ÉTUDE : L’AMP, un soutien au projet du couple sérodifférent mais aussi un rappel de la maladie - ENTREVUE : Femmes séropos : « Le suivi gynécologique est très important » - SUISSE : L’OMS mise en examen pour ses liens avec la pharma - RWANDA : Une nouvelle campagne pour stimuler l’utilisation des préservatifs - FRANCE : Toxicomanie : Salles de shoot : deuxième couche - AFRIQUE DU SUD : Traitement ARV, mieux suivi par les étrangers que la population locale - INTERNET : Événement : Chattez avec Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, sur Yagg - ENTREVUE : « Le régime ougandais jette les homos en pâture pour se maintenir au pouvoir » - HAÏTI : Les labos se mobilisent - BURKINA FASO : L’Association « AVANT-Sida » à la rencontre des élèves

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ÉTUDE : L’AMP, un soutien au projet du couple sérodifférent mais aussi un rappel de la maladie
Rédigé le 14 janvier 2010
Pour un couple dont l’homme est séropositif, le désir d’enfant et la démarche d’assistance médicale à la procréation (AMP) entraîne un bouleversement psychique chez chacun des membres du couple. Le CECOS de Toulouse a dégagé quelques pistes de réflexion afin de mieux comprendre le vécu de la grossesse au sein du couple dans le contexte du VIH. Le fonctionnement psychologique de chaque membre du couple dans la période qui précède l’AMP a également été étudié.
L’étude
Chaque année, environ 350 couples dont l’homme est séropositif et qui désirent avoir un enfant, s’adressent à des centres d’AMP en France. Quarante couples sérodifférents dont l’homme était infecté ont été suivis par le centre de Toulouse. Durant quatre ans, de 2002 à 2006, le CECOS de Toulouse a reçu ces couples et analysé les entretiens pratiqués avant qu’ils ne débutent l’AMP et pour certains couples ceux réalisés à la suite de plusieurs échecs d’inséminations.
Profil des couples sérodifférents faisant une démarche d’AMP
ils ont en général un bon niveau éducatif ;
un des deux membres du couple travaille ;
ils vivent une relation affective stable depuis plusieurs années ;
Les femmes et leur conjoint expriment un très fort désir d’enfant comparable à celui des couples infertiles ;
le protocole d’AMP est source d’anxiété autant pour l’homme que pour la femme du fait de la peur d’un passage du virus et ceci même si le risque de transmission est présenté comme réduit à presque zéro.
Toutefois, ces couples vivent toujours dans le secret la maladie et ils ne souhaitent pas informer ultérieurement l’enfant de la situation de son père, car ils se sentent toujours stigmatisés par notre société. Il faut cependant noter que ces couples ne sont pas représentatifs de l’ensemble des couples touchés par la maladie. Ceci s’explique probablement par le nombre limité de centres, le prix des soins dans certains pays, l’accès difficile à l’information et la détermination nécessaire des deux membres du couple.
Analyse des entretiens
Jusqu’à cette démarche au CECOS, 36 femmes sur 40 avaient mis entre parenthèses l’idée d’une grossesse ; face au questionnement de l’entourage et surtout de leur mère, elles avaient dû nier leur souhait de maternité, en alléguant de fausses raisons ;
Certains hommes avouèrent que lors de l’annonce du diagnostic, à l’idée de la mort était venue s’adjoindre immédiatement celle qu’ils n’auraient jamais d’enfant ; ces hommes se considéraient comme des survivants auxquels toute idée de filiation avait été jusque-là interdite ;
L’ensemble des hommes a parlé très spontanément du désir d’un enfant, du souhait de construire une famille, de l’avenir qu’ils envisagent lointain, car ils se voient l’accompagner au fil des années, sans faire part d’inquiétudes majeures par rapport à la maladie ;
L’AMP représente un soutien au projet du couple mais aussi un rappel de la maladie : en effet certains hommes ont dû prendre un traitement qu’ils n’avaient pas jusqu’alors, de façon à maintenir une charge virale indétectable ou basse, ce qui a signé pour eux l’entrée définitive dans la maladie ;
l’AMP apporte un sursaut de vie au couple, un sentiment de normalité et d’égalité ;
en cas d’échec, l’AMP, du fait des exigences posées par les protocoles médicaux, peut fragiliser l’équilibre trouvé jusque-là par le couple avec le VIH ;
Les femmes expriment dans leur discours une certaine anxiété par rapport au risque de contamination.
