DISCRIMINATION : Entrée sur le territoire : Restriction pour les personnes VIH+ : un pays sur trois en Europe concerné - ÉTUDE : Des mutations du virus HIV émergent aux États Unis et en Europe créant de nouvelles résistances aux traitements contre le sida - CANADA : Oubliez l’usine de fabrication de vaccins anti-VIH - OPINION : Exclusif : “Hôpitaux d’Île-de France : déficits publics… de concertation” - FRANCE : Sida : La Cour des comptes recommande d’instaurer une réglementation sanitaire dans les établissements de rencontres sexuelles - ENTREVUE : Conférence : Hakima Himmiche, présidente de Casablanca 2010 - KENYA : Cours d’auto-défense pour grand-mères motivées - ENQUÊTE : Petites bites ! - SONDAGE : Moins d’un Français sur deux prêt à participer à un essai clinique.

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Par Aude Segond, Crips (France) 10/02/10
Dix sept des cinquante trois pays constituant la région Europe de l’OMS pratiquent peu ou prou des restrictions à l’entrée ou au séjour sur leur territoire des personnes séropositives pour le VIH. C’est la conclusion d’une étude, principalement réalisée à partir de la base de données Global database on HIV specific travel and residence restriction.
Dès 1987, l’OMS déterminait que les interdictions de voyage visant les personnes séropositives pour le VIH n’avaient aucun intérêt en termes de santé publique. Beaucoup de groupes internationaux s’opposent à ces mesures restrictives considérées comme des violations des droits de l’homme. Le travail de Lazarus et de ses collègues s’est appuyé sur la base de données de hivtravel.org, enrichie d’informations issues de l’OMS, d’organisations non gouvernementales et du Bureau américain des Affaires consulaires.
32% des pays
Dans dix-sept pays (32%), il existe d’une manière ou d’une autre des restrictions pour les voyageurs séropositifs ou de telles restrictions ne sont pas déterminées. L’Ouzbékistan est le seul pays qui refuse l’entrée aux personnes atteintes. Les règlements pratiqués en Géorgie ne sont pas connus. Onze pays ne délivrent pas de visa de séjour prolongé aux étrangers infectés par le VIH : l’Andorre, l’Arménie, Chypre, la Fédération de Russie, la Hongrie, le Kazakhstan, la Moldavie, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Parce qu’il n’existe pas d’association entre le refus d’accès au territoire pour les étrangers atteints et la protection des populations autochtones, les auteurs concluent que les gouvernements concernés devraient réviser leur législation sur les restrictions à la libre circulation des personnes atteintes et qu’en attendant, un effort commun est nécessaire pour attirer l’attention sur les discriminations et la stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH encore pratiquées en Europe, malgré les lois et les politiques antidiscriminatoires.
HIV related restrictions on entry, residence and stay in the WHO European Region : a survey (PDF, 172 Ko) / J. V. Lazarus et al. - Journal of the International AIDS Society, vol. 13 n° 2, 15 janvier 2010. - Doi:10.1186/1758-2652-13-2. - 21 p.
Source : http://www.vih.org/
Le 10 février
Des souches mutantes du virus HIV, résistantes aux traitements émergent aux États-Unis et en Europe menaçant les efforts pour rendre les traitements plus accessibles dans les pays sous développés. 60% des souches résistantes aux traitements pour l’infection au HIV se répandent à San Francisco, New York et Londres, selon les chercheurs de l’université de Californie. Les souches mutantes se répandent déjà en Afrique du Sud ou l’accès aux antiviraux se limite souvent à une seule classe thérapeutique. Selon le Dr Sally Blower, Professeur de biologie mathématique, les nouvelles souches résistantes sont une menace mondiale en terme de santé publique et remette en cause la stratégie de l’OMS dans les pays en voie de développement.
Cette stratégie fondée sur le dépistage et le traitement rapide des populations pour enrayer la propagation de l’infection ne tient pas compte des mutations et des résistances. L’OMS a répertorié 33,4 millions de personnes infectés par le sida dans le monde. Selon l’étude publiée dans la revue Science, 13 % des personnes nouvellement infectées sont des souches résistantes aux traitements comme Sustiva de Bristol Myers Squibb ou Viramune de Boehringer Ingelheim. L’étude a été subventionnée par la National Institute of Allergy and Infectious Diseases.
