Actualités VIH

Texte publié le mardi 9 février 2010.

RECHERCHE : Une étude française en faveur du traitement anti-VIH intermittent - ÉTUDES : Interruptions brèves de traitement : Fallait oser - FRANCE : Bilan 2009 des traitements de l’infection à VIH/sida - SANTÉ CANADA : PREZISTA(R)* est maintenant approuvé dans le cadre d’un traitement d’association chez les enfants âgés de six ans et plus infectés par le VIH - FRANCE : Le retour en grâce de l’héroïne - OMS : s’adresse aux professionnels de santé concernant les mutilations sexuelles féminines - MAURITANIE : Guidimakha : Trois personnes mortes depuis l’arrêt de la prise en charge des malades du VIH-sida - CÔTE D’IVOIRE : Lutte contre le sida : signature d’une convention avec la France - KENYA : Pour de lourdes peines pour les délinquants sexuels - GABON : l’Unicef ouvre deux centres d’information pour jeunes sur le sida

hopital gaches

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RECHERCHE : Une étude française en faveur du traitement anti-VIH intermittent

Rédigé le 9 février 2010

Une équipe de chercheurs français a évalué l’efficacité de prises intermittentes d’antirétroviraux. Des cycles courts et répétés d’antiviraux pourraient représenter une alternative pertinente à la prise quotidienne, permettant de conserver une charge virale indétectable et d’accroître le nombre des CD4. L’objectif principal de l’essai était de comparer pendant au moins deux ans (96 semaines) l’efficacité propre de deux stratégies thérapeutiques : l’une maintenant un ou des traitements antiviraux combinés et continus sept jours sur sept ; l’autre réduisant le ou les traitements antiviraux combinés à seulement quatre ou cinq jours de prises consécutives par semaine.

L’étude

Elle a été conduite chez 48 patients pendant 3 ans et demi par l’équipe de l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches. Les 48 patients de l’étude étaient traités de manière continue par traitement HAART (traitement antirétroviral hautement efficace) et avaient une virémie de moins de 50 copies par ml. Dans le groupe d’étude, 39 patients ont ensuite adopté un régime de 5 jours de traitement par semaine puis, après confirmation de l’indétectabilité de la charge virale, 4 jours par semaine puis 3 jours. Certains (12) ont même réduit leur traitement à 2 jours sur 7.

Les résultats

Tous les patients ayant les schémas de 5, 4 et 3 jours par semaine ont gardé une virémie indétectable. Les six patients en échec ont repris un traitement 7 sur 7, et la charge virale est redevenue indétectable. Le nombre des CD4 a augmenté en nombre absolu et en pourcentage dans tous les groupes de traitements intermittents… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

ÉTUDES : Interruptions brèves de traitement : Fallait oser

Par Bernard Hirschel, Genève (Suisse)

08/02/10

Bernard Hirschel a accepté de commenter pour Vih.org la question des interruptions brèves de traitement, suite à la publication de l’article de Jacques Leibowitch sur le sujet.

Quand apparut la trithérapie en 1996, les médecins et malades ont acquis des réflexes : « Frapper fort pour éviter des résistances » ; « Virémie supprimée= traitement continu= succès durable » ; « Une bonne adhérence thérapeutique c’est prendre plus de 95 pour cent des doses prescrites ; si non, l’échec est programmé ». Ce maximalisme thérapeutique fut encore renforcé quand l’étude SMART montra que le traitement intermittent était une fausse bonne idée.

Mais il y a divers types de traitement intermittent. Dans l’étude SMART, le traitement fut arrêté pendant plusieurs mois et la virémie remonta, jusqu’à ce que le compte des lymphocytes CD4 diminue en dessous de 250 par microL. Ce que propose Jacques Leibowitch est différent : Des interruptions brèves qui ne permettent pas au virus de redevenir détectable. Les 48 patients de l’étude étaient donc tous traités de manière continue et avaient une virémie de moins de 50 copies par ml. 39/48 ont ensuite adopté un régime de 5 jours de traitement par semaine, 35 gardant une virémie indétectable. 12 sont allés encore plus loin, réduisant leur traitement à 2 jours sur 7, et 10/12 ont gardé une virémie indétectable. Les six patients en échec ont repris un traitement 7 sur 7, et la virémie fut de nouveau supprimée… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

FRANCE : Bilan 2009 des traitements de l’infection à VIH/sida

Rédigé le 9 février 2010

L’équipe du laboratoire de virologie de l’université Paris Descartes à Paris a fait le point sur les traitements actuellement disponibles pour combattre l’infection à VIH/sida. Cette publication parue dans la revue "Les Annales Pharmaceutiques Françaises" montre l’impact qu’à eu cette épidémie sur le développement de nouveaux outils dans le domaine de la virologie moléculaire.