Le vécu de la grossesse
les femmes se trouvent encore isolées par rapport à leur entourage, face aux inquiétudes attenantes au VIH. Le secret entourant la maladie et l’AMP, ne leur laisse comme interlocuteur que le compagnon, lui-même angoissé,
L’enfant porté est considéré comme un enfant « précieux », un « don » fait au conjoint malade, sa compagne lui offrant ainsi la possibilité d’accéder à la paternité et de réparer la culpabilité de sa contamination ;
les hommes paraissent déstabilisés dans les défenses qu’ils avaient construites pour vivre avec le VIH, la question de la mort étant réactivée.
Conclusion
L’entretien psychologique qui fait partie du protocole habituel pour les couples infertiles inscrits dans une démarche d’AMP devrait se doubler de la proposition d’un suivi durant la grossesse. Si l’équipe médicale a su apporter la réponse au projet d’enfant, elle ne peut pas ignorer qu’elle est venue réactiver dans le même temps la question de la mort, sous-tendue par le diagnostic du VIH, autant chez l’homme que chez la femme.
Dans la presse scientifique
“ Couples sérodifférents dont l’homme est infecté par le VIH et Assistance médicale à la procréation : le désir d’enfant et la grossesse aux prises avec la réalité de la maladie ” ; F. Hopker Azemara, M. Daudin, Bujanb ; Gynécologie Obstétrique & Fertilité, Volume 38, Issue 1, January 2010, Pages 58-69
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
ENTREVUE : Femmes séropos : « Le suivi gynécologique est très important »
jeudi 14 janvier 2010
C. Kapusta-Palmer (Planning Familial)
Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service
SIS : Le Mouvement Français pour le Planning Familial évoque les discriminations des femmes séropositives du fait de leur genre pour justifier l’ouverture d’une consultation spécifique à Paris. Quelles sont ces discriminations ?
Catherine Kapusta-Palmer : La discrimination existe déjà du fait de la place des femmes dans la société et de toutes les vulnérabilités socio-économiques dont elles sont victimes. A cette situation, le VIH se rajoute comme une couche supplémentaire. Pour une femme, le vécu de la séropositivité n’est pas du tout la même chose que pour un homme. Il ne s’agit pas de dire que c’est plus grave, cela veut dire que c’est vécu différemment. Beaucoup de femmes élèvent seules leurs enfants, ce qui rend le quotidien encore plus difficile à gérer. De plus, la société, à l’image de ce qui existe pour les homos, classe les femmes séropositives dans la catégorie de ceux qui ont mérité leur maladie, puisqu’elles ont eu une mauvaise vie ! Beaucoup de femmes séropositives se retrouvent isolées à cause de ce rejet. L’Interassociative Femmes, dont SIS fait partie, nous permet de recevoir beaucoup de témoignages de ce genre. Des femmes nous disent être souvent restées 10 ans, 15 ans voire plus, sans parler à leur famille. Et lorsqu’elles sont mères, la séropositivité est encore plus indicible de peur de retombées sur leurs enfants.
SIS : Quel message souhaitez-vous apporter aux femmes séropositives ?
