Actualités VIH

Texte publié le jeudi 28 janvier 2010.

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Nouveau record en 2009 du nombre de nouveaux cas de séropositifs - KENYA : Création d’un tribunal spécial pour les affaires liées au VIH - CANADA : Montréal : Rencontre avec le Docteur Jean-Pierre Routy : Des résultats qui ouvrent sur de nouvelles perspectives - FRANCE : Paris : Regroupement de services à l’AP-HP : les spécialistes VIH s’inquiètent - FRANCE : Paris : Avec ou sans casse ? - ÉCOSSE : Transmission : une condamnation - SÉNÉGAL : Sédhiou : VIH/sida : Peu de séropositifs observent le suivi médical - FRANCE : Sexe, prévention et vidéos : “Je me protège, je te protège” - FRANCE : Prévention Sida : une capote géante volante devrait faire le tour du monde - ITALIE : Participatif et sexy : la capote au bout de la langue - ISRAËL : Le ministère de la Santé va lancer une vaste campagne en faveur du préservatif. Objectif : sensibiliser la communauté gay contre les risques de MST - FRANCE : Agen : Réduction des risques, un lieu pour toxicomanes

Prague

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RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Nouveau record en 2009 du nombre de nouveaux cas de séropositifs

Anne-Claire Veluire, 27-01-2010

157 nouveaux cas de séropositivité détectés en 2009 : cela ne correspond qu’à une petite dizaine de cas de plus par rapport à l’année précédente, mais ces nouvelles statistiques inquiètent parce qu’elles établissent un record. Jamais dans l’histoire de la République tchèque autant de nouveaux diagnostics de VIH n’avaient été comptabilisés. Pour les services sociaux et les associations de prévention, le sida ne fait plus peur en République tchèque.

1 344 personnes auraient été contaminées depuis le début de l’épidémie, c’est-à-dire au milieu des années 1980, date où les statistiques sur le Syndrome de l’immunodéficience acquise, ou sida, ont commencés à être menées en République tchèque. Le premier cas est recensé en 1986 et l’épidémie augmente régulièrement pour dépasser la barre des 1 000 séropositifs, et celles des 250 malades du sida en 2008. Selon le programme commun des Nations unies sur le sida – Onusida – les nouvelles infections au VIH ont baissé de 17% au cours des huit dernières années. Ces chiffres sont globaux et ne montrent pas les disparités régionales sur l’évolution de l’épidémie, mais ceux annoncés par la République tchèque semblent néanmoins aller à contre-courant. C’est l’ancienne ministre chargée des Droits de l’homme et actuelle coordinatrice du programme national de lutte contre le sida Džamila Stehlíková qui commente les chiffres de l’année 2009 : « L’augmentation de nouveaux cas de VIH pour atteindre le chiffre record de 157 nouveaux cas par an est dû à des comportements sexuels irresponsables, notamment dans certains groupes, comme ceux des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, mais en même temps chez les jeunes en général. Cela veut dire que les Tchèques ont arrêté d’avoir peur du sida. Ils ne le voient plus comme une menace réelle et en quelque sorte, la jeune génération n’est plus éduquée dans la famille pour apprendre à respecter les règles d’une sexualité sans danger. »… (suite de l’article)

Source : http://www.radio.cz

KENYA : Création d’un tribunal spécial pour les affaires liées au VIH

28 janvier 2010

NAIROBI, 27 janvier 2010 (PlusNews) - Le gouvernement kényan a créé le premier tribunal consacré aux questions juridiques liées au VIH, notamment les cas de discrimination contre les gens vivant avec le VIH et la protection de la confidentialité des dossiers médicaux.

