AFRIQUE DU SUD : La circoncision, un rituel dangereux - ÉTUDES : Interactions entre VIH, HSV-2, ulcérations génitales et circoncision - BREVETS : "Sida, les délais tuent ! " - ROYAUME-UNI : La BBC critiquée sur l’Ouganda - PRÉVENTION : Stratégies concertées IST-sida : un état des lieux en Belgique - PRÉVENTION : Sexe, prévention et vidéos (3/8) : “Je n’attends pas pour faire le TPE”, par 2Fik - ÉTATS-UNIS : Des animaux de compagnie aussi touchés par la grippe A/H1N1

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AFRIQUE DU SUD : La circoncision, un rituel dangereux en Afrique du Sud
Publié le 16 décembre 2009
Sibongile Khumalo
Agence France-Presse
Libode
Les plus chanceux survivent avec un pénis mutilé, les autres meurent. Tel est le prix à payer pour une poignée de garçons sud-africains désireux de devenir des hommes aux mains de chirurgiens traditionnels peu scrupuleux.
« Quand vous n’êtes pas circoncis, peu importe votre âge, la société ne vous considère pas comme un homme. Vous serez toujours un garçon. Personne ne veut vivre avec ça », justifie Athenkosi Mtirara, 18 ans. Deux fois par an, l’éthnie Xhosa dans la province pauvre de l’Eastern Cape (sud) organise des cérémonies d’initiation. Athenkosi a choisi d’être circoncis dans le bush plutôt que d’être opéré par un médecin dont la méthode rapide et sans souffrance ne fait pas du garçon un homme, selon les habitants. « Dans ma famille, personne n’en est mort. Mon frère aîné m’a conseillé sur les choses à éviter pour une bonne opération », souligne-t-il. Après ce rite de passage, le jeune homme jettera tous ses vêtements pour symboliser le début de sa nouvelle vie d’homme. Il passera ensuite quatre semaines loin de chez lui afin d’apprendre les valeurs et responsabilités des adultes. Avec un accès limité à l’eau et la nourriture, certains jeunes souffrent de déshydratation et parfois meurent faute de soins. Si Athenkosi recule ou finit à l’hôpital, il portera tout le temps le fardeau de ne pas être complètement un homme. Plus de 200 garçons sont morts ces 15 dernières années et 90 ont perdu leur pénis dans des écoles d’initiation illégales, selon les autorités médicales. « C’est un chiffre très important pour une seule région », estime le porte-parole du ministère de la Santé dans l’Eastern Cape, Sizwe Kupelo, basé à Libode. Si rien n’est fait, cette tendance devrait s’accentuer car l’Afrique du Sud commence à encourager la circoncision afin de limiter les risques de propagation du sida. Le roi zoulou Goodwill Zwelithini a annoncé la semaine dernière vouloir réintroduire cette pratique, abandonnée par son ethnie il y a deux siècles. Le défi aujourd’hui : réconcilier pratiques traditionnelles avec la médecine moderne et la loi. Les autorités tentent d’inculquer une hygiène de base à ces praticiens informels dont « l’art » est transmis de génération en génération… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ÉTUDES : Interactions entre VIH, HSV-2, ulcérations génitales et circoncision
Par Aude Segond, Crips (France) 16/12/09
Des études randomisées ont montré que la circoncision masculine réduisait l’incidence des infections par le VIH et l’herpes simplex virus de type 2 (HSV-2) ainsi que les ulcérations génitales symptomatiques. Mais les interactions entre VIH, HSV-2, ulcérations génitales et circoncision n’étaient pas renseignées jusqu’à ce que des chercheurs de Rakaï (Ouganda) entreprennent d’évaluer le rôle des ulcérations génitales et du HSV-2 dans la protection contre le VIH conférée par la circoncision.
Leur étude a porté sur un total de 5500 hommes non infectés par le VIH. Ils ont été répartis par randomisation en deux groupes : 2756 hommes ont été circoncis immédiatement ; pour 2775 la circoncision a été différée. Le bilan médical de départ a compris :
Un interrogatoire sur les symptômes génitaux déjà observés, comme des ulcérations, des douleurs péniennes ou un prurit ;
Un examen clinique de l’appareil génital ;
Des prélèvements pour une recherche d’une contamination antérieure par le HSV-2.
A 6, 12 et 24 mois de suivi, un test de dépistage du VIH était effectué et l’ensemble des examens du bilan initial renouvelé.