CKP : Pour ma part, si j’ai voulu travaillé au Planning Familial après avoir longtemps milité à Act Up, c’est parce qu’avec l’Interassociative Femmes, nous avons voulu permettre aux femmes séropositives de se retrouver, d’échanger et de montrer que l’expérience de la maladie venait d’elles. Ce sont les femmes qui vivent la séropositivité, donc ce sont elles qui doivent acquérir la connaissance, elles qui doivent apporter l’expérience de leur vécu pour élaborer une parole collective et construire des revendications. Nous voulons aussi montrer aux femmes séropositives qu’elles ne sont pas seules, qu’elles peuvent sortir de la stigmatisation et qu’elles ont le droit de parler.
SIS : Que propose le Planning Familial dans le cadre de ces consultations spécifiques ?
CKP : Le Planning Familial est un lieu présent partout en France, dans les petites comme dans les grandes villes, et qui bénéficie d’une forte renommée avec une longue expérience de l’accueil et de l’écoute. Or certaines femmes séropositives n’arrivent pas à pousser la porte des associations de lutte contre le sida - justement parce qu’elles sont identifiées « sida », ou parce que ces associations sont perçues comme étant issues de la communauté homosexuelle. Ces femmes pensent ne pas y trouver leur place, ne pas pouvoir s’y sentir à l’aise.
SIS : Au-delà de l’accueil et de l’écoute, quel point vous semble le plus important à prendre en compte pour les femmes séropositives ?
CKP : Le suivi gynécologique est très important. Il doit être très régulier car certains problèmes peuvent être plus sérieux que pour les femmes séronégatives. Le monde médical est au moins d’accord sur ce point alors que d’autres aspects sont plus flous compte tenu du manque de recherche concernant les spécificités des femmes séropositives.
SIS : Avez-vous déjà beaucoup de demandes ?
CKP : Le succès est encore modeste car l’information sur l’ouverture de cette consultation n’est pas encore passée. On sait bien qu’il faut du temps pour que les femmes en aient connaissance. Nous avons lancé une campagne pour informer les services hospitaliers, les associations, les structures d’accueil et nous comptons beaucoup sur le bouche-à-oreille.
SIS : D’autres Planning prévoient-ils d’ouvrir ce type de consultations ?
CKP : Mon travail consiste à motiver les Plannings pour qu’ils s’engagent sur la même voie que Paris. L’accueil est favorable mais les personnels doivent être formés. Si la connaissance est parfaite dans le domaine de l’interruption volontaire de grossesse, la contraception, les violences faites aux femmes… la crainte existe de ne pouvoir apporter de réponses correctes aux questions des femmes séropositives. Les personnels des Plannings doivent juste perdre cette crainte afin de faire un pas de plus dans leur travail qui intègre déjà la prévention du VIH et des IST.
SIS : Avez-vous bénéficié de soutiens financiers supplémentaires pour lancer cette consultation ?
CKP : Non, nous travaillons avec les budgets actuels puisque nous sommes dans le cadre d’une mise en place.
SIS : Sida Info Service va ouvrir un centre de santé sexuelle, « Le 190 », le 1er février prochain. Comptez-vous collaborer avec lui ?
CKP : Oui. Un rendez-vous est programmé avec le directeur médical du 190, le docteur Michel Ohayon, pour voir comment travailler ensemble afin de répondre aux demandes des femmes.
Les consultations destinées aux femmes séropositives se déroulent un jeudi sur deux à 17 h sur rendez-vous (téléphone 0 800 803 803) au 10, rue Vivienne – 75002 Paris – Métro Bourse
Source : http://www.sida-info-service.org/
SUISSE : L’OMS mise en examen pour ses liens avec la pharma
GRIPPE A (H1N1) | La pandémie touche à sa fin. L’heure des comptes a sonné. Le Conseil de l’Europe vient d’ouvrir une enquête exceptionnelle sur l’influence qu’aurait exercée l’industrie pharmaceutique sur l’OMS. Grâce aux vaccins, elle engrangera 10 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires.