Sous la houlette du bureau du Procureur général, le nouveau tribunal a le statut de tribunal subalterne et le droit de convoquer des témoins et d’obtenir des preuves. Il s’occupera des questions de transmission du VIH, de confidentialité, de dépistage, d’accès aux services de santé, d’actes et de politiques discriminatoires ainsi que de recherche sur le VIH. « Personne ne peut prétendre qu’il n’y a pas eu de violations et d’abus à l’encontre de personnes vivant avec le VIH. Quand une femme séropositive est chassée de chez elle, que ce soit par la belle-famille ou par son mari, il s’agit d’un cas grave de violation des droits de l’homme », a indiqué Ambrose Rachier, président du nouveau tribunal… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

CANADA : Montréal : Rencontre avec le Docteur Jean-Pierre Routy : Des résultats qui ouvrent sur de nouvelles perspectives

Par André-Constantin Passiour , 28-01-2010

C’est lors du 6e Symposium national de perfectionnement des compétences dans le domaine du VIH/sida, qui aura lieu à Montréal, du 4 au 7 mars 2010, que l’on présentera les futures études immunologiques qui seront développées à Montréal. Ces recherches vont se faire à partir des leçons tirées de la publication des résultats sur l’interleukine-2 (IL-2) et le VIH. En effet, ces résultats ont été publiés dans le très prestigieux New England Journal of Medicine, notamment par le Dr Routy, l’un des auteurs du rapport. Rappelons que ces études ont eu lieu dans 32 pays, et chez nous, ici, à Montréal. Elles ont été menées par le Dr Jean-Pierre Routy en collaboration avec le Dr Pierre Coté de la clinique du Quartier-Latin.

Après plus de huit ans de suivi, on a observé une augmentation marquée du nombre de cellules du système immunitaire (CD4), sans hélas que cela aide à diminuer le nombre de complications liées au SIDA chez ceux qui avaient reçu de l’IL-2 par rapport à ceux qui n’en avaient pas reçu. Tous les patients avaient reçu leur trithérapie habituelle. Après des dévoilements à la communauté, le Dr Jean-Pierre Routy, professeur d’hématologie à l’Université McGill, fera une présentation sur l’interleukine-2. L’objectif de ces études était de stimuler le système immunitaire par l’accroissement des cellules CD4 (les cellules servant à combattre les virus et les maladies dans le corps). Mais tous ces efforts, auprès de 6000 patients (les études appelées SILCAAT et ESPRIT) n’ont pas démontré de « bénéfices cliniques probants » en ce qui a trait à la diminution d’événements SIDA qui auraient dû être associés à l’augmentation des cellules CD4. En effet, il n’y a pas eu d’amélioration importante de l’état général d’un patient séropositif recevant à la fois la trithérapie et l’IL-2, malgré la production de plus de cellules CD4 grâce à l’IL-2. Pourquoi cette absence de bénéfice ? Il semblerait que les CD4 produites en présence d’IL-2 vivent plus longtemps dans le sang, mais perdent certaines fonctions de défense contre les infections donc n’auraient pas la même capacité qu’une cellule CD4 produite sous trithérapie pour combattre les infections », explique le Dr Routy, médecin spécialiste à l’hôpital Royal-Victoria et à l’Institut Thoracique de Montréal… (suite de l’article)

Source : http://fugues.vortex.qc.ca

FRANCE : Paris : Regroupement de services à l’AP-HP : les spécialistes VIH s’inquiètent

Par Aude Segond, Crips (France), 26/01/10

La réorganisation des hôpitaux parisiens entraîne de profonds changements dans les services VIH. Plusieurs acteurs de la lutte contre le sida, médecins et associatifs, craignent une baisse de la qualité de prise en charge des personnes infectées par le VIH. Une dépêche de l’Agence de presse médicale et un article de Libération se font l’écho de leurs inquiétudes.

Le jeudi 21 janvier se déroulait, au Ministère de la Santé, la première journée des cinq coordinations régionales de lutte contre le VIH (Corevih) franciliennes. Le débat s’est rapidement focalisé sur la question, sensible, des regroupements de services. Un service de médecine ambulatoire consacré aux personnes vivant avec le VIH a été mis en place fin 2009 à l’Hôtel-Dieu, créé par transfert de 1750 patients suivis à l’Hôpital Necker. Certains d’entre eux y étaient arrivés depuis peu, à la suite d’un transfert, début 2009, de l’Hôpital Saint-Michel qui a mis fin à son activité VIH dans le cadre d’un plan de restructuration du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph.