La circoncision diminue de moitié le risque d’ulcération génitale chez les hommes n’étant pas infectés par le HSV-2 au début de l’essai (Prevalence Risk Ratio, PRR= 0,51 ; 95% Confidence Interval CI= 0,43 à 0,74) et chez les hommes qui sont contaminés par le HSV-2 durant l’essai (PRR= 0,48 ; 95% CI= 0,15 à 0,81). Chez les hommes ayant été contaminés par le HSV-2 avant le début de l’essai, le risque d’ulcération génitale est diminué du tiers (PRR = 0,56 ; 95% CI = 0,51 à 0,69). Chez les hommes non infectés par le HSV-2, la circoncision abaisse le risque d’infection par le VIH des deux tiers (Incidence Rate Ration, IRR= 0,34 ; 95% CI= 0,15 à 0,81). Elle diminue également ce risque chez les hommes qui s’infectent par le HSV-2 en cours d’essai mais de façon non significative (IRR = 0,56 ; 95% CI= 0,19 à 1,57). La circoncision n’a par contre pas d’impact sur le risque de contamination par le VIH chez les hommes ayant déjà été infectés par le HSV-2 avant l’essai. Selon les estimations des investigateurs, la proportion de la diminution de contamination par le VIH due à la réduction des ulcérations génitales symptomatiques est de 11,2% (95% CI= 5,0 à 38,0) et celle due à la prévention de l’infection par le HSV-2 est de 8,6% (95% CI= 1,2 à 77,1). Parce que réduire les ulcérations génitales ne joue qu’un rôle marginal dans l’efficacité de la circoncision à prévenir la contamination par le VIH, les chercheurs concluent que la circoncision prévient l’infection à VIH principalement grâce à l’ablation de tissus du prépuce riches en cellules cibles pour le VIH.
Effects of genital ulcer disease and Herpes Simplex Virus type 2 on the efficacy of male circumcision for HIV prevention : analyses from Rakai trials (PDF, 228Ko) / R. H. Gray et all. - PLoS Medicine, novembre 2009, vol. 6, n° 11, e1000187. - 8 p.
Source : http://www.vih.org/
BREVETS : "Sida, les délais tuent ! "
Par jfl-seronet - Posté le 17 décembre 2009
AIDES et Coalition PLUS appellent (14 décembre) Bernard Kouchner à soutenir, le lancement immédiat de l’initiative d’UNITAID visant à libérer la circulation des versions génériques bon marché des médicaments anti-VIH dans les pays pauvres.
"Alors que cette initiative vitale est en discussion dans UNITAID depuis décembre 2006, des collaborateurs de Bernard Kouchner ont indiqué aux associations que le ministère des Affaires étrangères envisagerait d’en repousser une fois de plus de lancement effectif", dénoncent AIDES et Coalition PLUS dans un communiqué. Les deux associations (AIDES est membre de Coalition PLUS) rappellent que "6 000 personnes meurent du sida par jour" et demandent que prennent fin les "atermoiements". Le 14 décembre, le Conseil d’administration d’UNITAID, fondé par la France, est censé acter le lancement de son "patent pool" (communauté de brevets), un "mécanisme permettant aux laboratoires occidentaux de lever les monopoles qu’ils possèdent sur les médicaments sida, afin de laisser les versions génériques de ces médicaments circuler librement de l’Inde (où ils sont fabriqués) vers les autres pays pauvres (où résident 90 % des malades)." "Le "patent pool" va permettre un bien meilleur accès aux médicaments anti-VIH, notamment de nouvelle génération, dans les pays pauvres. "Il va aussi permettre à l’Etat français de réaliser de grandes économies, car celui-ci investit plus de 100 millions d’euros par an dans l’achat de médicaments anti-sida à destination des pays pauvres", notent les associations. "Aux côtés de Médecins Sans Frontières, nos associations soutiennent très fortement la mise en œuvre urgente de cette initiative (…) Le monde ne peut se permettre d’attendre encore : nous demandons à Bernard Kouchner de lancer le patent pool maintenant, dès aujourd’hui", affirment AIDES et Coalition PLUS. Plus d’infos sur http://www.aides.org/ Plus d’infos sur http://www.coalitionplus.org/
Source : http://www.seronet.info/
ROYAUME-UNI : La BBC critiquée sur l’Ouganda
Londres (UK) – Contestations suite à un sondage
17/12/09
Didier Lestrade
On aurait dit un bug ou une blague de très mauvais goût. Suite à la mobilisation contre le projet de loi antigay et antiséropos en Ouganda, le site Internet de la BBC a posé la question : « Should homosexuals face execution ? » ou « Les homosexuels doivent-il être exécutés ? ». L’absence de distance était supposée laisser toute la place au débat des internautes. Mais, très vite, les nombreuses protestations ont mis fin à ce sondage qui semblait encourager les discussions les plus brutales ayant lieu à Kampala. Sur son blog, le député travailliste Eric Joyce s’est demandé : « Est-ce que la BBC est en train d’apporter sa crédibilité à un débat écœurant autour d’une loi profondément affreuse et violente ? ». Les journalistes de BBC Africa Have Your Say, qui avaient lancé ce sondage, avaient pourtant beaucoup réfléchi à la formulation de la question. « Nous sommes d’accord : c’est une question dure et osée, mais nous pensons qu’elle illustrait le vrai problème derrière le projet de loi ».
