Actualités VIH

Texte publié le lundi 14 décembre 2009.

ALGÉRIE : Oran : Un enfant de cinq ans décède des suites du sida - ALGÉRIE : VIH : des chiffres contradictoires - TUNISIE : Sida : nous avons encore besoin d’être informés - ÎLE MAURICE : PILS inaugure un espace qui servira à accueillir des patients - RECHERCHE : Des chercheurs tchèques à l’origine d’une méthode susceptible d’arrêter la prolifération du sida - OUGANDA : L’excision devient un délit - FRANCE : Bientôt des salles de consommation de drogue à Paris ?

Oran

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ALGÉRIE : Oran : Un enfant de cinq ans décède des suites du sida

13 Décembre 2009

Aït Ouakli OUAHIB

Les maladies incurables de notre siècle n’épargnent aucune tranche d’âge, y compris la catégorie infantile. En effet, après qu’il ait lutté pendant trois longues années, un enfant âgé de cinq ans est décédé, en fin de semaine dernière, des suites du sida. Les médecins du service des maladies infectieuses d’Oran sont abattus.

Malgré le choc, ils tentent tant bien que mal de résister et d’apporter soins et assistance nécessaires aux patients restants qui attendent leur tour. Ce décès, de plus, survient quelques jours après la célébration, le 1er décembre, de la Journée mondiale de la lutte contre le sida. A Oran et ses environs immédiats, les bilans des personnes ayant contracté le virus mortel prennent des courbes phénoménales ces derniers mois. Depuis le début de l’année à ce jour, près de 290 nouveaux cas sont enregistrés. La mortalité n’est pas en reste. Quelque 200 patients, porteurs du virus, ont perdu la vie depuis 1990 à ce jour. Ce n’est pas tout, vu que les chiffres sont tout aussi effarants : deux nouveaux cas sont enregistrés quotidiennement tandis que quelque 1200 porteurs du virus sont pris en charge par les services des maladies infectieuses d’Oran. La transmissibilité est sans appel au moindre contact non protégé. En effet, 90% des cas recensés sont dus à des rapports sexuels. A cela s’ajoute l’absence totale des moyens de sensibilisation et d’information. « La prise en charge sérieuse du phénomène n’existe pas en Algérie vu que cette maladie constitue encore un véritable tabou », a regretté un médecin qui appelle à débattre rationnellement du sujet. Et ce dernier d’ajouter qu’il est temps d’associer tous les ministères à la lutte contre la propagation du VIH et ce, aux fins d’éradiquer toutes les origines directes ou indirectes du sida. Par ailleurs, les causes de ce fléau étant connues par le commun des mortels, l’on continue à occulter un fait : la prostitution. Celle-ci en est la principale cause. Elle est motivée par la misère et l’indigence. Les grandes villes, les villages et agglomérations, sont devenus des lupanars à ciel ouvert au vu et au su de tout le monde… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpressiondz.com/

ALGÉRIE : VIH : des chiffres contradictoires

Par jfl-seronet - Posté le 14 décembre 2009

Quelle est la situation concernant le VIH en Algérie ? Aniss, une association de lutte contre le VIH/sida monte au front avec des chiffres qui diffèrent beaucoup des chiffres officiels.

Aniss, association de promotion de la santé et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida, a indiqué à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le sida que l’Algérie compterait plus de 21 000 cas. Un chiffre très éloigné des chiffres officiels qui font état de "l’enregistrement par le laboratoire national de référence de 114 nouvelles contaminations en Algérie en 2009, de 1 011 cas cumulés de sida et de 4 048 cas cumulés de séropositifs en Algérie". "Les estimations les plus réalistes indiquent que l’Algérie compterait plus de 21 000 personnes atteintes et qui contamineraient à leur tour un nombre en nette augmentation d’année en année et ce, dans l’indifférence des populations et la transgression des droits élémentaires des personnes malades”, précise Anis dans un communiqué cité par le quotidien algérien La Liberté. Pour les responsables de l’association : "l’épidémie de VIH/sida progresse à un rythme alarmant en Algérie imposant une réponse forte et unanime de toute la société aussi bien sur les plans individuel, associatif qu’au niveau des leaders institutionnels, des leaders d’opinion et des élus." Anis s’inquiète d’autant plus de cette situation qu’une étude de l’Unicef en Algérie avance que seuls "15 % des jeunes Algériens possèdent les connaissances nécessaires sur les modes de transmission et de prévention des infections sexuellement transmissibles et du sida. Ce chiffre serait inférieur à 10 % chez les femmes. "Il est inconcevable que les personnes malades continuent, à travers le monde après l’apparition de l’épidémie, il y a 30 ans, à être la cible d’attitudes stigmatisantes et de comportements discriminatoires portant atteinte à leur dignité et les privant de leurs droits", a dénoncé le docteur Abdelkader Soufi Skander.

