OUGANDA : Une loi anti-homosexualité "inspirée par des pasteurs américains" - HOMOPHOBIE : Ouganda, ou le vrai visage du militantisme gay - OUGANDA : L’implantation d’un centre de recherche sur le sida remis en cause - CAMEROUN : Un homme en prison pour homosexualité présumée - SUISSE : GAY-BOX : le nouveau portail Web pour les gays - HISTOIRE : Le 1er numéro de la plus ancienne revue homosexuelle française retrouvé et mis en ligne - CANADA : QUÉBEC : Le Québec lance une politique de lutte contre l’homophobie - MICROBICIDES : Espoirs déçus pour un gel microbicide dans la prévention du VIH - RECHERCHE : Des matériaux poreux pour délivrer des médicaments - UNESCO : Un chercheur chinois reçoit le Prix Avicenne d’éthique scientifique - AFRIQUE DU SUD : Les résultats impressionnants de l’amélioration de la PTME

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OUGANDA : Une loi anti-homosexualité "inspirée par des pasteurs américains"
14/12/2009
Rev Kapya Kaoma
Le révérend Kapya Kaoma est un ecclésiastique zambien de l’Église épiscopale. Il est l’auteur d’un rapport sur l’homophobie en Afrique.
Le Parlement ougandais discute actuellement d’un projet de loi visant à "lutter contre l’homosexualité". Ce texte prévoit des peines de prison pour les homosexuels et pour tous ceux qui refuseraient de les dénoncer. Selon le révérend Kapya Kaoma, cette loi a été rédigée sous l’influence de pasteurs américains extrémistes. La première version de la loi ougandaise prévoyait des peines de prison à vie pour les personnes reconnues coupables de relations homosexuelles. Le fait d’être infecté par le virus du sida était considéré comme une circonstance aggravante, qui rendait le coupable passible de la peine de mort. Cette loi a été modifiée depuis son introduction au Parlement, mais l’essentiel du texte reste inchangé. La loi anti-homosexualité a été introduite en avril 2009, un mois après l’organisation d’un séminaire sur le sujet par le pasteur ougandais Stephen Langa. Au cours de ce congrès, auquel assistaient des représentants de la police et de différents ministères, Stephen Langa a développé une théorie selon laquelle le mouvement gay aurait été créé par les nazis avant d’être exporté vers les États-Unis après la Deuxième Guerre mondiale. Le pasteur cite également un soi-disant "manifeste gay" - en réalité satirique dont il n’a pas saisi l’ironie - qui explique que l’objectif du mouvement homosexuel est "d’éradiquer la famille" et que ses membres cherchent à "sodomiser vos enfants"… (suite de l’article)
Source : http://observers.france24.com/fr/
HOMOPHOBIE : Ouganda, ou le vrai visage du militantisme gay
Minorités
par Madjid Ben Chikh
Madjid Ben Chikh est né à Paris en 1965 de père ouvrier Algérien et de mère Française. Ayant milité à l’Escargot, Act Up, Spont-Ex, au PS, mais il vit et enseigne à Tokyo depuis 2006. Il est aussi écrivain et son blog existe depuis 2004.
Avril 2009. Après la visite d’un groupe d’Américains ultraconservateurs en Ouganda, le gouvernement de ce pays décide de faire passer une législation interdisant l’homosexualité et bannissant les séropositifs, prévoyant des peines allant jusqu’à la mort pour celles et ceux, je « résume » l’argument, qui persévèreraient dans ces pratiques débauchées, autorisées en Occident sous la pression de lobbies homosexuels et « liberals ». L’Ouganda, terre placée sous la protection de Dieu, ne pourrait tolérer l’importation de ces mœurs dépravées. En la matière, la nouvelle législation ne faisait que durcir une législation déjà bien homophobe puisque l’homosexualité y est déjà passible de prison depuis les années 50. Ce qui était nouveau, c’était, outre le durcissement de la peine jusqu’à la peine de mort, l’étendue de la législation aux séropositifs, mais aussi la création d’un crime de non dénonciation et d’extraterritorialité. Il semblerait d’après une dépêche sur Bloomberg que la disposition les plus extrême, la condamnation à mort, soit désormais retirée du projet de loi, remplacée par des séances de conversion à l’hétérosexualité… La raison principale de ce retrait est à trouver ailleurs, aux USA.