ÉLISABETH ECKERT | 15.01.2010 | 00:03
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) l’a annoncé hier : « La vague pandémique due au virus A (H1N1) touche bientôt à sa fin en Suisse. » La semaine dernière, quelque 7300 personnes ont consulté un médecin pour des symptômes grippaux, contre 10 000 lors des sept jours précédents. Au final, l’OFSP estime que 1,5 million de Suisses ont été atteints dans le pays, de manière plus ou moins sévère ; 528 patients ont dû être hospitalisés, dont 94 aux soins intensifs. En comptant la Genevoise décédée en décembre dernier, mais dont le cas n’a seulement été révélé que mercredi, le nombre de victimes s’élève à seize.
Voilà. Aujourd’hui, la Suisse dort sur une réserve de 13 millions de doses de vaccin, dont une minime partie a été utilisée. Coût de l’opération : 84 millions de francs pour la Confédération, et cette proportion est totalement identique dans tous les pays développés. France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, États-Unis : tous tentent aujourd’hui de revendre les surplus, voire de résilier les contrats passés avec les laboratoires pharmaceutiques.
Novartis, Glaxo & Co auditionnés
C’est peu dire que la colère monte. Justifiée ou non. Les suspicions de collusion entre l’Organisation mondiale de la santé – qui a décrété la pandémie et élevé au plus haut niveau le degré d’alerte – gagne désormais les rangs les plus officiels. Ainsi, le Conseil de l’Europe – dont la Suisse actuellement présidente – va ouvrir une enquête sur « l’influence de l’industrie pharmaceutique au sein de l’OMS ». La session plénière du 18 janvier y sera entièrement consacrée. Le 20 janvier, ces mêmes laboratoires – à savoir Sanofi Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKline et Baxter – seront audités par le Sénat français. Enfin, le parlement russe (la Douma) est appelé à ouvrir une enquête « pour corruption ». Si le délit est avéré, la Russie envisagerait un retrait de l’OMS...
« Des transferts suspects »
L’incendie a réellement été allumé par un membre de la commission Santé du Conseil de l’Europe, le médecin et épidémiologiste allemand Wolfgang Wodarg (lire ci-contre), qui n’hésite pas à parler de « l’un des plus grands scandales médicaux du siècle. Les laboratoires pharmaceutiques ont organisé la psychose ! » Le parlementaire met directement en cause les liens incestueux entre l’OMS et les pharmas. Selon lui, « un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique ». Pour preuve, Wolfgang Wodarg relève le cas de Klaus Stöhr, longtemps responsable du département épidémiologique à l’OMS et donc en première ligne sur les pandémies, « devenu entre-temps un haut cadre de Novartis ». Le problème de l’ESWI (groupe de travail scientifique européen sur la grippe) est également soulevé, lui qui joue le rôle de pivot central entre l’OMS et les instituts de recherche. L’ESWI est ainsi grandement financé par ces mêmes laboratoires qui seront auditionnés la semaine prochaine en France. Enfin, le mode de financement même de l’Organisation mondiale de la santé, mi-privé, mi-public, ainsi que l’opacité qui l’entoure sont pointés du doigt. Face à cette pluie de critiques, la directrice générale de l’OMS Margaret Chan vient de promettre un processus d’évaluation sur la façon dont a été gérée la pandémie A (H1N1). Il débutera à Genève 18 janvier prochain… (suite de l’article)
Source : http://www.tdg.ch/actu/
RWANDA : Une nouvelle campagne pour stimuler l’utilisation des préservatifs
KIGALI, 14 janvier 2010 (PlusNews) - Une campagne du gouvernement rwandais a pour objectif de faire augmenter de manière significative l’utilisation des préservatifs tant masculins que féminins dans le pays, où l’on estime que les personnes sexuellement actives n’utilisent en moyenne que trois préservatifs par an.