Source : http://www.seronet.info/

TUNISIE : Sida : nous avons encore besoin d’être informés

La Presse

Fadhila Bergaoui

13 Décembre 2009

Pourquoi avons-nous l’impression que nous ne faisons pas assez pour nous protéger du sida ? Est-ce parce qu’on n’en parle pas beaucoup, ou parce que tout simplement nous nous prenons pour un peuple si gâté par les dieux, que rien de mal ne pourrait nous arriver ?

Pourquoi toutes les actions de sensibilisation, ou presque toutes, finissent-elles en queue de poisson et tombent-elles dans l’oubli, sitôt la journée de lutte contre le sida achevée ? Rappelons-nous la mobilisation, l’année dernière, du monde des arts : des comédiens, des acteurs, des chanteurs, des chorégraphes et des responsables de chaînes de télévision, se sont réunis un soir pour exprimer leur soutien à la cause. Certains d’entre eux ont même prêté leur visage à des affiches où il est dit que les artistes aussi sont concernés par le VIH/Sida. Certes, nous savons l’impact des idoles publiques sur les foules, mais est-ce que quelqu’un pourrait affirmer, avec certitude, avoir vu ces affiches quelque part en dehors du centre de la capitale ? La nuit des artistes n’a pas non plus, et à notre connaissance, abouti sur quoi que ce soit de tangible sauf, et ce n’est pas ce qu’on pourrait qualifier d’acte solidaire, ce cas d’un jeune producteur qui n’a pas trouvé mieux que d’exiger une somme faramineuse à l’Office national de la famille et de la population en contre partie d’un documentaire qu’il venait de réaliser sur le sida. On comprend mieux maintenant pourquoi le dépistage, pourtant anonyme et gratuit, n’a pas drainé foule. Car, des centres de dépistage, il en existe et en nombre largement suffisant. Les premiers ont ouvert leurs portes il y a environ une année. Très vite, ils ont essaimé un peu partout dans le pays atteignant quelque 19 unités. Ces centres de conseil, de dépistage anonyme et gratuit sont équipés de telle sorte qu’ils peuvent offrir des prestations, conseiller et orienter les jeunes qui en ont besoin. Implantés au coeur de la cité, ils n’ont pas pu ou su intéresser grand monde puisque, et depuis leur création, seuls, quelque 1.500 personnes s’y sont présentées pour un diagnostic.

Les raisons ?

Des réflexes ataviques, ce sentiment de fatalisme qui fait que l’on considère que dans tous les cas, tout est écrit à l’avance, la peur de se découvrir malade, ajoutée à la quasi banalisation du sida, font que l’on ne se bouscule pas devant les portes des centres de dépistage. Pour Mohsen Hassen, psychologue auprès de la santé de la reproduction, « les réticences observées pour bénéficier de ces dépistages se rapportent essentiellement à la mentalité du Tunisien quant au checkup de son état de santé et de sa perception des maladies sexuellement transmissibles et du sida qui, selon lui, ne peut arriver qu’aux autres. Les réticences psychologiques sont d’autant plus difficiles à surmonter qu’il est très difficile au bénéficiaire potentiel d’affronter le regard réducteur et stigmatiseur de la société… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

ÎLE MAURICE : PILS inaugure un espace qui servira à accueillir des patients

Béatrice HOPE

12/13/09

C’est une terrasse conviviale, aménagée avec des kiosques, qui sera installée sur du gazon synthétique, sur le toit du bureau de l’association Prévention Information Lutte contre le Sida (PILS).

PILS l’a inauguré le 11 décembre 2009, en présence de ses collaborateurs du privé, du public et d’autres organisations non gouvernementales, partenaires dans la lutte contre le VIH/sida, telles que Vivre +. Nicolas Ritter, directeur de PILS, en explique l’objectif. « En deux ans, nous sommes passés de 230 à 550 bénéficiaires enregistrés à l’association, et chaque mois, nous accueillons de nouveaux patients. Afin de pouvoir mieux les accueillir et les recevoir, nous avons imaginé et réalisé, grâce au soutien du programme DCP de l’UE, cette terrasse… », déclare celui-ci. « Cette terrasse va leur permettre de socialiser, de participer à des formations et à des groupes de discussions. C’est également sur cette terrasse que nous allons lancer un programme de renforcement de capacité pour les plus vulnérables d’entre eux ou plutôt d’entre elles, car ce projet est soutenu par le ministère de la Femme », rappelle-il. En effet, ce ministère vise également à donner à ces femmes dans une situation de grande précarité, pour la plupart des travailleuses du sexe, des formations dans le domaine de l’artisanat. Un moyen de les « empower ». Par la même occasion, PILS en dit plus sur la caravane qu’elle a lancée depuis six mois. Ce projet est soutenu par le Decentralised Corporation Programme (DCP), Sidaction, la société Total, et bientôt par Fights Aids Monaco. Cette caravane circule le soir sur les sites d’échanges de seringues, en complément aux opérations de prévention et de soins, dispensées par le Collectif Urgence Toxida (CUT). Dans cette unité mobile de PILS, il y a un travailleur social, qui connaît bien le secteur, et un infirmier, qui peut effectuer des tests de dépistage de grossesse et apporter des soins sur place aux personnes qui viennent à la caravane. Ces soins sont ceux ne nécessitant pas une hospitalisation, notamment, plaies, abcès et infections bénignes… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpress.mu/