Par A Bless
d’après Science, Bloomberg et une analyse Pharmactua… (suite de l’article)
Source : http://www.pharmactua.com/
CANADA : Oubliez l’usine de fabrication de vaccins anti-VIH
Le 09 février 2010
Le premier ministre Stephen Harper semble avoir discrètement annulé son plan de financer la construction d’une usine de production de vaccins contre le VIH, un projet de 88 millions de dollars. La semaine dernière, trois des quatre soumissionnaires, deux en Ontario et un au Manitoba, ont confirmé que l’Agence de la santé publique a refusé leur projet. L’Université Laval à Québec, qui a aussi participé à l’appel d’offre, n’a pas divulgué la décision rendue par l’agence fédérale. On ne peut que spéculer sur les motivations derrière cette probable décision, puisqu’à ce jour aucun porte-parole du gouvernement n’a officiellement commenté l’affaire. L’annonce de la construction de l’usine avait pourtant été faite en grande pompe par le premier ministre en 2007, dans le cadre de l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH. Plusieurs organismes communautaires avaient d’ailleurs dénoncé qu’une partie des fonds de l’Initiative provenaient en fait d’autres enveloppes budgétaires liées à la lutte contre le VIH/sida et qu’une telle usine ne servirait à rien étant donné qu’il n’existe à ce jour aucun vaccin efficace contre le VIH.
Source : http://www.seronet.info/
OPINION : Exclusif : “Hôpitaux d’Île-de France : déficits publics… de concertation”
par Bruno Spire, président de Aides
9 février 2010
Dans une tribune exclusive pour Yagg, Bruno Spire, président de Aides, critique la façon dont est conduite la politique de réorganisation des hôpitaux en Île-de-France et explique pourquoi les personnes vivant avec le VIH ne doivent pas faire les frais des projets en cours. Les personnes vivant avec le VIH ne devront pas être la variable d’ajustement des politiques de réorganisation hospitalière. Bruno Spire, président de Aides, la principale association de lutte contre le sida, réaffirme que toute forme de restructuration profonde de la prise en charge ne peut être envisagée qu’en accord et dans l’intérêt des malades, pas dans leur dos. La continuité d’une prise en charge globale de qualité et d’une offre de soin adaptée aux besoins des personnes séropositives sont les conditions minimales de toute réforme, qui doit associer la voix associative aux visées stratégiques actuellement en train de se préparer à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris.
Une ambiance délétère et opaque
Être contraint de changer d’hôpital, devoir changer de médecin, peut-être… voir en tout cas sa prise en charge médicale modifiée (sans assurance que ce soit pour le meilleur), c’est ce qui va très probablement être le lot d’une personne séropositive sur deux suivies dans notre pays. On pourrait imaginer que, devant une telle révolution, tout le monde ait été consulté et les personnes touchées au premier chef. C’est exactement l’inverse. On découvre jour après jour, par des sources multiples, un flot de rumeurs avec, ces derniers mois, des annonces de projets de fusions ou de suppressions de services VIH. Ceux-ci seraient parfois finalisés, parfois non, mais toujours concoctés dans l’opacité la plus complète et au mépris de l’information et de l’avis des premiers intéressés : les personnes malades. Une chose est sûre : le paysage de la prise en charge du VIH/sida et des hépatites dans les hôpitaux publics franciliens va être durablement bouleversé… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com/
10 février 2010
Une politique publique “insuffisamment active”, des dépenses consacrées à la prévention et au dépistage “marginales au regard de celles liées à la prise en charge sanitaire” : dans un chapitre de 33 pages que son rapport annuel (en ligne ici) consacre à la politique de lutte contre le VIH-sida, la Cour des comptes n’est pas tendre avec les pouvoirs publics. Celle-ci épingle une mauvaise utilisation des fonds publics en matière de dépistage et de prévention, qui ne représentent que 5% des sommes consacrées à la prise en charge sanitaire.
FAIBLESSE DU PILOTAGE AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ
Face aux impulsions des nombreux acteurs institutionnels de la lutte contre le sida, le ministère de la Santé est, selon le rapport, dans une position réactive plutôt que dans une démarche d’impulsion. En clair, il y a une faiblesse du pilotage du côté de l’avenue de Ségur. La Cour explique ainsi que le ministère de la santé ne fait pas le poids face aux autres ministères concernés par l’effort de prévention que sont l’Éducation nationale, l’Intérieur et la Justice. Dans le dialogue avec les associations, “le ministère de la Santé peine à affirmer une stratégie de santé publique autonome”. “Parfois, le ministère de la Santé paraît plus jouer le rôle d’un arbitre des débats entre associations, que celui d’un décideur d’orientations publiques”. Le rapport critique aussi l’absence de plan national spécifique en direction des homosexuels et plus grave, pointe que “les plans régionaux de santé publique (PRSP) des neuf régions prioritaires au regard des données épidémiologiques comportent tous des volets relatifs au VIH/sida, les PRSP de dix régions, dont quatre régions prioritaires (Rhône Alpes, Languedoc Roussillon, Guadeloupe et Guyane) ne prévoient pas expressément d’actions en direction des homosexuels”… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com/
ENTREVUE : Conférence : Hakima Himmiche, présidente de Casablanca 2010
Par Charles Roncier, vih.org 09/02/10
Du 28 au 31 mars prochain se tiendra à Casablanca la conférence francophone VIH/sida 2010. Sa présidente, le professeur Hakima Himmiche, également présidente de l’Association de lutte contre le sida (ALCS, Maroc), a accepté de nous présenter en quelques mots ce rendez-vous. Vih.org sera présent sur place. Toutes les informations et les mises à jour sur la conférence : www.vih.org/casablanca2010 ... (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
KENYA : Cours d’auto-défense pour grand-mères motivées
NAIROBI, 9 février 2010 (PlusNews) - Dans une salle communautaire de Korogocho, un bidonville de Nairobi, la capitale kényane, un instructeur met ses élèves à l’épreuve. Contrairement à d’habitude, celles-ci ne sont pas des fanatiques de fitness, mais un groupe de femmes âgées venues apprendre des techniques d’auto-défense.