« Nous voulons changer l’attitude des gens par rapport à l’utilisation des préservatifs », a dit Anita Asiimwe, secrétaire exécutive de la Commission nationale de lutte contre le sida (CNLS), à IRIN/PlusNews. « Nous voulons réduire l’infection parmi les jeunes d’au moins 50 pour cent – les hommes ainsi que les femmes devraient agir de façon responsable au sujet de leur vie ». La campagne de trois mois, lancée en décembre 2009, sera plus spécifiquement axée sur les groupes à risque élevé comme les travailleuses du sexe et les couples en mésentente. Selon le gouvernement, les plus grands obstacles à l’utilisation des préservatifs ont été le fait qu’ils sont encore associés au vagabondage sexuel, rendant leur usage difficile dans le cadre d’une relation stable ; leur distribution irrégulière fait que les personnes vivant dans les zones rurales trouvent qu’il est plus difficile d’y avoir accès. Une étude conduite par Population Services International, un groupe de marketing social, a révélé que plus de la moitié des utilisateurs rwandais de préservatifs se plaignaient de rupture [du préservatif], soulignant le besoin d’une plus grande éducation sur leur utilisation correcte… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
FRANCE : Toxicomanie : Salles de shoot : deuxième couche
Par jfl-seronet - Posté le 13 janvier 2010
Après Valérie Pécresse, ministre et candidate à la présidence de la région Île-de-France, c’est au tour de Chantal Jouanno, tête de liste UMP pour les régionales à Paris et elle aussi ministre, de dégainer contre les salles d’injection supervisée… et l’usage des drogues en général. Un nouveau thème de campagne qui n’échappe pas à la caricature.
Le 8 janvier dernier, Chantal Jouanno s’est déclarée "totalement opposée à la dépénalisation" des drogues, prônant plutôt des politiques de prévention et d’information (qui marchent très bien comme chacun sait). "Je suis totalement opposée à la dépénalisation, mais favorable à un plan tolérance zéro contre les drogues", affirme Chantal Jouanno dans un communiqué. "Les solutions résident davantage dans des politiques éducatives de prévention et d’information renforcées, de mise en œuvre d’une politique cohérente à l’échelle territoriale pour la jeunesse", estime la secrétaire d’État à l’Écologie. "En aucun cas, je n’accepterai un simple encadrement des usages de drogue pour les Parisiens", tonne la ministre. C’est intéressant de voir quel usage l’UMP fait de cette question au tout début de la campagne électorale régionale. Elle agite le chiffon rouge, entonne le couplet classique de la tolérance zéro (c’est exactement ce qui est appliqué aujourd’hui) et laisse entendre que la gauche serait laxiste voire même pro drogues. Cette sortie, Chantal Jouanno l’a faîte en réaction à la décision du Conseil de Paris d’accorder une subvention de 27 000 euros à une association qui sera chargée de réaliser une expertise sur les salles de consommation des drogues pour les personnes usagères de drogues. "Je demande alors à messieurs Le Guen [député PS à l’origine de la proposition] et Bertrand Delanoë [maire PS de Paris] de me prouver quelle serait l’efficacité d’un dispositif qui conduit à parquer les toxicomanes, sous prétexte de leur fournir une faible prise en charge médicalisée", ajoute Chantal Jouanno. On notera au passage que les candidates UMP ne proposent aucune autre mesure concernant les personnes usagères de drogues sur la question du VIH ou des hépatites, par exemple. On peut aussi noter que la question de l’usage des drogues n’est posée par l’UMP uniquement comme un problème concernant la jeunesse. On en a un très bon exemple avec le récent communiqué de presse du le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre qui juge que "les propositions de création de salles de shoot par les socialistes parisiens contribuent à l’acceptation d’un phénomène qui fragilise la jeunesse tant au plan de sa santé, que sur ses capacités de concentration sur les études, et donc de préparation de son avenir". En revanche "l’annonce d’un plan tolérance zéro dans les lycées d’Île-de-France sur la drogue, par Valérie Pécresse, est une annonce courageuse et une excellente nouvelle pour l’avenir de la jeunesse", écrit Frédéric Lefebvre. Tout est dit !