RECHERCHE : Des chercheurs tchèques à l’origine d’une méthode susceptible d’arrêter la prolifération du sida

11-12-2009 15:21 | Jaroslava Gissübelová

Les chercheurs tchèques ont mis au point un combiné unique susceptible de lutter contre la maladie du SIDA. Le brevet a été déposé par l’Institut de chimie et de biochimie organique de l’Académie des sciences.

Pavlína Řezáčová, chef de l’équipe de chercheurs tchèques et allemands qui en a informé la première, a indiqué que les chercheurs ont entre leurs mains un combiné qui s’est montré efficace lors des tests effectués et qui a le potentiel pour devenir un nouveau médicament contre le SIDA : « Si cette matière efficace devient, un jour, un médicament contre le SIDA, on ne peut pas l’affirmer pour l’instant. La voie entre sa mise au point et la fabrication d’un médicament peut être encore longue, et cela dépendra des firmes pharmaceutiques. » Les matières capables de freiner la prolifération du VIH existent déjà, le problème qui se pose est la résistance que le virus développe. Le virus mutant se propage encore plus rapidement dans l’organisme, en attaquant les leucocytes et en détruisant le système immunitaire de la personne atteinte. En quoi la nouvelle matière combinée est-elle différente ? Explications de Ladislav Machala, médecin infectiologue et membre de l’équipe de chercheurs : « Il s’agit d’une molécule unique dont la structure chimique est entièrement différente de tous les médicaments utilisés aujourd’hui. Pour cette raison, elle est très efficace contre le virus VIH, dont la mutation est très rapide et qui, après un certain temps, développe une résistance aux médicaments, ce qui présente un problème grave, puisque la maladie du SIDA peut se développer à plein. Cette molécule a justement la capacité d’agir d’une façon unique sur les virus mutants et résistants. »… (suite de l’article)

Source : http://www.radio.cz/fr/

OUGANDA : L’excision devient un délit

14.12.2009 The New Vision

Le Parlement ougandais vient d’adopter un projet de loi interdisant les mutilations sexuelles féminines. "Il est étonnant qu’il ait fallu attendre 2009 pour que cette pratique inhumaine et archaïque soit criminalisée", commente le quotidien. Selon le texte, qui n’attend plus que la signature présidentielle pour entrer en vigueur, toute personne accusée de mutilation aggravée risque la prison à vie. Par aggravée, il faut entendre que la victime est décédée ou reste handicapée, ou encore qu’elle a été contaminée par le virus du sida.

Source : http://www.courrierinternational.com/

FRANCE : Bientôt des salles de consommation de drogue à Paris ?

NOUVELOBS.COM | 14.12.2009

Le député PS, Jean-Marie Le Guen, propose de créer "des salles de shoot [où l’]on peut mettre [les toxicomanes] dans un environnement sécurisé". Reste que le PS, divisé sur la question des drogues, "n’est pas favorable à une dépénalisation".

Le député PS Jean-Marie Le Guen va proposer, lundi 14 décembre, au Conseil de Paris de mettre en place des salles de consommation de drogue, des salles "de shoot". "Dans ces salles, on peut mettre [les toxicomanes] dans un environnement sécurisé, établir un premier contact et essayer de les faire rentrer dans les circuits de soin et de prévention qui existent", a déclaré le député de Paris sur Europe 1. "L’idée, c’est de leur fournir un certain nombre d’informations, par exemple les protocoles pour faire des échanges de seringue", a-t-il poursuivi, ajoutant que l’objectif était "d’éviter des attitudes qui viennent aggraver des situations déjà très graves. Tous les jours, il y a des consommateurs d’héroïne, de crack qui consomment au su et au vu de tout le monde, sans aucune sécurité, aucun protocole sanitaire", a expliqué Jean-Marie Le Guen. "Il est urgent de réfléchir à mettre en place des salles où ce public peut trouver une prise en charge médicale et sociale [...] C’est une question de santé publique", justifie l’élu au Parisien. Selon des associations, il existe aujourd’hui près de 80 salles de consommation dans le monde : 31 aux Pays-Bas, 20 en Allemagne, 17 en Suisse, 3 en Espagne et 3 en Afghanistan… (suite de l’article)

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/

[1] Wikimedia Commons Author Morisco : Vue d’Oran à partir de la montagne Mourdjajou, 2007



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