Laboratoire de l’ultra conservatisme
En effet, l’introduction de cette loi fait suite à la visite d’une « mission » ultraconservatrice américaine au début de l’année, comme révélée par Rachel Maddow sur MSNBC, et comme on en trouve la trace sur le site tetu.com à la même période. Cette visite n’était pas une première. Comme le remarque Rachel Maddow, en pointe dans la dénonciation de ce projet aux USA, l’Ouganda est devenu le laboratoire de l’ultra conservatisme et de l’offensive évangéliste américaine en Afrique. Très tôt et très fortement touchée par l’épidémie de VIH dès les années 80, l’Ouganda est parvenu à freiner sa progression dans les années 90 grâce à une politique de prévention et de promotion du préservatif très bien menée, avec l’aide des ONG. La victoire de George Bush changea la donne car désormais les aides furent conditionnées à la promotion de l’abstinence. Progressivement, livré à une offensive religieuse sans précédent, l’Ouganda a inversé sa politique et a cessé de promouvoir le préservatif, pour ne promouvoir que l’abstinence. L’évolution vers une « éradication » de l’homosexualité est donc la suite logique de cette conversion à l’intégrisme évangéliste.Rachel Maddow sur MSNBC, a mené des enquêtes, informé et débattu de cette question. Gordon Brown et le premier ministre Canadien, Stephen Harper, ont soulevé la question lors du dernier sommet du Commonwealth. La presse française a quasiment passé cette histoire sous silence. Du côté gay, une pétition américaine cible depuis une semaine un sénateur anti-gay lié à l’Ouganda. Des manifestations de 40 à 50 personnes ont eu lieu devant le siège de l’ONU à New York. En France, une dépêche du CLGBT. On allait exterminer les gays, les séropositifs dans un pays, la vague produite fut bien modeste… Une dépêche… (suite de l’article)
Source : http://www.minorites.org/
OUGANDA : L’implantation d’un centre de recherche sur le sida remis en cause
©AFP / 14 décembre 2009
KAMPALA - L’Ouganda pourrait perdre l’implantation d’une institution de recherche sur le sida, soutenue par l’ONU, s’il adopte une loi restreignant considérablement les droits des homosexuels, a indiqué lundi un responsable des Nations unies.
L’ONU et des responsables ougandais de la santé ont annoncé que le Programme africain de vaccins contre le sida (AAVP), basé à Genève, serait transféré à Entebbe, lors d’une conférence de cette organisation qui a débuté lundi à Kampala. Ce transfert vise à renforcer la participation de l’Afrique dans la recherche vaccinale contre le sida. "Criminaliser des relations sexuelles consenties n’est pas seulement une question qui regarde les droits de l’Homme, cela va à l’encontre d’une bonne stratégie sur le sida", a souligné Catherine Hankins, la principale conseillère scientifique de l’Onusida qui soutient, avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’AAVP. "Si la loi passe, l’Onusida et l’OMS devront décider de ce qui se passera et examiner si Entebbe est le lieu approprié" pour implanter l’AAVP, a indiqué Mme Hankins à l’AFP. Le directeur de la Commission ougandaise sur le sida, Kihumuro Apuuli, a accueilli favorablement le choix d’Entebbe comme siège de l’AAVP mais ne s’est pas exprimé sur le projet de loi, condamné par des responsables des droits de l’Homme et de la santé publique. Récemment, M. Apuuli a indiqué que les hommes qui entretenaient des relations sexuelles entre eux, n’étaient pas la priorité de Kampala dans la lutte contre le sida. "Faites savoir en France qu’en Ouganda, nous avons des ressources limitées et que nous devons les affecter aux besoins", a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’en 2008, les homosexuels étaient responsables de moins d’1% des nouvelles contaminations. Le projet de loi prévoit que tout individu qui encouragerait l’homosexualité serait passible de prison. Il oblige chaque responsable à dénoncer toute activité homosexuelle et prévoit la peine de mort pour le viol d’un mineur par une personne de même sexe ou par un sidéen. Des responsables du gouvernement ougandais ont toutefois indiqué que l’article sur la peine de mort allait être réexaminé au parlement.