Le 20 mai 1983, dans un article publié dans la revue américaine “Science,” une équipe de médecins et de chercheurs de l’Institut Pasteur (Paris), dirigée par le professeur Luc Montagnier, décrit un nouveau virus, différent des virus connus jusqu’alors et suspect d’être responsable du syndrome d’immunodéficience aquise (sida). Isolé à partir d’un patient séropositif, ce virus est baptisé LAV pour virus associé à la lymphadénopathie par référence aux adénopathies (gonflement des ganglions lymphatiques), visibles chez les patients infectés. Depuis 1983, l’agent infectieux renommé virus de l’immunodéficience humaine (VIH), s’est propagé dans le monde entier, constituant un véritable enjeu de santé publique. Selon le rapport 2009 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre des personnes vivant avec le VIH dans le monde a continué d’augmenter en 2008, pour atteindre un total estimé de 33,4 millions [31,1 millions–35,8 millions]. Le nombre total des personnes vivant avec le virus en 2008 était plus de 20% plus élevé que celui enregistré en 2000, et la prévalence était peu ou prou trois fois supérieure à son niveau de 1990.

Depuis la découverte du virus, 25 molécules antirétrovirales ont été synthétisées, permettant de réduire considérablement le risque d’évolution vers la maladie sida et le risque de transmission du virus de la mère à l’enfant (TME). Il existe cependant encore de grandes inégalités dans l’accès à ces molécules… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

SANTÉ CANADA : PREZISTA(R)* est maintenant approuvé dans le cadre d’un traitement d’association chez les enfants âgés de six ans et plus infectés par le VIH

9 février 2010

Approbation fondée sur les résultats de l’étude DELPHI qui ont révélé que 74 % des enfants recevant PREZISTA(R) en association avec d’autres antirétroviraux ont présenté une réduction d’au moins 90 % de la charge virale à la semaine 24.

TORONTO, le 9 févr. /CNW/ - Tibotec, une division de Janssen-Ortho Inc., a annoncé que Santé Canada a approuvé l’emploi de PREZISTA(R) (darunavir) administré deux fois par jour en association avec le ritonavir et d’autres agents antirétroviraux, chez les enfants infectés par le VIH âgés de 6 à 18 ans. PREZISTA(R) est un inhibiteur de la protéase qui agit en bloquant une enzyme nécessaire à la multiplication du virus dans l’organisme(1).

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, environ 500 enfants âgés de moins de 15 ans(2), et plus de 900 personnes âgées de 15 à 19 ans(3), ont reçu un diagnostic de VIH au Canada entre 1985 et 2008. Plus précisément, en 2008, 2 623 tests de dépistage du VIH se sont avérés positifs au Canada(4). Parmi ces tests, 29 ont été signalés chez les enfants âgés de moins de 15 ans et 60 chez les personnes âgées de 15 à 19 ans(5)… (suite de l’article)

Source : http://www.lelezard.com

FRANCE : Le retour en grâce de l’héroïne

C.St-.P.

Publié le 09/02/2010

Société. Longtemps cantonnée aux milieux toxicomanes purs et durs, elle s’étend aux jeunes en situation de précarité.

L’Observatoire francais des drogues et des toxicomanies pointe un retour en force de l’héroïne afghane. Une tendance récente observée depuis 2007 et qui se confirme en Lot-et-Garonne. Les enquêteurs ont bien noté une reprise de ce produit au travers des saisies de drogue opérées : « Parmi les arrivages de cannabis, on trouve aujourd’hui aussi un peu d’héroïne. Ce qui se voyait moins voilà cinq-six ans ». Si le phénomène reste majoritairement cantonné aux anciens toxicomanes trentenaires à quadragénaires, il tente de s’infiltrer dans les milieux de jeunes marginalisés SDF, errants, en situation de grande précarité. Des jeunes qui vivent dans des squats et écument par moments les regroupements musicaux à caractère festif de type Teknival ou freeparties.

