BRÉSIL : Le sida atteint les Yanomami en Amazonie - FRANCE : Quand on meurt du sida, le cercueil reste fermé - ÉTUDE : Les facteurs associés à la transmission du VIH de la mère à l’enfant - FRANCE : La "fenêtre muette" écarte les homos du don du sang - CANADA : Fondation québécoise du sida, une seconde vie ! - INDONÉSIE : Le surpeuplement carcéral facilite la propagation de la tuberculose - ÉTUDE : Co-infection VIH/Tuberculose en France - SUISSE : Une assurance condamnée pour déni de justice - FRANCE : RAS pour AERAS ? - PRÉSENTATION : La cohorte ANRS Primo, par Laurence Meyer : Évolution des comportements sexuels à risque de transmission du VIH chez des patients suivis depuis le diagnostic de primo-infection VIH - FRANCE : Téléthon : Bergé réclame l’intervention de l’État - FRANCE : Glamour et engagement au menu du Dîner de la mode contre le sida

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BRÉSIL : Le sida atteint les Yanomami en Amazonie
28 Janvier 2010
La Fondation nationale de la santé brésilienne, FUNASA, a confirmé le premier cas de VIH/Sida chez les Indiens Yanomami au nord du Brésil. La FUNASA a déclaré que 28 cas de VIH ont été diagnostiqués chez les Indiens de l’Etat amazonien du Roraima, où vivent de nombreux Yanomami. La majorité de ces cas concerne des femmes et deux d’entre eux, des enfants. Les Yanomami sont l’un des plus importants groupes indiens d’Amérique latine vivant dans un isolement relatif. Ils représentent aujourd’hui une population de 32 000 personnes de part et d’autre de la frontière entre le Venezuela et le Brésil.
La création, en 1992, du Parc Yanomami de 9,6 millions d’hectares au Brésil a permis à ce groupe de vivre paisiblement sur sa terre. Au Venezuela, les Yanomami vivent dans la réserve de biosphère Alto Orinoco – Casiquiare de 8,2 millions d’hectares. Toutefois, les Yanomami souffrent toujours de l’invasion de leur terre. Près d’un millier d’orpailleurs travaillent encore illégalement sur leur territoire, polluant les rivières et la forêt au mercure et transmettant des maladies mortelles telles que la malaria, et probablement le VIH/sida… (suite de l’article)
Source : http://www.survivalfrance.org
FRANCE : Quand on meurt du sida, le cercueil reste fermé
Wilfried Corvo, 28 janvier 2010
Début du son
Nadine : C’était en 2007, 2008, 2008. Un copain à Pascal qui était décédé. Il était à Bordeaux. Sa famille était domiciliée dans le… Elle n’a pas eu le droit de voir son père. Pourquoi ? Parce que quand tu décèdes, on te met à l’hôpital d’abord, tu y restes quelques temps, pas trop longtemps. Et au funérarium, ce qui se passe, c’est qu’il ferme le cercueil. Il n’y a pas de veillée funéraire. Parce que c’est une loi qui date des années 90 qui considérait, à l’époque, le VIH comme une maladie contagieuse. Et donc, par mesure de sécurité, on avait mis cette loi en place. Donc cette fille n’a pas pu voir son père malgré un docteur, qui dans l’hôpital a tout fait pour qu’elle puisse le voir mais elle s’est heurtée à ses pairs qui lui ont fait des problèmes. Elle a eu de gros problèmes parce qu’elle s’est mêlée de cette affaire. Le médecin a voulu intervenir face à ceux qui transportaient le corps au funérarium mais il n’a rien pu faire. Je pense que c’est l’hôpital qui l’a signalé. De toute façon, il signale quand on décède parce qu’il y a cette loi. Donc, je pense que c’est pour ça qu’il le signale. Il était suivi à l’hôpital de Bordeaux. Il sortait de prison, il avait suivi un traitement… On le sait, il était guéri. Et il est sorti. Quelques temps après, il avait des problèmes au niveau des dents. Il ne se faisait pas soigner depuis très longtemps. Ils lui ont trouvé des tumeurs. Au début, ça allait, il avait l’air d’aller mieux. Et puis après, c’est monté au cerveau. Il est décédé, voilà. Il a été enterré mais sa fille n’a pas pu voir son père. Par exemple, j’habite à Toulouse. Ma mère habite à Nantes. Admettons que je décède. Et bien, elle ne peut pas me voir ou alors, il faudrait qu’elle puisse se rendre à l’hôpital. Mais je sais qu’à l’hôpital, il ne garde pas longtemps le corps. Donc, c’est un réel problème. C’est quand même une discrimination jusqu’à la mort, quoi. C’est vraiment dur pour les familles et pour nous-mêmes. Elle ne savait pas du tout que ça existait, elle a été choquée par rapport à ça. Moi je le savais, mais je ne savais pas que ça existait encore. Je le savais parce qu’en 1994, j’avais mon copain que j’avais, à l’époque, qui était décédé. Ils avaient fait la même chose. Je n’avais pas pu voir mon copain et ça avait été hyper douloureux. Je trouve ça vraiment très dur pour la famille, pour nous, parce qu’on se dit que si on décède, il va nous arriver ça. Et voilà, c’est très dur de penser à ça.