Source : http://www.romandie.com/
CAMEROUN : Un homme en prison pour homosexualité présumée
Par Habibou Bangré lundi 14 décembre 2009
Le jeune homme, en détention provisoire depuis le 18 novembre, doit comparaître le 28 décembre.
Un homosexuel présumé de 26 ans croupit dans la prison New Bell de Douala, la capitale camerounaise. En détention provisoire depuis le 18 novembre, Alain doit comparaître devant la justice le 28 décembre. Ses conditions de détentions sont exécrables. Il a été « exclu de la cellule n°4 où il avait été préalablement affecté pour défaut de payement des droits de la cellule, a-t-il confié à Sébastien Mandeng (photo), vice-président des programmes de l’Association pour la défense de l’homosexualité (Adefho). Dorénavant, il couche à même le sol dans la cour, se plaignant d’être abandonné par tous y compris les membres de sa famille, n’ayant ni vêtement, ni nourriture. »
Passible de cinq ans de prison
L’Adefho - présidée par l’avocate Alice Nkom, qui a déjà défendu plusieurs gays et lesbiennes présumés - voudrait représenter Alain, mais les moyens lui manquent. Et pour cause. « Il y’a lieu de constater qu’à chaque fois ce sont des infortunés, des personnes indigentes et misérables, qui entrent toujours dans les filets de la justice. De sorte que pour les défendre efficacement il faut assurer en même temps l’accompagnement pénitentiaire et judicaire », commente Sébastien Mandeng. L’annonce de cette arrestation tombe alors que les associations Alternatives-Cameroun et Prodhop mènent une campagne pour obtenir la dépénalisation de l’homosexualité, passible de cinq ans de prison dans ce pays.
Source : http://www.tetu.com/
SUISSE : GAY-BOX : le nouveau portail Web pour les gays
Actualité / News | lundi 14 décembre 2009
L’Aide suisse contre le sida lance GAY-BOX, une nouvelle plateforme Internet personnalisable qui ambitionne de regrouper sous une forme ludique tout ce qui intéresse les gays. En cliquant sur différentes boîtes de couleur, vous accèderez à différents univers, « lifestyle », « média », « divertissement » et « communauté », qui informent sur le milieu et les associations.
Ce portail oriente aussi vers des structures d’information et de prévention sur la santé gaie. Vous y retrouverez, entre autres, notre programme d’information et d’orientation sur la santé mentale Blues-out et notre centre de dépistage VIH/IST Checkpoint. Découvrez ce nouveau service sur www.gay-box.ch et participez au concours GAY-BOX en glissant un bulletin dans l’urne posée au Café OFF (du mercredi au samedi de 18h à 22h)… (suite de l’article)
Source : http://www.dialogai.org/
HISTOIRE : Le 1er numéro de la plus ancienne revue homosexuelle française retrouvé et mis en ligne
Mis en ligne le 15/12/2009
Le numéro 1 de la plus ancienne revue homosexuelle française, Akademos, paru il y a un siècle, a été retrouvé et mis en ligne par l’Académie Gay & Lesbienne.
