentation à la mémoire de Bernard Fields. Spécialiste de la physiopathologie du VIH, il a passé en revue l’ensemble des connaissances sur la transmission du VIH et a mis en relation les données épidémiologiques sur le risque d’acquisition du VIH en fonction des modes de transmission avec le nombre de virus transmis. Il a ainsi fait observer que si, dans la plupart des cas, il n’y a qu’un virus transmis à l’origine de toute une lignée de virus mutant pour s’adapter à leur hôte, les contaminations par plusieurs virus sont d’autant plus fréquentes que le risque de transmission est élevé. Ainsi, la transmission d’un seul virus représente 80,60% des cas de transmission hétérosexuelle, 62% des cas de transmission dans les rapports sexuels entre hommes (il faut comprendre transmission anale) et 40% des cas de transmission chez les usagers de drogue (comprendre transmission par échange de seringue). Mais il observe aussi que dans la transmission hétérosexuelle, il doit exister d’autres facteurs limitant le risque car les données ne respectent pas les modèles statistiques… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org
CROI 2010 : Il faut tout tester : La 17e CROI à San Francisco, deuxième jour
Publié en ligne : 18 février 2010
Cette dix septième CROI n’est certes pas la conférence des annonces tonitruantes. Mais c’est une conférence très riche en résultats dans tous les domaines. Le dynamisme de la recherche américaine, boosté par les plans de développement qui se succèdent y est certainement pour beaucoup. Pour autant, la contribution étrangère et notamment européenne y est très nettement visible comme en témoigne la plénière de ce matin où Hans-Georg Kräusslich de l’université de Heidelberg (Allemagne) y a présenté les dernières avancées de son groupe sur l’assemblage et la maturation des virus. Mais il ne se discute pas que de la science fondamentale à San Francisco.
Les ministres et les politiques passent, les scientifiques restent
C’est par ces mots que le président de la conférence a présenté l’indéboulonnable et sémillant directeur de l’institut des maladies infectieuses américain, Antony Fauci, en place depuis 1984. Vedette de la recherche sur le sida depuis de nombreuses années, Antony Fauci est très à l’écoute des associatifs et activistes après avoir été leur cible privilégiée. Sa tâche en ouverture de la conférence est cette année des plus aisées : tracer les grandes lignes du programme de recherche publique américain. Quand cette allocution suit l’annonce il y a quelques jours du discours de Barrak Obama qui affirmait vouloir faire de la lutte contre le sida une de ses priorités, on imagine bien qu’il lui a suffi de dérouler ses rêves les plus fous pour caresser dans le sens du poil une audience toute réjouie. De la recherche clinique à la quête d’un vaccin, tout y est. Mais le directeur du NIAID a surtout insisté sur la nécessité urgente d’un impérieux travail sur la prévention et particulièrement sur le développement des outils de prévention, incluant des recherches plus audacieuses de l’utilisation des antirétroviraux en prévention dans toutes les directions. En l’écoutant, on se plait alors à rêver d’un état qui s’intéresse à la lutte contre le sida…
Ne pas oublier le C de PMTCT
En plénière, ce matin, Elaine Abrams (Ecole Mailman de santé publique de New-York) nous a brossé le tableau de la transmission mère-enfant et de sa prévention en mettant avant tout l’accent sur la question des enfants, le C de PMTCT, Prévention of mother to child transmission. Elle a non seulement mis en lumière les insuffisances des stratégies actuelles qui, lorsqu’elles échouent, transmettent le plus souvent les résistances des traitements utilisés aux enfants contaminés, mais elle a aussi parlé de l’insuffisance drastique à implémenter ces techniques améliorées là où elles sont le plus nécessaires, dans les pays à faible ressource où l’on trouve le plus de cas. La chercheuse a aussi souligné les récents résultats ayant montré qu’il faut traiter les nouveaux nés le plus tôt possible et a insisté sur une des questions les plus problématiques en la matière : la cruelle absence de formulation pédiatriques des antirétroviraux, un développement hélas totalement négligé par cupidité aveugle de la plupart des industriels de la pharmacie… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org
CANADA : Vancouver : Jeux Olympiques : Des athlètes bien protégé
TVA Nouvelles
Mise à jour : 18/02/2010
Les médailles ne sont pas les seuls objets circulaires que les athlètes s’arrachent à Vancouver : plusieurs dizaines de milliers de condoms y sont également distribués gratuitement. Au total, 100 000 préservatifs seront donnés pendant les Jeux olympiques, dont 30 000 au Village des athlètes. C’est donc une moyenne de quatorze condoms par sportif qui seront distribués. Cette initiative du Comité international olympique vise à passer un message de prévention et à contrer le VIH. Le grand nombre de condoms a toutefois de quoi impressionner… (suite de l’article)
Source : http://lcn.canoe.ca