Fin du son
Reda : Nadine, correspondante du Comité des familles à Toulouse qui explique comment, suite au décès d’un de ses proches, la famille s’est rendue compte, que du fait d’une loi qui date quand même, le cercueil est fermé. C’est-à-dire scellé, interdit et que la famille ne peut pas voir… Voilà. Alors que rien ne le justifie. Ce n’est pas une maladie contagieuse. Le VIH ne se transmet pas comme ça. Et on en est là, en France, aujourd’hui. C’est une question dont personne ne parle, dont on entend pratiquement jamais parler. Avant de recueillir vos réactions, est-ce que… Wilfried, tu peux clarifier pour nous. Donc, tu es allé chercher sur Internet des informations sur cette question. D’où sort cette histoire de « cercueil fermé » ?... (suite de l’article)
Source : http://lemegalodon.net
ÉTUDE : Les facteurs associés à la transmission du VIH de la mère à l’enfant
Par Aude Segond, Crips (France), 28/01/10
En France, le taux de transmission materno-fœtale du VIH est de 0,5 % chez les femmes sous traitement antirétroviral avec une charge virale inférieure à 500 copies/ml au moment de l’accouchement. Une étude cas-contrôle, réalisée à partir de la cohorte périnatale française (1997-2006), a cherché à déterminer quels étaient les facteurs responsables de cette transmission résiduelle.
Dans une analyse multivariée à 30 ∓ 4 semaines, ajustée sur la charge virale, le taux de lymphocytes T CD4+ ainsi que sur la date d’initiation du traitement antirétroviral, la charge virale est le seul facteur prédictif de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (odds ratio 23,2% ; intervalle de confiance à 95% 3,5 à 553 ; P‹0,001). Les auteurs concluent que, pour éviter le risque résiduel de transmission verticale du VIH, la charge virale maternelle doit être bien contrôlée, pas seulement au moment de l’accouchement mais aussi tout au long de la grossesse, afin de prendre les éventuelles mesures nécessaires suffisamment tôt (soutien à l’observance, ajustement de la posologie, changement de traitement)… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
FRANCE : La "fenêtre muette" écarte les homos du don du sang
NOUVELOBS.COM, 28.01.2010
Un homosexuel, à qui on a refusé de donner sa moelle, jeûne pour alerter scientifiques et politiques sur l’exclusion de cette population aux dons de sang et de moelle.
Le 1er janvier 2010, Frédéric Pecharman entamait un deuxième jeûne devant l’Etablissement français du sang (EFS) de Toulouse, après qu’on lui eût refusé le don de moelle osseuse en raison de son homosexualité. Les populations homosexuelles sont exclues du don de moelle d’après la législation du don de sang. "Les dispositions juridiques sont les mêmes pour le don de moelle et de sang car les cellules de moelle osseuse sont les cellules progénitrices du sang", explique Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice générale de l’Agence de Biomédecine, chargée notamment du prélèvement et de la greffe. Des experts et scientifiques travaillent actuellement sur les populations à risques, alors qu’un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS) paru en novembre dernier indique qu’en 2008, sur les 6.500 personnes qui ont découvert leur séropositivité, un peu moins de 2.500 sont homosexuelles.