I’m Worth Defending (IWD) – littéralement « Je mérite d’être défendue » –, propose des cours d’auto-défense à des élèves, à de jeunes hommes et femmes, et depuis peu, à des femmes âgées à Korogocho et dans d’autres bidonvilles de Nairobi. Frida Wambui*, 60 ans est l’une de ces femmes. Il y a deux ans, trois hommes ivres se sont introduits chez elle au milieu de la nuit et l’ont brutalement violée. « Ils savaient que je vivais seule… ils ont cassé la porte, sont entrés, et m’ont bandé les yeux avec une couverture, puis ils m’ont violée… et ils m’ont laissée là, couchée sur le sol », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews. « Je n’arrive pas à croire que des hommes assez jeunes pour être mes petits-enfants aient pu me faire ça ». « Quand j’ai entendu qu’ici on apprenait aux femmes à battre les violeurs, j’ai décidé de venir apprendre », a-t-elle ajouté. « Maintenant je sais que si quelqu’un veut me violer, je lui met un coup de poing dans les yeux et je fais un bruit ». Nairobi présente l’un des pires taux de criminalité en Afrique, et la violence sexuelle y est répandue. Dans un endroit tel que Korogocho, où le chômage, l’abus d’alcool et de drogues illégales sont choses courantes, ces crimes sont encore plus fréquents. L’Hôpital pour femmes de Nairobi, qui abrite le plus grand centre dédié aux violences liées au genre dans le pays, traite environ 230 cas de violence sexuelle par mois – la survivante la plus âgée avait 105 ans. « Quand il s’agit de viol, je suis ma seule défenseuse », a dit Veronica Njeri, 65 ans, une autre élève du cours. « Ici, dans les bidonvilles, les gens se comportent comme s’il n’y avait pas de loi »… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Le 08 février 2010
Une étude allemande sur la taille du sexe indique que les Français arrivent en tête du classement, suivis par les Suédois et les Estoniens. C’est un Institut qui travaille sur la taille du sexe des hommes dans l’Union Européenne qui l’affirme, preuve à l’appui. Les Français arrivent en tête du classement, avec un pénis d’une longueur de 15,48 cm et une circonférence de 13,63 cm. Suivent sur le podium, les Suédois avec respectivement 15,36 cm et 12,78 cm, les Estoniens avec 15,17 cm et 12,54 cm. Si les Français peuvent se vanter d’être les mieux membrés de l’Union, les Grecs risquent d’être déçus d’arriver les "petits" derniers du classement. Cette étude a été réalisée en 2008 auprès de 10 447 hommes dans les 25 pays de l’Union. L’objectif de ces recherches n’était pas de mettre en compétition les uns ou des autres mais de trouver le préservatif le plus adapté à la morphologie de chacun. Plus d’infos (en allemand) sur le site de l’Institut für Kondom-Beratung
Source : http://www.seronet.info/
SONDAGE : Moins d’un Français sur deux prêt à participer à un essai clinique
(AFP) – Il y a 5 heures
PARIS — Moins d’un Français sur deux (46%) se dit disposé à participer à un essai clinique, selon un sondage Ifop pour l’Institut Lilly publié mardi.
Une très grande majorité des personnes interrogées (94%) estime que les essais cliniques "sont indispensables pour garantir la fiabilité des médicaments", et 74% jugent qu’ils "sont suffisamment encadrés". Néanmoins, 61% estiment qu’ils "comportent trop de risques pour les patients". Les connaissances des Français apparaissent limitées sur plusieurs points : ainsi à peine un quart d’entre eux sait que les essais cliniques sont pratiqués exclusivement sur des êtres humains. 70% des personnes interrogées déclarent à tort que les essais sur les enfants et adolescents sont interdits. La durée des essais avant la commercialisation d’un médicament est également largement sous-estimée : 77% des Français évaluent cette phase à 3 ans ou moins, alors que la réalité est plus proche de 10 années. Enfin, le cancer constitue la première maladie sur laquelle les Français souhaitent que le recherche et les essais cliniques se concentrent. 74% la citent, contre 34% pour le sida et 36% pour la maladie d’Alzheimer… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com/