Des regroupements sans concertation

Le regroupement des services VIH des hôpitaux Saint-Antoine et Tenon est prévu dans le cadre du projet STARTT (Saint-Antoine, Trousseau/La Roche Guyon, Tenon, Rothschild) qui doit voir le jour en 2012. D’autres mouvements sont évoqués : de l’Hôpital Lariboisière vers l’Hôpital Saint-Louis, des hôpitaux Paul Brousse et Béclère vers l’Hôpital Bicêtre, de l’Hôpital Louis-Mourier vers l’Hôpital Bichat ou encore de l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) et de l’Hôpital Cochin vers le nouveau service VIH ambulatoire de l’Hôtel-Dieu. Dominique Salmon, spécialiste du VIH au service de médecine interne de l’Hôpital Cochin, « s’inquiète de ces rumeurs ». Laurence Weiss, chef du service d’immunologie clinique de l’HEGP, dénonce « l’énormité de ce projet » et en souligne l’opacité ainsi que le manque de concertation. Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale de l’AP-HP, assure « qu’aucune décision de transfert n’est prise » mais que « le statu quo serait suicidaire pour l’AP-HP et, sur le plan médical, éminement criticable » au vu des évolutions scientifiques. Il précise que « l’offre de soins ne sera pas réduite »… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

FRANCE : Paris : Avec ou sans casse ?

Par jfl-seronet, posté le 25 janvier 2010

Fusions, déménagements, regroupements, fermetures, licenciements, synergie… Le temps est aux grandes manœuvres dans les hôpitaux publics et plus précisément dans le domaine du VIH où les changements annoncés ou en cours sont multiples notamment à Paris. Alors que se passe t-il ?

Y a-t-il une réorganisation des services de prise en charge du VIH en Ile-de-France ?

Oui. C’est d’ailleurs un véritable bouleversement qui se déroule ou se prépare. Le premier signe, il y a de cela quelques mois, a été la fermeture du service VIH de l’hôpital Saint-Joseph à Paris, dont les patients, dans une impréparation totale, ont été obligés de se trouver quasiment seul une place pour être suivi ailleurs. Alors, que va-t-il se passer à Paris ? Libération (21 janvier) a un début de réponse : "Des fusions en cascades avec à la clé des fermetures. C’est le cas des services de l’hôpital Tenon et de Saint-Antoine, tout comme ceux de l’hôpital Lariboisière et de Saint-Louis (…) Le secteur des maladies infectieuses de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre et celui de Paul-Brousse (Villejuif) vont être regroupés. Même sort pour l’hôpital Bichat et celui de Beaujon (Clichy). A l’Hôtel-Dieu, dont l’avenir reste incertain, il est prévu de créer un imposant centre de consultations anti-VIH… sans qu’il y ait le moindre lit d’hospitalisation". Il est prévu que les services VIH de trois hôpitaux (Cochin, Necker et Pompidou) s’y retrouvent. Cette situation suscite pas mal de craintes surtout chez les personnes malades. L’enjeu est d’autant plus important qu’il ne faut pas perdre de vue que la moitié des personnes touchées par le VIH en France sont prises en charge en Ile-de-France.

Quelles seront les conséquences pour les personnes suivies dans ces services ?

C’est un des principaux problèmes. On ne sait pas. Beaucoup vont changer d’hôpital et certains seront peut-être contraints (pour cause d’éloignement géographique par exemple) de changer de médecin, même s’ils n’en ont pas envie. Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale à l’AP-HP (Assistance publique/Hôpitaux de Paris), a indiqué lors de la Journée COREVIH Ile-de-France : "On ne touchera pas à l’offre de soins" (Libération, 22 janvier). Il faut donc comprendre que, malgré les regroupements de services, il n’y aura pas moins de médecins ou d’infirmières… "Mais comment vous croire ? lui a répondu un médecin. Le seul objectif est de faire des économies." Libération affirme que selon "plusieurs estimations circulant au sein des services concernés, le nombre de lits d’hospitalisation pour le sida devrait diminuer de moitié."

Comment réagissent les médecins ?