Akademos, fondé en 1909 par Jacques d’Adelswärd-Fersen est la première revue homosexuelle française de l’histoire. Elle fut publiée chaque mois, de janvier à Noël 1909. L’Académie Gay & Lesbienne a acheté le 1er numéro (daté du 15 janvier 1909) de la revue à un bouquiniste de Londres, sur internet et l’a numérisé en mode image pour le mettre en accès libre sur son site : archiveshomo.info/documents/akademos/couverture.htm Akademos fut créée et financée par le fortuné baron Jacques d’Adelswärd-Fersen. Son objectif était de promouvoir l’acceptation sociale de l’homosexualité comme cela se produisait déjà en Allemagne grâce aux travaux de Magnus Hirschfeld. En fondant une "revue d’art, de philosophie, de littérature", Jacques d’Adelswärd-Fersen se proposait selon les termes de l’époque de "réhabiliter l’Autre Amour" en particulier par l’évocation de l’ancienne Grèce et de Rome. Akademos est d’ailleurs le nom d’un héros de la mythologie grecque. Akademos ne dura qu’une année, après douze numéros mensuels, en partie sous la pression hostile de la société ambiante… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com/
CANADA : QUÉBEC : Le Québec lance une politique de lutte contre l’homophobie
Par Paul Parant lundi 14 décembre 2009
Pas encore de mesures concrètes, mais les grandes lignes d’une politique ambitieuse : la ministre de la Justice québécoise a annoncé vendredi sa politique de lutte contre l’homophobie.
« Par le geste qu’elle pose ce matin, la société québécoise démontre une fois de plus qu’elle est à l’avant-garde en matière de droits des personnes de minorités sexuelles » affirme la ministre de la Justice, Kathleen Weil (photo). C’est en effet une première dans une province canadienne, et peut-être dans le monde : le Québec s’est doté très officiellement d’une politique de lutte contre l’homophobie.¨ La « politique » dévoilée vendredi 11 décembre par Kathleen Weil n’est pas un plan d’action, et ne contient donc aucune mesure concrète. En revanche, elle énonce de grandes orientations : reconnaître l’égalité des personnes LGBT, favoriser le respect des droits de ces personnes, favoriser leur mieux-être en donnant un accès aux ressources appropriées aux clientèles LGBT, et coordonner l’action des institutions publiques et des organisations locales et communautaires pour inclure le plus d’acteurs possible dans la lutte contre l’homophobie… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
MICROBICIDES : Espoirs déçus pour un gel microbicide dans la prévention du VIH
lundi 14 décembre 2009
LONDRES, 14 décembre (Reuters) - Un gel vaginal microbicide visant à prévenir l’infection par le VIH s’est révélé inefficace à l’occasion d’un vaste essai clinique conduit en Afrique, annonce lundi le Medical Research Council (MRC) britannique.
Les microbicides constituent l’une des pistes explorées par les chercheurs dans le domaine de la prévention des nouvelles infections par le VIH mais jusqu’à présent aucun de ces produits n’a fait preuve de son efficacité dans la prévention de la transmission du virus du sida. L’essai clinique financé par le MRC, conduit entre septembre 2005 et septembre 2009, a porté sur plus de 9.000 femmes dans quatre pays africains, ce qui en fait la plus vaste étude jamais réalisée sur un gel microbicide. Les participantes, qui devaient utiliser ce produit avant d’avoir des rapports sexuels, ont bénéficié de conseils de prévention et reçu des préservatifs gratuits. Les données recueillies à cette occasion mettent en évidence que le gel Pro 2000, fabriqué par le laboratoire américain Endo Pharmaceuticals (ENDP.O : Cotation), ne modifie pas significativement le risque de contamination par le VIH des femmes par rapport à un gel placebo. "Ces résultats sont décourageants, d’autant plus au regard des conclusions d’un essai à plus petite échelle financé par les National Institutes of Health américains, qui avaient suggéré que le Pro 2000 pourrait réduire de 30% le risque d’infection par le VIH", dit dans un communiqué Sheena McCormack, du MRC, qui a conduit cette étude. "Nous savons cependant qu’il s’agit d’un résultat important, qui démontre clairement la nécessité d’entreprendre des essais portant sur des populations suffisamment importantes pour permettre d’obtenir des preuves incontestables de l’efficacité ou l’inefficacité d’un produit", précise la chercheuse. "L’essai lui-même a été parfaitement conçu et mis en œuvre donc nous savons que ces résultats sont définitifs", estime Jonathan Weber, du Microbicides Development Programme (MDP), alliance à but non lucratif africano-européenne d’organismes de recherche, sous l’égide de laquelle a été mené cet essai… (suite de l’article)
Source : http://fr.reuters.com/
RECHERCHE : Des matériaux poreux pour délivrer des médicaments
Le 15 décembre 2009 par Muriel De Véricourt
Une équipe franco-coréenne dévoile des résultats encourageants obtenus en utilisant des nanovecteurs poreux pour délivrer des médicaments au sein d’un organe cible.