Source : http://www.minorites.org/
PRÉVENTION : Stratégies concertées IST-sida : un état des lieux en Belgique
Par Aude Segond, Crips (France) 17/12/09
La stratégie concertée IST-sida est un travail collectif et participatif, mené dans une visée opérationnelle par les intervenants concernés par la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et de l’infection à VIH en Communauté française de Belgique. A partir de ce travail, est effectuée une synthèse des stratégies définies, validées et priorisées par la plupart des intervenants du secteur et des recommandations sont émises. Résultat du travail réalisé en 2008 et 2009, Stratégies concertées IST-sida : une analyse commune pour l’action vient d’être mis en ligne.
Ce travail a consisté dans la mise à jour des analyses de situations pour les différents publics cibles de la prévention publiés en décembre 2006 et sur lequel se base les Stratégies concertées 2007-2008 (PDF, 1,2Mo), précédemment publiées. Coordonné par Vladimir Martens (Observatoire du sida et des sexualités) et Florence Parent (Service d’Information Promotion Éducation Santé), ce rapport se compose de onze cahiers. Cet ensemble de rapports constitue un état des lieux très complet de la situation et des actions menées en Communauté française de Belgique ; il effectue un point sur les milieux de vie, les services et les acteurs, tant pour tout public que pour des publics spécifiques et vulnérables, ainsi qu’une évaluation de la mise en œuvre des stratégies concertées 2007-2008… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
PRÉVENTION : Sexe, prévention et vidéos (3/8) : “Je n’attends pas pour faire le TPE”, par 2Fik
17 décembre 2009
Publié par Christophe Martet
Renouveler les messages de prévention en demandant à des créateurs et des créatrices gays et lesbiennes de réaliser des vidéos originales, c’est le parti pris de la campagne Sexe, prévention et vidéos, lancée par Yagg avec l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes).
Le talentueux photographe 2Fik, franco-canadien d’origine marocaine, installé à Montréal, a choisi d’illustrer la thématique du Traitement postexposition (TPE) à travers un roman-photo où il se met en quatre (c’est le cas de le dire). À découvrir d’urgence ci-dessous : http://www.dailymotion.com/video/xb...
Musique Jef Barbara.
Pour rester informé-e-s sur la campagne, pour participer aux discussions et consulter nos fiches d’infos thématiques, rendez-vous sur le groupe dédié sur la communauté (si vous n’êtes pas inscrit-e, cela ne prend que quelques instants).
Retrouvez nos autres vidéos :
“Je mets une capote une capote et du gel”, par François Sagat.
“Je vais chez le gynéco”, par Tatiana Potard… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com/
ÉTATS-UNIS : Des animaux de compagnie aussi touchés par la grippe A/H1N1
PAR SUE MANNING, THE ASSOCIATED PRESS
16 décembre 2009
LOS ANGELES - La grippe A/H1N1 n’est pas réservée aux seuls êtres humains : quelques animaux de compagnie ont aussi contracté cette maladie ces dernières semaines, notamment aux États-Unis. Les conseils des médecins adressés aux propriétaires de ces petites bêtes sont simples : il suffit de se laver les mains après les avoir touchés et surtout, de ne pas paniquer.
Aux États-Unis, la grippe A/H1N1 a été diagnostiquée chez seulement quelques chats et furets domestiques depuis son apparition en avril dernier. Les vétérinaires disent toutefois ne pas savoir si c’est parce que très peu d’animaux ont été testés ou parce que très peu souffrent de cette maladie. "Je pense que nous allons probablement voir plus de cas (d’animaux domestiques) dans l’avenir. On en parle plus, donc les gens s’y intéressent plus", explique le Dr Kristy Pabilonia, membre du département de médecine vétérinaire de l’Université du Colorado, qui a confirmé deux nouveaux cas chez des chats il y a une semaine. Le premier cas diagnostiqué a été signalé dans l’Iowa chez un chat tigré de 13 ans qui avait du mal à respirer. Au cours des deux derniers mois, d’autres chats ont été testés positifs dans l’Iowa, l’Utah et la Pennsylvanie. Tous se sont rétablis ou devraient se rétablir, selon le Dr Pabilonia. La grippe A/H1N1 semble être la dernière maladie en date touchant à la fois des animaux et des êtres humains, précise le Dr Miranda Spindel, qui travaille pour la Société américaine pour la prévention de la cruauté envers les animaux (ASPCA). C’est aussi le cas des mycoses, de la salmonellose, de la peste et de la rage. "Il y a beaucoup de maladies qui sont transmises des êtres humains vers les animaux domestiques et vice versa, et les gens ont tendance à l’oublier", souligne le Dr Spindel, qui est basée à Fort Collins, au Colorado. Il est toutefois rare que les virus grippaux passent d’une espèce à une autre, selon l’Association américaine de médecine vétérinaire (AVMA). Rien ne prouve par ailleurs que les animaux domestiques puissent transmettre la grippe A/H1N1 aux êtres humains… (suite de l’article)
Source : http://www.journalmetro.com/