Mal. Comme l’explique Eric Favereau dans Libération (22 janvier), les médecins ont le sentiment que "tout se déroule dans une relative opacité", ce qui suscite leur agacement. Un agacement dont le professeur Jean-Yves Fagon, directeur de la politique médicale à l’AP-HP (Assistance publique/Hôpitaux de Paris), a pu avoir un aperçu lors de la Journée du COREVIH Ile-de-France du 21 janvier. "C’est incroyable. Evidemment que l’on peut imaginer des regroupements, mais tout cela se fait sans concertation, et surtout sans aucune cohérence sur les filières de soins. Aucun d’entre nous n’y a été associé", a dénoncé le professeur Willy Rozenbaum de l’hôpital Saint-Louis, cité par Libération. "Qu’est-ce que je dois dire à mes malades ? Que, demain, on va aller à l’Hôtel-Dieu, mais que je ne pourrais pas les hospitaliser ?", critique un médecin lors de cette même réunion. "Regrouper les services de maladies infectieuses de l’hôpital Tenon et de Saint-Antoine, pourquoi pas , mais, avant même que le projet médical ne soit formalisé, certains en sont à se répartir le personnel et les lieux. Comment voulez vous motiver les équipes ? », a expliqué le professeur Gilles Pialoux (Hôpital Tenon)… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

ÉCOSSE : Transmission : une condamnation

Le 28 janvier 2010

Agé de 41 ans, un homme séropositif a été récemment reconnu coupable par un tribunal écossais d’avoir transmis le VIH à sa partenaire. C’est la troisième fois que cela se produit en Ecosse. Sa partenaire, âgée de 28 ans, a découvert sa séropositivité à l’occasion de sa grossesse. Tous deux avaient une relation ensemble depuis six ans. L’homme qui connaît sa séropositivité depuis 1994 ne lui en avait jamais fait part. Par ailleurs, la justice lui reprochait aussi d’avoir eu des relations non protégées avec trois autres femmes entre 2003 et 2008. Il a aussi été condamné pour cela bien que les trois femmes concernées ne soient pas séropositives. Comme le rappelle le site Aidsmap (20 janvier), c’est la première fois qu’un Britannique est condamné dans une affaire ne l’absence de transmission du VIH. Contrairement à l’Ecosse, les législations de l’Angleterre et du Pays de Galles ne permettent pas d’obtenir des condamnations en l’absence de transmission effective du VIH. Plus d’infos sur http://www.aidsmap.com/en/news/95AD...

Source : http://www.seronet.info

SÉNÉGAL : Sédhiou : VIH/sida : Peu de séropositifs observent le suivi médical

Idrissa SANE, 28 janvier 2010

La discrimination, la stigmatisation sont des freins au suivi du traitement du VIH/Sida dans la région de Sédhiou. Les praticiens de la Santé affichent ainsi des inquiétudes sur la santé des perdus de vue.

Le suivi des Personnes vivant avec le VIH/Sida (PvVih) est une véritable équation pour les praticiens de la Santé dans la région de Sédhiou. Beaucoup de malades ne reviennent pas après leur première consultation. « Nous avons eu 87 cas de femmes enceintes séropositives en 2009. Il y a moins d’une trentaine qui ont accouché dans les structures de Santé. Nous n’avons pas ce que nous cherchions c’est-à-dire la protection de l’enfant », révèle le Dr Khalidou Konté, directeur de la Région médicale de Sédhiou.Les femmes dépistées ne se rendent pas dans les hôpitaux par peur de susciter des suspicions sur leur état sérologique. « Ces femmes sont dépistées en stratégies avancées, c’est-à-dire que les agents les trouvent dans leur village. On leur demande de venir accoucher à l’hôpital. Elles ne le font pas parce qu’elles ne partagent pas leur statut sérologique avec leur mari. C’est l’enfant qui perd parce qu’il sera infecté », explique le Dr Khalidou Konté.

Le non-suivi médical est aussi observé chez les hommes dans cette région. Ceux qui ont pris conscience de la nécessité de prendre les médicaments de façon régulière peuvent être comptés du bout des doigts… (suite de l’article)

Source : http://www.lesoleil.sn

FRANCE : Sexe, prévention et vidéos : “Je me protège, je te protège”

Publié par Christophe Martet, 27 janvier 2010

La vidéo “Je me protège, je te protège” présente un sujet rarement évoqué dans les campagnes : la prévention lorsqu’on est séropositif. Longtemps, les messages se sont adressés aux séronégatifs, pour qu’ils le restent. Mais dans la communauté LGBT, où selon l’étude Prevagay, un homo sur cinq fréquentant le milieu gay serait séropositif, comment aborder concrètement la prévention positive, pour dire aux séropositifs de se prémunir des Infections sexuellement transmissibles et de protéger leurs partenaires ?