Source : http://www.seronet.info/
AFRIQUE DU SUD : Traitement ARV, mieux suivi par les étrangers que la population locale
JOHANNESBOURG, 15 janvier 2010 (PlusNews) - Une étude révélant que le traitement antirétroviral (ARV) a environ 50 pour cent moins de chances d’échouer chez les étrangers que chez les citoyens sud-africains soignés dans la même clinique de Johannesbourg a remis en question les préjugés largement établis concernant la capacité des immigrés à observer les régimes médicamenteux contre le VIH/SIDA.
L’Afrique du Sud accueille de nombreux demandeurs d’asile, réfugiés et immigrés sans papiers venant du reste du continent. Mais le traitement contre le VIH doit être observé à 100 pour cent pour éviter le développement d’une résistance aux médicaments et l’on pensait que la grande mobilité de ces groupes de populations en faisait de mauvais candidats au traitement. Jusqu’à récemment, seuls les malades possédant des papiers d’identité sud-africains avaient droit au traitement ARV dans les établissements publics. Bien que le gouvernement sud-africain ait enjoint les établissements publics de distribuer des antirétroviraux aux étrangers sans restriction, nombre d’entre eux se voient encore refuser l’entrée et finissent par se rendre dans des cliniques privées telles que Nazareth House, une mission catholique à Yeoville, une banlieue de Johannesbourg, qui distribue des ARV financés par le Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR). Des chercheurs de l’unité de recherche sur la santé reproductive et le VIH de l’université de Witwatersrand, et de son Programme d’études sur les migrations forcées, ont étudié les dossiers de 431 Sud-africains, 568 étrangers et 298 patients d’origine inconnue ayant commencé à suivre un traitement ARV à Nazareth House entre avril 2004 et mars 2007. Ils ont découvert que bien que les étrangers aient tendance à commencer le traitement avec un nombre inférieur de lymphocytes T CD4 (mesure de la force du système immunitaire), ils comptaient moins d’admissions à l’hôpital, manquaient moins de rendez-vous à la clinique, avaient moins tendance à abandonner les soins et avaient un taux de survie nettement supérieur à celui des patients sud-africains. « Le succès de l’ART [thérapie antirétrovirale] chez les étrangers de cette cohorte est particulièrement surprenant, étant donné les obstacles auxquels ils sont confrontés en vivant dans les quartiers défavorisés du centre de Johannesbourg et en observant une ART », ont écrit les chercheurs dans un article résumant leurs découvertes, publié dans le numéro de décembre de l’International Journal of STD and AIDS (IJSA, revue internationale sur les infections sexuellement transmissibles et le sida)… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
INTERNET : Événement : Chattez avec Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008, sur Yagg
15 janvier 2010
Publié par Christophe Martet
Françoise Barré-Sinoussi, rétrovirologue à l’Institut Pasteur, codécouvreuse du VIH avec le Pr Montagnier, prix Nobel de médecine 2008, est l’invitée exceptionnelle du chat de Yagg, le mardi 19 janvier, de 19h30 à 20h30.
Chercheuse sur les rétrovirus, Françoise Barré-Sinoussi travaille à Pasteur depuis le début des années 70. Sa carrière a basculé lorsqu’en 1983, après des mois d’intenses recherches, elle a isolé le virus responsable du sida. Comme elle le raconte elle-même dans l’interview qu’elle nous a accordée avant le chat (voir ci-dessous), elle était loin d’imaginer à l’époque l’ampleur de l’épidémie.