Fenêtre muette
En France, une partie de la population, jugée à priori à risques, est exclue du don de sang, dont les homosexuels masculins à cause du risque de la transmission du virus du Sida. Le point d’achoppement des discussions quant à la levée de cette interdiction est la fenêtre muette. C’est la durée pendant laquelle le donneur est contaminant mais non dépistable. Elle dure entre 7 et 15 jours. Et c’est cette fenêtre qui poserait problème. "La France utilise actuellement la meilleure technique de dépistage disponible," avance le ministère de la Santé. "Elle laisse cependant une fenêtre muette de 7 à 15 jours". Même son de cloche du côté de l’EFS. "Quelques soient les tests et leurs performances, une contamination récente ne peut être détectée," explique le Dr Danic, Directeur-adjoint de l’EFS Bretagne. "C’est le risque résiduel mesuré chaque année par l’InVS. Il est de un sur 2.400.000", indique le docteur, autrement dit un par an, étant donné que 4% des Français donnent le sang chaque année. L’Agence de Biomédecine, qui indique que "20% des personnes contaminées ignorent leur contamination", nuance l’éviction des donneurs de moelle osseuse homosexuels. "Dans le cas où le donneur est de la famille du receveur (700 cas en 2009), il arrive qu’un frère ou une sœur soit compatible mais qu’il ait un comportement sexuel à risque ou qu’il soit homosexuel," explique Emmanuelle Prada-Bordenave. "Après lui avoir expliqué fermement la nécessité de stopper un éventuel comportement à risques, on peut faire une exception," ajoute-t-elle, tout en reconnaissant que ceci complique le débat. "La question n’est donc pas simple. Car quand le donneur est étranger à la famille du receveur (850 cas en 2009), les choses paraissent bien différentes" aux yeux du greffeur et du receveur.
"Le registre français est l’un des plus sollicités"
Dans les années 1990, "on s’est dit que compte tenu de la prévalence (nombre de cas chaque année, ndlr) et de l’incidence (nombre de nouveaux cas chaque année, ndlr) de l’épidémie du Sida dans la communauté homosexuelle française, nous n’inscririons les homosexuels ni pour le don du sang, ni pour le don de moelle osseuse", explique la directrice générale de l’Agence de Biomédecine, qui rappelle que "le registre français est l’un de plus sollicités de par nos critères de sélection. La majorité des pays a fait le même choix que la France. Dans le cas inverse, il faut expertiser : va-t-on avoir le même niveau de sécurité ? La même confiance internationale ? La même qualité des produits ?" lance-t-elle. La World Marrow Donor Association (WMDA) gère et accrédite les registres nationaux des donneurs sur un plan mondial. Si le ministère de la Santé décide un jour l’ouverture du don de moelle osseuse aux donneurs homosexuels en France, c’est la WMDA qui orchestrera cette autorisation au niveau international… (suite de l’article)
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com
CANADA : Fondation québécoise du sida, une seconde vie !