Des matériaux poreux capables d’embarquer huit fois plus de médicaments que les vecteurs connus ont été dévoilés par une équipe franco-coréenne. Les scientifiques, qui publient leurs résultats dans la revue Nature Materials, ont testé une nouvelle utilisation de matériaux mis au point au sein de l’Institut Lavoisier (CNRS/ Université de Versailles St Quentin en Yvelines). Matériaux qui ont déjà fait leurs preuves dans le piégeage du dioxyde de carbone. Les chercheurs ont chargé ces vecteurs avec des médicaments destinés à lutter contre le sida, la leucémie ou le cancer du sein avant de les tester in vitro et sur des souris. Résultat : « une quantité de médicaments dix fois moindre qu’avec un autre vecteur permet d’obtenir la même concentration dans l’organe cible, où le relarguage est assuré par un mécanisme pH-dépendant », s’enthousiasme l’un des auteurs de ces travaux, Gérard Ferey, chercheur à l’Institut Lavoisier… (suite de l’article)
Source : http://www.industrie.com/
UNESCO : Un chercheur chinois reçoit le Prix Avicenne d’éthique scientifique
14 décembre 2009 – La directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a décerné le Prix Avicenne d’éthique scientifique 2009 au Professeur Renzong Qiu (République populaire de Chine), pionnier dans le domaine de la bioéthique.
Le Professeur Qiu recevra le Prix – certificat, médaille d’or commémorant sa contribution en matière d’éthique et chèque de 10 000 dollars – lors d’une cérémonie qui se tiendra le 18 décembre au Siège de l’UNESCO à Paris, a précisé l’UNESCO dans un communiqué. Le Comité du Prix Avicenne a souligné que les recherches du Professeur Qiu en éthique des sciences et ses travaux pour sensibiliser le public aux questions éthiques liés aux sciences l’ont imposé comme une figure majeure à la fois dans les milieux universitaires chinois et à travers le monde. Ses travaux sur les technologies liées au maintien de la vie, à la reproduction assistée, à la santé publique et au clonage ont été suivis d’initiatives politiques dans le domaine de l’éthique. Il a publié plus de 20 livres et près de 280 articles traitant de questions éthiques et proposé des lignes directrices aux chercheurs et décideurs politiques. Le Professeur Qiu est actuellement chercheur émérite à l’Institut chinois de philosophie, professeur et président du Comité académique du centre de bioéthique du Peking Union Medical College. Il est aussi vice-président de la Commission d’éthique du ministère de la Santé et membre du Groupe de référence ONUSIDA sur le VIH/sida et les droits humains. Créé par le Conseil exécutif de l’UNESCO, sur l’initiative de la République islamique d’Iran, le Prix Avicenne d’éthique scientifique est décerné tous les deux ans ; il récompense les activités des individus et des groupes dans le domaine de l’éthique des sciences. Il porte le nom du médecin et philosophe Abu Ali al-Husain Ibn Abdallah Ibn Sina (980-1038), connu en Europe comme Avicenne.