L’ÉGALITÉ DES PATIENTS DEVANT LA MALADIE
L’une des grandes qualités de cette chercheuse hors pair, c’est d’avoir su très tôt sortir de son laboratoire, pour aller sur le terrain, à la rencontre des malades et des associations. On est loin du chercheur en blouse blanche isolé dans sa tour d’ivoire ! C’est pourquoi l’expérience qu’elle a accumulée va bien au-delà de la recherche fondamentale : Françoise Barré-Sinoussi est une avocate ardente pour l’égalité des patients devant la maladie et pour un rééquilibrage Nord-Sud dans l’accès aux traitements. L’état de la recherche vaccinale 27 ans après la découverte du virus, les progrès dans la compréhension des mécanismes de la maladie, les avancées pour l’accès aux traitements : vous pourrez aborder toutes ces questions et bien d’autres avec le Pr Françoise Barré-Sinoussi, en direct, le mardi 19 janvier, de 19h30 à 20h30… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com/
ENTREVUE : « Le régime ougandais jette les homos en pâture pour se maintenir au pouvoir »
Par Habibou Bangré vendredi 15 janvier 2010
INTERVIEW. Sébastien Mandeng est un militant LGBT camerounais. De passage à Paris, il revient sur le projet de loi ougandais que les parlementaires pourraient voter dans les jours à venir.
Rencontre devant l’Église d’Auteuil, à l’Ouest de Paris. Sébastien Mandeng, vice-président de l’Association camerounaise de défense de l’homosexualité (Adefho), arbore le maillot des lions indomptables et à sa main droite un dizainier (un anneau dont l’usage s’approche de celui du chapelet). Le Doualais prouve ainsi qu’on peut aimer son pays, adorer dieu... et être gay. Actuellement, Sébastien Mandeng recherche des fonds pour construire un centre d’écoute et d’information LGBT. Mais il reste vigilant sur toutes les menaces qui visent les LGBT en Afrique. Pour preuve, le réquisitoire lancé par son association contre le projet de loi homophobe du député ougandais David Bahati, qui prévoit l’instauration d’offenses d’« homosexualité aggravée ».
TETU : En Ouganda, l’homosexualité est passible de prison à vie. Le pays a interdit le mariage de personnes du même sexe en juillet 2005 et, près de cinq ans plus tard, les parlementaires pourraient voter un projet de loi instaurant des offenses dites d’« homosexualité aggravée ». Pourquoi cet acharnement ?
Sébastien Mandeng : Selon moi, c’est une forme de distraction politique. Le régime veut rester au pouvoir, alors il jette les homosexuels en pâture. Comme ça, la population s’acharne sur eux, en disant qu’ils sont responsables de la misère ou de la pandémie VIH/sida, dont le taux ne cesse de croître en Ouganda. Pendant ce temps-là, le peuple ne réfléchit pas aux politiques qui pourraient améliorer ses conditions de vie...
Le régime semble toutefois hésiter à franchir le pas. Le ministre d’Etat pour les Investissements Aston Kajara a déclaré vendredi 8 janvier que le projet de loi répressif n’était « pas nécessaire », arguant que le code pénal prévoit des dispositions « suffisamment fortes » contre l’homosexualité. Qu’en pensez-vous ?
Cela veut dire que ce n’est pas la peine de faire une autre loi homophobe, car il y a déjà une loi homophobe. J’estime donc qu’à travers cette déclaration le ministre même montre qu’il est homophobe ! Il ferait mieux de dire qu’il faut retirer ce projet de loi pour que tous les Ougandais se sentent égaux devant la loi.
Au Cameroun, l’homosexualité est passible de cinq ans de prison. Des listes d’homosexuels présumés ont été publiées, vous avez été arrêté et séquestré. Avez-vous déjà pensé à fuir ?
Je n’ai jamais pensé à partir pour fuir. Fuir, c’est bien beau ! On se balade sur les Champs-Elysées, on se sent libre... Mais la France n’a pas toujours été un pays où on respecte les droits des homos. Et d’ailleurs même aujourd’hui les associations LGBT continuent à lutter pour le mariage ! Il faut que tous les Camerounais qui se sentent responsables du respect d’autrui - activistes ou non, gays ou pas - combattent à nos côtés, sur place, pour que les choses bougent.
Source : http://www.tetu.com/
HAÏTI : Les labos se mobilisent
Janvier 2010
Jean-Jacques Cristofari
Face aux immenses besoins sanitaires qui découlent du séisme qui vient de frapper Haïti, la mobilisation internationale est maximale. Les industriels du médicament ont également immédiatement apporté leur aide.