« L’image du junky »

Le prix de l’héroïne s’est démocratisé même si elle reste plus chère sur Toulouse et Bordeaux (entre 50 et 60 euros) que sur Paris (45 euros en moyenne). La brown sugar (la brune) coupée la plupart du temps, est plus accessible que la blanche considérée comme pure. Mais les données quantitatives par rapport aux profils des consommateurs manquent à l’appel, car la jeunesse encore bien portante et « insérée » ne pousse pas la porte des centres de soins. Comme à la Verrière à Agen qui reçoit, le plus clair du temps, un public qui a glissé au fil des années dans une dépendance extrême. Si bien qu’elle vient juste d’ouvrir un CAARUD, un local rue du IV-Septembre à Agen qui offre des kits stériles de seringue contre le retour de seringues usagées. Le but : éviter les contaminations avec du matériel souillé et les infections liées auVIH et à l’hépatite C. Cette dernière représentant un véritable fléau pour les héroïnomanes. « 70 à 80% des personnes qui s’injectent l’héroïne souffrent de cette pathologie », confirme le docteur Paul Falzon, un des médecins du centre d’information et de soins des dépendances à l’hôpital Saint-Cyr de Villeneuve, également responsable du centre « méthadone » (traitement de substitution). Il constate dans l’exercice de sa pratique médicale une diversification des conduites addictives notamment chez les jeunes qui tendent à se détourner du tandem « alcool et cannabis »… (suite de l’article)

Source : http://www.ladepeche.fr

OMS : s’adresse aux professionnels de santé concernant les mutilations sexuelles féminines

Rédigé le 8 février 2010

Bien que les mutilations sexuelles féminines soient internationalement considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, elles continuent à être pratiquées, majoritairement sur des mineures. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est préoccupée par cette situation d’autant plus que cette atteinte à l’intégrité des jeunes filles est de plus en plus souvent le fait de personnel médical qualifié.

Rappel sur les mutilations sexuelles féminines

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.

L’OMS classe les mutilations sexuelles féminines en quatre catégories :

1. La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris et, plus rarement, seulement du prépuce.

2. Excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres.

3. Infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris.

4. Autres : toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Selon le dernier rapport de l’OMS, le nombre de filles et de femmes ayant subi ces mutilations dans le monde serait estimé entre 100 et 140 millions et, chaque année, trois millions de filles sont susceptibles de subir ce type d’agression. La pratique de ces mutilations sexuelles féminines a lieu partout dans le monde, mais semble plus fréquente dans les régions occidentales, orientales et nord-orientales de l’Afrique, dans certains pays d’Asie et du Moyen Orient, et parmi certaines communautés immigrantes d’Amérique du Nord et d’Europe qui invoquent un ensemble de raisons sociales et religieuses pour se justifier. L’OMS est particulièrement préoccupée par la place de plus en plus importante qu’occupent les professionnels de santé dans la pratique de ces actes de mutilation et les engage vivement à ne pas s’y livrer et respecter la déclaration d’Helsinki de l’Association médicale mondiale de 1964 : « La mission du médecin est de promouvoir et de préserver la santé de l’être humain. »… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

MAURITANIE : Guidimakha : Trois personnes mortes depuis l’arrêt de la prise en charge des malades du VIH SIDA

7 Février 2010

Agence Nouakchott d’Information (Nouakchott)

Selon le correspondant de l’ANI au Guidimakha, trois personnes ont trouvé la mort depuis l’arrêt du programme qui prenait en charge les malades atteints du VIH SIDA. Le correspondant de l’ANI qui cite des rapports de dépistage volontaire dans la ville de Sélibabay, rapporte que la situation des malades du SIDA s’est détériorée depuis que le programme a cessé de leur fournir les anti-rétroviraux… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

CÔTE D’IVOIRE : Lutte contre le sida : signature d’une convention avec la France

Par Franck YEO, 08.02.10

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Dr Allah Kouadio Rémi, et l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Max Simon, ont procédé ce lundi 8 février à Abidjan Plateau, à la signature de convention entre les deux pays en matière de recherche scientifique et de formation dans le domaine du Vih/sida et des maladies infectieuses.