UN SÉROPOSITIF S’EXPRIME

À partir du slogan “Je me protège, je te protège”, nous avons souhaité que s’exprime un séropositif, Philippe. Nous le remercions chaleureusement d’avoir accepté de le faire, quand témoigner de sa séropositivité à visage découvert est impossible pour certains. Philippe a insisté sur un point qui lui paraît crucial : dans les relations sexuelles, il est difficile de parler du VIH, souvent casse-gueule d’annoncer son statut sérologique, et tout cela peut constituer un frein pour vivre pleinement une sexualité épanouie et safe… (suite de l’article)

Source : http://www.yagg.com/

FRANCE : Prévention Sida : une capote géante volante devrait faire le tour du monde

Actualites Gay G.L., 27/01/2010

Le projet ’’World flying condom tour’’ devrait voir le 1er décembre 2010, journée mondiale de lutte contre le Sida, le vol inaugural à Paris d’une montgolfière en forme de préservatif destinée à un tour du Monde.... « Plus haut, plus loin, partout dans le Monde » pourrait-être la devise de ce projet présenté mardi à la presse par Gérard Feldzer, directeur du Musée de l’air et de l’espace du Bourget, et initiateur du projet CondomFLy qui verra une montgolfière en forme de préservatif géant, la « condomfière » sillonner le ciel mondial et particulièrement les zones fortement affectées par la pandémie du Sida. Le vol inaugural devrait être lancé le 1er décembre prochain face à la Tour Eifel en cette Journée mondiale de lutte contre le Sida, avant de parcourir jusqu’en 2013 plus d’une centaine de capitales dans toutes les zones du globe.

Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, Xavier Emmanuelli, président du Samu social et Marc Gentilini, de l’Académie de médecine, étaient là pour défendre ce projet de sensibilisation. De nombreux autres parrains, d’horizons très divers, se sont déjà fait connaître, parmi lesquels Yann ARTHUS BERTRAND, Alain BOUGRAIN- DUBOURG, Christian CABROL, Yves COCHET, Daniel COHN-BENDIT, Gérald DE PALMAS, Philippe DOUSTE-BLAZY, Maud FONTENOY, Anne HIDALGO, Nicolas HULOT, Thierry LHERMITTE, Philippe TORRETON, Laurent VOULZY ou Eric WOERTH encore. La capote géante, qui mesurera 40 m de haut et coûtera 150000 euros sera réceptionnée ce printemps avant de participer en juillet prochain à la XVIIIe conférence internationale sur le sida à Vienne. Après le décollage de décembre, elle traversera l’Afrique au long de l’année 2011, puis, en 2012, l’Amérique centrale et du sud, avec une incursion à San Francisco. En 2013, l’Asie sera son espace de vol. Toutefois, signe des conservatismes locaux possibles, l’Etat du Wisconsin (USA) refuserait son survol, pour des raisons « morales » a indiqué déjà Gérard Feldzer. Aux escales, un village « condom fly » installé au sol doit permettre des actions de sensibilisation sur le sujet du Sida auprès des populations locales… (suite de l’article)

Source : http://www.citegay.fr

ITALIE : Participatif et sexy : la capote au bout de la langue

Par Rédaction, 27 janvier 2010

La campagne italienne « Word of Mouth » met le préservatif à la langue de chacun, et tout le monde peut y participer. Un projet qui dévoile déjà des clichés plutôt drôles et parfois même sexy !

Dans la famille des campagnes de prévention, on demande (aussi) du sexy, du sensuel, du rassembleur ! Et il fallait, sans doute, se rendre en Italie pour le trouver : l’initiative du photographe Anton Leroy (ci-dessus, au centre) possède en effet tous ces atouts. Une capote sur la langue, une idée simple pour une photo facile à faire soi-même. « WOM » pour Word Of Mouth (« bouche à oreille »), nom de cette campagne de promotion du préservatif, propose « à chacun d’être porte-parole de la prévention contre le VIH ». Et tout le monde peut faire partie du projet ! Même les joueurs de l’équipe de rugby milanaise Amatori Rugby Milano ont joué le jeu (voir ci-dessous).