Les entreprises du médicament réunies au sein du LEEM n’ont pas attendu pour faire savoir qu’elles étaient prêtes et mobilisables pour apporter leur soutien en matériels de toute sorte aux équipes de secours déjà sur place ou en partance. Dès l’annonce du séisme, l’association TULIPE, organisme de dons de médicaments en situation d’urgence, a préparé 36 000 traitements au service des équipes de secours envoyées en Haïti par le Centre de Crise du ministère Français des Affaires Étrangères. Une donation de 10 kits effectuée à la Croix-Rouge Française a été acheminée avec leurs équipes de secouristes et 9 autres kits dispensés au COSI Secours Internationaux. Enfin le partenaire occasionnel de Tulipe, Pompiers Humanitaires Français (PHF), a également envoyé une équipe d’évaluation avec 1 kit d’urgence. "Ces kits sont des cantines constituées de manière régulière pour pouvoir être envoyées le plus rapidement possible et contenant des antiseptiques, des antalgiques, du matériel de suture, de contention... tout ce qui permet à une équipe d’avoir immédiatement tout ce qu’il faut", a déclaré à l’AFP le président de Tulipe Benoît Gallet. Au total, précise l’association, 56 kits d’urgence, soit de quoi prendre en charge près de 56 000 personnes, ont été mis à disposition dans les 12 heures suivant le séisme. « Les industriels, précise le LEEM, répondront de manière coordonnée et adaptée aux demandes des pouvoirs publics, sur la base des premières évaluations des équipes de secours et restent bien évidement attentives à l’évolution de la situation. » D’autres laboratoires sont également sur la brèche pour apporter des soutiens en matériel et médicament. Abbott a immédiatement fait savoir qu’il donnera un million de dollars en fonds et en produits médicaux ou de nutrition via sa fondation Abbott Fund. Cette aide sera délivrée aux organisations humanitaires. Le groupe pharmaceutique a indiqué que depuis 2007 il a donné, avec son Fonds, plus de 34 millions de dollars de soutiens divers pour répondre aux besoins sanitaires en Haïti, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, du diabète, du VIH/SIDA et de la malnutrition… (suite de l’article)
Source : http://www.pharmaceutiques.com/
BURKINA FASO : L’Association « AVANT-Sida » à la rencontre des élèves
Sidwaya
Issaka KABORE (Collaborateur)
14 Janvier 2010
Conformément à ses objectifs de porter davantage le message sur les conséquences des IST/VIH/SIDA, des grossesses précoces et non désirées au profit des élèves de la province d’Oubritenga, l’association « Agir Vivement Afin de Neutraliser la Transmission des IST/VIH/SIDA (AVANT-Sida), s’est adressée à son public cible durant trois mois.
D’octobre à décembre, les élèves aussi bien du primaire que ceux du secondaire ont reçu la visite des membres de l’association pour leur parler des conséquences des maux qui n’épargnent pas le milieu scolaire ; les grossesses précoces et non désirées et les IST /VIH/SIDA. Construits autour de divers thèmes comme conséquences des grossesses précoces et non désirées sur le rendement scolaire pour les élèves du secondaire et l’abstinence pour ceux du primaire, les animateurs de l’association ont puisé dans leurs profondes et riches expériences pour faire voir au public cible les conséquences qu’ils peuvent encourir s’ils ne prennent pas les mesures préventives sur les IST/VIH/SIDA. « Comment surmonter la gêne à s’acheter les préservatifs, comment négocier le port du préservatif », sont également entre autres thèmes qui sont abordés avec les élèves ne vivant pas chez un tuteur. Ce groupe d’élèves hors mis le fait qu’ils sont jeunes et ont des besoins spécifiques, ils sont dans une situation d’extrême vulnérabilité car étant loin des parents, ils se croient tout permis. C’est pourquoi l’association a jugé nécessaire d’aller à leur rencontre avec des thèmes bien appropriés… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/