Source : http://www.un.org/
AFRIQUE DU SUD : Les résultats impressionnants de l’amélioration de la PTME
JOHANNESBOURG, 14 décembre 2009 (PlusNews) - Dans la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, le pourcentage de mères séropositives transmettant le virus à leur nouveau-né a diminué de près de deux tiers depuis l’introduction de la bithérapie antirétrovirale (ARV) dans le cadre de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME).
Avant que le ministère de la Santé ne décide d’introduire les bithérapies en janvier 2008, les femmes enceintes dont le dépistage du VIH était positif recevaient une seule dose de névirapine, un médicament antirétroviral, pendant le travail, et leur bébé recevait une dose après la naissance. Mais une étude de 2005 a démontré que parmi les mères séropositives ne recevant que de la névirapine, une sur cinq transmettait le virus à son enfant. Dans le cadre de la bithérapie, les femmes séropositives ont reçu de la zidovudine, un médicament antirétroviral aussi connu sous le nom d’AZT, à partir de la 28ème semaine de grossesse, ainsi qu’une seule dose de névirapine. Leur bébé recevait de l’AZT pendant sept jours après la naissance, et une dose de névirapine. Certaines provinces ont été lentes à introduire la nouvelle thérapie, mais une étude menée dans six districts du KwaZulu-Natal entre 2008 et 2009 a révélé que la province avait rapidement mis en place les nouvelles directives en matière de PTME, faisant diminuer la transmission jusqu’à 4,3 pour cent dans un district, et sept pour cent en moyenne. « L’étude a débuté en mai 2008, c’est-à-dire seulement huit semaines après l’introduction de l’AZT, donc le développement a en fait été assez rapide », a dit le docteur Christiane Horwood, chercheur principale de l’étude et directrice adjointe du Centre de santé rurale de l’Université du KwaZulu-Natal. « Nous passons beaucoup de temps à nous plaindre du service de santé [public], mais je pense que cela démontre vraiment un effort incroyablement impressionnant ». Pendant l’étude, 38 000 mères de différents districts urbains et ruraux ont été interrogées ; presque toutes ont dit qu’elles avaient effectué un test de dépistage du VIH, mais plus des deux tiers ont fait le test seulement au cours du dernier semestre, après la date à laquelle elles auraient dû débuter un traitement AZT. Comme les directives de l’Afrique du Sud en matière de PTME stipulent que les femmes enceintes devraient effectuer un dépistage du VIH lors de leur première visite à un centre de soins anténataux, Mme Horwood a supposé que de nombreuses femmes commençaient à recourir aux services anténataux à un stade très avancé de leur grossesse. Sur les 36 pour cent de femmes participant à l’étude qui se sont révélées être séropositives, seulement 65 pour cent ont reçu les résultats de la numération de CD4, une mesure indiquant la résistance du système immunitaire, qui est essentielle pour déterminer si la thérapie ARV doit être débutée. Le gouvernement a récemment annoncé que toutes les femmes enceintes séropositives ayant un taux de CD4 inférieur ou égal à 350 pourraient recevoir des ARV, mais au moment de l’étude, le seuil pour débuter un traitement était encore fixé à 200. Si le taux de mortalité maternelle en Afrique du Sud est resté obstinément haut, c’est en partie en raison du nombre de femmes ayant un taux de CD4 bas qui meurent pendant l’accouchement ; ces femmes sont également plus susceptibles de transmettre le VIH à leur bébé, un facteur qui contribue au maintien du fort taux de mortalité infantile. Les deux tiers des femmes participant à l’étude dont le dépistage était positif ont suivi une bithérapie, 14 pour cent n’ont reçu que de la névirapine, et 13 pour cent ont débuté un traitement ARV. Les chercheurs ont fait des prises de sang à 8 013 bébés âgés de quatre à huit semaines dans des cliniques de vaccination, et ont observé que parmi ceux dont les mères avaient suivi une bithérapie, 5,6 pour cent étaient séropositifs, comparé à 13,5 pour cent chez ceux dont les mères n’avaient reçu que de la névirapine… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]