Par André-Constantin Passiour, 28-01-2010
Fondée par l’entremise de la Fondation Farha dans les années 1990, la Fondation québécoise du sida (FQS) n’a été réactivée qu’en 2007. Aujourd’hui, elle dépend surtout de la COCQ-Sida (Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida) qui la gère jusqu’à ce qu’elle soit entièrement autonome. C’est que, en ces temps de restrictions budgétaires gouvernementales, les organismes VIH/sida se cherchent d’autres sources de financement indépendantes. À ce jour, cette fondation a recueilli quelque 60 000 $ de dons provenant d’individus. Mais tranquillement, la COCQ-Sida met en place les critères qui serviront de base à la redistribution des sommes en fonction des besoins des organismes communautaires de Montréal, de Québec et des autres régions. On désire aussi, avec le partenaire AIDES, en France, financer des organisations africaines qui en ont bien besoin…
Vous avez peut-être vu des jeunes hommes et des jeunes filles avec des T-shirts et des logos de la COCQ-Sida en train de demander aux passants s’ils ont quelques minutes à consacrer pour la cause du sida. Au centre-ville, sur le Plateau Mont-Royal, dans le Village gai de Montréal, au Marché Atwater ou encore à Québec, on désire ainsi sensibiliser les gens et susciter des dons individuels. « Ces gens [des recruteurs payés] font un travail magnifique. On ne recueille pas que des fonds, des dons mensuels minimes que les gens peuvent faire, mais on fait aussi un travail de recrutement de gens qui épauleront la cause du sida. Ils feront ainsi partie d’un mouvement, ce qui nous permettra d’aller voir, par la suite, le gouvernement et de faire pression en mentionnant que ce mouvement grandit et que de plus en plus de gens appuient la cause même si elle n’est pas à la mode », de dire Ken Monteith, le directeur général de la COCQ-Sida et de la Fondation. La COCQ-Sida a ainsi recruté la firme ONG Conseil Canada qui se spécialise dans ce type de sollicitation. Il s’agit ici d’une filiale canadienne d’une entreprise créée en France par une branche de Greenpeace et qui a pour philosophie non seulement d’amasser des fonds, mais également de rassembler une clientèle, généralement jeune, autour d’une cause, « et cela fonctionne très bien », d’ajouter M. Monteith. En procédant ainsi, il n’y a pas de concurrence avec, par exemple, la Fondation Farha qui amasse des dons lors d’événements. « Je participe moi-même aux événements de la Fondation Farha et nous voulons plutôt que notre travail en soit un de complémentarité avec cette fondation », souligne le directeur général de la COCQ-Sida… (suite de l’article)
Source : http://fugues.vortex.qc.ca
INDONÉSIE : Le surpeuplement carcéral facilite la propagation de la tuberculose
JAKARTA, 27 janvier 2010 (PlusNews) - Le surpeuplement important, la pénurie de personnel médical et le manque de fonds entravent les efforts déployés en vue de lutter contre la tuberculose dans les prisons indonésiennes, selon les experts. Bien qu’elles aient été conçues pour accueillir 80 000 personnes, les 422 prisons du pays abritent à ce jour plus de 140 000 détenus, selon le ministère de la Justice.
En 2004, le gouvernement a lancé un programme visant à contrôler la propagation de la tuberculose dans les établissements carcéraux en adoptant le Traitement sous surveillance directe, également connu sous le nom de Traitement de brève durée ou DOTS, une stratégie de traitement recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et visant à détecter et à guérir la maladie. Mais à ce jour, seules 122 prisons dans 17 des 33 provinces du pays bénéficient du programme DOTS, soutenu par le Fonds mondial, a déclaré Daniel Rasjid, responsable de la stratégie de contrôle de la tuberculose et directeur général du système carcéral indonésien. « Le principal problème est le surpeuplement », a expliqué Daniel Rasjid à IRIN. « Le surpeuplement facilite la propagation des maladies et la tuberculose se propage bien plus facilement que le VIH car elle n’exige pas de contact physique ». L’action antidrogue a contribué à ce surpeuplement, en particulier dans les grandes villes, où la plupart des détenus ont été condamnés pour infraction à la loi sur les stupéfiants, a-t-il ajouté. Si elle n’est pas soignée, chaque personne atteinte de tuberculose active peut infecter en moyenne 10 à 15 personnes par an. Selon les statistiques du ministère de la Justice, 90 détenus sont morts de la tuberculose en 2009, dans l’ensemble du pays, contre 150 l’année précédente. Quatrième pays le plus peuplé du monde, l’Indonésie compte 230 millions d’habitants et supporte la troisième charge de tuberculose la plus lourde du monde, selon l’OMS. D’après Stop TB Partnership Indonesia, quelque 140 000 Indonésiens succombent chaque année à la tuberculose ; il s’agit de la deuxième cause de décès après les maladies du cœur dans l’ensemble du pays et de la population, toutes tranches d’âge confondues, selon le ministère de la Santé. Et si l’on n’en sait peu sur le taux de prévalence actuel de la tuberculose dans les prisons indonésiennes, une étude publiée par le ministère de la Santé en 2005 indiquait que 1,7 pour cent des détenus en étaient atteints, d’après Tjandra Yoga Aditama, directeur général du contrôle des maladies et de l’hygiène du milieu au ministère de la Santé. Ce chiffre était 16 fois plus élevé que le taux de prévalence de la maladie au sein de la population dans son ensemble, a-t-il ajouté. Outre le surpeuplement, selon M. Aditama, la pénurie de spécialistes de la santé, les systèmes d’assainissement insuffisants, le peu de surveillance pendant le transfert des détenus, et le manque de connaissances des responsables des établissements carcéraux et des détenus sur la tuberculose sont autant de facteurs qui contribuent à la propagation de la maladie. « Les mesures de contrôle et de prévention de la tuberculose ne peuvent être appliquées pleinement en raison de l’état déplorable des bâtiments et des infrastructures des prisons », selon M. Aditama. « Mais des mesures sont prises pour [séparer] les détenus atteints de tuberculose des autres, particulièrement de ceux qui sont vulnérables, notamment des personnes atteintes de VIH/SIDA », a-t-il ajouté… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ÉTUDE : Co-infection VIH/Tuberculose en France
Laurent Rossignol, 29 janvier 2010
À l’échelle mondiale, la tuberculose est la principale cause de maladie et de décès chez les séropositif-ves. Si son impact est particulièrement sévère en Afrique australe, la tuberculose est l’une des pathologies classantes sida les plus courantes en France.