Le taux de séroprévalence en Côte d’Ivoire demeure depuis 2006 à 4,5 %. Les traitements pour les personnes affectées par la maladie deviennent de plus en plus accessibles et le gouvernement ivoirien vient d’accorder la gratuité des Anti rétroviraux. Pour le ministre Allah K Rémi, ces bons résultats ne doivent pas faire baisser la garde puisque la menace demeure. « Dans la lutte contre cette pandémie, en plus du traitement et de la prévention, nous ne devons pas occulter la recherche » a-t-il indiqué. C’est pourquoi le ministère de la santé a créé en 1996 le programme Pac-ci en signant une convention avec l’agence nationale de recherche sur le Sida (Anrs) et la coopération Française dont l’objectif était de faire émerger des projets de recherche scientifique qui soient utiles à la population et surtout former des professionnels de la santé à la recherche clinique et fondamentale sur le Vih/sida. La convention de ce jour a dit le ministre Allah Rémi célèbre non seulement la coopération Nord-sud dans le domaine de la santé mais renforcera les potentialités du programme Pac-ci… (suite de l’article)

Source : http://fratmat.info

KENYA : Pour de lourdes peines pour les délinquants sexuels

Nairobi, Pana 09/02/2010

Société - La première Dame du Kenya, Lucy Kibaki, souhaite que le Parlement révise les lois sur le viol en vue de durcir les peines pour les délinquants sexuels.

En déclarant que les lois actuelles n’avaient pas endigué les cas de viol dans le pays, elle s’est déclarée indignée par le nombre croissant d’enfants victimes de pervers sexuels exerçant la profession d’enseignants. Elle a fustigé le silence de l’Union nationale des enseignants du Kenya face au nombre croissant d’enfants victimes d’abus sexuels de la part de leurs enseignants. Dans une dépêche du Service de presse présidentiel (PPS), Mme Kibaki a préconisé lundi une réaction rapide dans un contexte de propagation du VIH/SIDA. "Certains de ces enseignants qui violent nos filles savent qu’ils sont infectés et croient qu’ils peuvent guérir en ayant des rapports non protégés avec des mineures… (suite de l’article)

Source : http://www.afriquejet.com

GABON : l’Unicef ouvre deux centres d’information pour jeunes sur le Sida

Publié le 08-02-2010 Auteur : Gaboneco

Le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) vient d’ouvrir deux centres d’information, d’écoute et de conseil pour la prévention contre le Sida dans la province de l’Estuaire. Avec un taux de prévalence de 3,6% chez les jeunes de 15 à 24 ans, l’ouverture de ces deux centres ambitionne d’aider les autorités gouvernementales à lutter contre la pandémie du Sida.

Le représentant sous-régional par intérim de l’Unicef, Speciose Hakizimana, le directeur général de la prévention du Sida, jean François Kouanga et le directeur général de Tullow Oil Gabon, David Roux ont inauguré récemment deux centres d’information et d’écoute (CIEC), à l’ex-gare routière et dans les locaux de l’Ecole normale des instituteurs à Owendo. Ces deux outils d’information qui serviront désormais de tribune aux jeunes de Libreville et d’Owendo face à la problématique de la pandémie du VIH ont été construits grâce à l’appui financier de Tullow Oil Gabon et du comité national Suisse pour l’Unicef. Marguerite Mekontso Bekalé, présidente de l’ONG Lumière, bénéficiaire du centre de l’ex-gare routière a déclaré aux donateurs qu’en « plaçant donc l’enfant au cœur de vos préoccupations, vous avez(…) accepté de mettre en place ce centre qui sera le relais entre la jeunesse qui viendra lire, apprendre et ira informer leurs familles et amis des risques grandissants d’infection au VIH dans notre société »… (suite de l’article)

Source : http://www.gaboneco.com

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Author Benjism89  : L’Hôpital Raymond Poincaré, à Garches, Hauts-de-Seine, France, 13 September 2008



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