Une campagne interactive

Comment participer à cette campagne ? Des shootings ont été organisés à Milan (voir ci-dessous) mais si l’on veut imiter ces beaux Italiens, on peut envoyer sa propre photo directement sur le site. À chacun de laisser libre cours à sa créativité, en conservant bien sûr l’idée du préservatif déroulé sur la langue… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com

ISRAËL : Le ministère de la Santé va lancer une vaste campagne en faveur du préservatif. Objectif : sensibiliser la communauté gay contre les risques de MST

Par Yuval Moshe, publié le 28 janvier 2010

Alors que de récentes statistiques montrent que le nombre de séropositifs a augmenté au sein de la communauté homosexuelle de Tel Aviv, le ministère de la Santé a décidé de s’atteler au problème en lançant une vaste campagne publicitaire afin d’encourager l’usage de moyens de contraception. Depuis 2002, l’hôpital Levinsky de Tel Aviv rescence près de 3755 cas de patients atteints de MST (maladie sexuellement transmissible). Cette information a été rendue publique mercredi, à l’occasion de la 3ème conférence israélienne sur la santé sexuelle, organisée par “Medical Media”. Dans le cadre de sa future campagne de prévention, le ministère de la Santé prévoit de distribuer des milliers de préservatifs au sein de la communauté gay, la plus touchée par le Sida. De nombreux spots publicitaires seront également mis en ligne sur Internet. Parallèlement, des tests VIH seront mis à la disposition des hôpitaux israéliens afin de donner la possibilité à ceux qui le souhaitent de vérifier s’ils ne sont pas atteints de la maladie. Jusqu’ici, ces tests étaient uniquement fournis dans certaines cliniques et par l’organisation “Israel Aids Task Force”, au prix de 50 shekels (environ 10 euros).

Source : http://www.israelvalley.com

FRANCE : Agen : Réduction des risques, un lieu pour toxicomanes

C.St-.P., publié le 27/01/2010

Début février, « La Verrière » ouvre un local de prévention et de conseils au 8, rue du 4-Septembre à Agen.

Par ses services d’addictologie et de soins des toxicomanies, « La Verrière » à Agen joue un rôle capital dans la prise en charge des personnes dépendantes.300 à 350 usagers poussent sa porte chaque année pour des suivis pouvant varier de 15 jours à dix ans et elle voit 80 à 90 nouveaux visages par an. Il faut savoir qu’une personne qui s’engage dans la prise de produits psychoactifs comme l’héroïne connaîtra une vraie problématique de santé avec en corollaire une perte des repères sociaux et une marginalisation dans les cinq ans en moyenne. Se gardant bien de tous préjugés et consciente des parcours de vie bien souvent douloureux et chaotiques qui ont fait le lit de la toxicomanie, « La Verrière » propose différentes formes d’aides. Au rang desquels, un centre spécialisé de soins où la personne dépendante est accueillie dans le cadre d’une prise en charge médico-psycho-sociale avec à la clé des programmes de sevrage, prescription et suivi de traitements de substitution. Autre volet, les dix appartements de coordination thérapeutique gérés par une équipe pluridisciplinaire et ouverts à un public en situation de fragilité psychologique et sociale et pas forcément en prise avec des conduites addictives. « Cela peut être des problèmes somatiques, des pathologies lourdes en lien avec le VIH, l’hépatite C ou des cancers », stipule Christian Vivès, directeur de « La Verrière ».

KITS D’INJECTION

Parmi les nouveautés de la rentrée 2010, la création d’un centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques de drogues, le CAARUD, dont l’existence en France est relativement récente. Ainsi dans l’impasse du 4-Septembre, au n. 10 bis, un local ouvrira début février à destination des toxicomanes (sniffeurs, injecteurs et fumeurs) qui ne souhaitent pas encore décrocher : « Ils viendront trouver des conseils… (suite de l’article)

Source : http://www.ladepeche.fr

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