Une étude française parue dans la revue AIDS (en anglais) s’était fixé comme objectif une meilleure compréhension de l’incidence* et des facteurs de risques pour la tuberculose chez les personnes séropositives à l’ère de la multithérapie antirétrovirale. Elle a impliqué 72 580 adultes positifs au VIH ayant reçu des soins entre janvier 1997 et décembre 2008, dont 2 625 ont présenté une tuberculose au cours de leur inclusion. Selon cette étude, le nombre de nouveaux diagnostics de la tuberculose en France a doublé entre 1997 et 2008 chez les personnes VIH+. Dans 36 % des cas, la tuberculose (TB) était diagnostiquée en même temps que le VIH. L’incidence de la TB chez les migrant-es, le groupe le plus durement touché, était deux fois plus élevée que celle observée chez les non-migrant-es, et augmentait dans les deux groupes au fil du temps… (suite de l’article)
Source : http://www.sida-info-service.org
SUISSE : Une assurance condamnée pour déni de justice
Mutuel Assurances a été condamné à Genève pour déni de justice. Le Groupe sida Genève a gagné son action dans une affaire de suspension des prestations de l’assurance maladie de base à l’encontre d’une personne séropositive. Deborah Glejser, porte-parole du groupe Sida Genève, estime que ce cas ouvre la porte à d’autres actions en justice.
Télécharger le son (format mp3)… (suite de l’article)
Source : http://info.rsr.ch
Par jfl-seronet, posté le 29 janvier 2010
Avec une régularité de métronome, les associations de personnes malades dénoncent les failles de la convention AERAS (1) destinée à permettre l’accès à l’assurance des personnes malades ou en situation de handicap. Même Nicolas Sarkozy a publiquement critiqué les assureurs et banquiers (pourtant signataires de la convention AERAS), estimant "inacceptable" que "des patients ne puissent s’assurer ou emprunter dans les meilleurs conditions possibles." Plusieurs associations, elles-mêmes signataires de la Convention, proposent quatre pistes d’évolution. Explications.
"Les conditions de l’assurabilité des personnes présentant un risque de santé aggravé restent, malgré la Convention AERAS, préoccupantes. La renégociation de cette convention en 2010 n’est pas une échéance comme les autres", souligne dans un communiqué de presse le Collectif interassociatif sur la santé (CISS). Pour le CISS, "l’acceptabilité d’une nouvelle convention est liée au changement d’échelle dont les partenaires seront capables". Ce changement d’échelle passe selon le Collectif par plusieurs propositions. Quatre pour être précis. Il y a tout d’abord "l’élargissement de la convention au risque invalidité". La promesse a pourtant été maintes fois faite, mais jamais tenue. Il faut que la Convention AERAS ait les moyens de conduire des études sur l’analyse des risques aujourd’hui. Pour faire simple, ce travail permettrait qu’assureurs et banquiers appliquent des surprimes en fonction de calculs sur des "risques en fait inexistants ou relatifs quand ce n’est pas à refuser purement et simplement une assurance, et donc un prêt". Une autre proposition, plus technique, porte sur les "mécanismes d’écrêtage et de mutualisation des surprimes qui n’ont été que très faiblement financés par les professionnels." Dernière proposition : "L’harmonisation des questionnaires médicaux dans l’optique, notamment, d’une toujours plus grande objectivation de l’évaluation du risque santé"… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
Par Charles Roncier, vih.org, 29/01/10
Dans le cadre de la 74e Rencontre du Crips, organisée avec Vih.org, sur le thème « La primo-infection VIH : Actualités 2009 et impact sur la prévention », Laurence Meyer (Inserm U822, Hôpital de Bicêtre, Équipe « Epidémiologie VIH et IST ») a présenté son analyse de la cohorte ANRS Primo.
Ce document multimedia présente les données directement commentées par l’auteur, comme enregistré lors de la rencontre… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
FRANCE : Téléthon : Bergé réclame l’intervention de l’État
NOUVELOBS.COM, 28.01.2010
Le président de Sidaction trouve scandaleux que l’argent du Téléthon finance des laboratoires privés.
Le président du Sidaction relance la polémique et s’élève une nouvelle fois contre le Téléthon et ses 100 millions d’euros de dons. Interrogé sur Europe 1, Pierre Bergé a réclamé jeudi 28 janvier une intervention de l’Etat. "Je ne veux pas élever Sidaction contre Téléthon, ça n’est pas le problème" a déclaré l’homme d’affaires. "La seule vraie question que je pose, c’est est-ce qu’une association caritative à besoin de 200 millions d’euros de réserve, de 150 millions de placements, de 7 millions d’euros par an de produits financiers ? Est-ce qu’une association caritative a besoin de financer des laboratoires privés ? Ma réponse à moi, est non. Je trouve ça scandaleux" a insisté Pierre Bergé. Il a ensuite ajouté : "Quand on donne un euro à Téléthon, on le donne aux banques, quand on donne à Sidaction, on donne la moitié aux malades et l’autre moitié à la recherche."… (suite de l’article)
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com
FRANCE : Glamour et engagement au menu du Dîner de la mode contre le sida
Par Rédaction vendredi 29 janvier 2010
La 8e édition de ce dîner de bienfaisance au profit de la lutte contre le sida a rassemblé hier soir plus de 800 participants au Pavillon d’Armenonville, aux portes de Paris. Compte-rendu.
Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand a présidé jeudi soir à Paris le traditionnel « Dîner de la Mode contre le Sida », organisé par le Sidaction, à l’occasion des défilés Haute Couture, en présence de nombreuses personnalités. À l’invitation de Pierre Bergé, président du Sidaction, et de Line Renaud, sa marraine et co-fondatrice, quelque 800 participants se sont ainsi mobilisés, représentant à la fois le monde de la mode et du spectacle, ainsi que les anciens ministres de la culture Jack Lang et Christine Albanel. Parmi les invités, on pouvait apercevoir les créateurs Jean-Paul Gaultier, Sonia et Nathalie Rykiel, Chantal Thomass, Stéphane Rolland, Elie Saab et Loulou de la Falaise. De nombreux artistes étaient également présents, Fabrice Luchini, Lambert Wilson, Pascal Greggory, le maître-écuyer Bartabas, Marisa Berenson, le chanteur Doc Gynéco, l’effeuilleuse Dita Von Teese, ou encore M Pokora, à la table de TÊTU.
« 50 fois le budget de la lutte contre le sida pour le H1N1 »
De son côté, Pierre Bergé a mis en cause la réforme des hôpitaux qui « entraînera à Paris la fermeture par regroupement de plusieurs services qui accueillent des malades du Sida ». « La lutte contre le sida est avant tout une lutte politique. Si ce n’est pas le politique au plus haut niveau dans ce pays des droits de l’Homme qui prend en charge la lutte contre cette maladie, qui donc le fera ? », s’est interrogé M. Bergé à la tribune. Le professeur Yves Lévy, conseiller scientifique du Sidaction, a insisté sur le fait que « l’épidémie n’est pas contenue », alors que « les pouvoirs publics avaient été capables » de trouver 2,5 milliards d’euros en 4 mois pour le H1N1, ce qui représente 50 années du budget national de la lutte contre le Sida »... (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com


