Actualités VIH

Texte publié le jeudi 10 décembre 2009.

ÉTUDE : Perte de mémoire chez les séropositifs - SUISSE : La 25ème réunion du Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA s’ouvre à Genève - AFRIQUE DE L’EST : Pas de loi pour lutter contre le stigmate du VIH dans les écoles - PATHOLOGIE : VIH et cancers cutanés - FRANCE : Le cannabis thérapeutique reste tabou - INDE : La prostitution légalisée ? - RECHERCHE : La téthérine : une arme antivirale ? - RECHERCHE : Évolution : les virus géants contredisent Darwin

cerveau

 [1]

ÉTUDE : Perte de mémoire chez les séropositifs

Minorités

10/12/09

Didier Lestrade

St Louis (MO) – Une connexion possible avec Alzheimer

Les personnes séropositives perdent la mémoire en vieillissant, comme tout le monde, mais sûrement plus vite. Et les médecins ne savent pas pourquoi. De nouvelles études menées par l’Université de médecine de St Louis suggèrent que ces problèmes cognitifs sont peut-être associés aux symptômes de démence chez la maladie d’Alzheimer, comme une présence de la protéine Bêta amyloïde. « Les personnes séropositives qui ont des dysfonctionnements cognitifs n’ont pas une forme précoce d’Alzheimer, même si les symptômes sont identiques » dit le Dr David Clifford qui a dirigé l’étude publiée dans la revue Neurology. Mais ce chercheur pense que la clé se trouve dans ces niveaux d’amyloïde. On estime à 1 million le nombre de personnes séropositives aux États-Unis qui vivent avec des problèmes de mémoire ou des troubles cognitifs. Ces difficultés sont souvent légères, mais elles gênent la vie de tous les jours et altèrent les relations avec les autres ou la capacité à travailler. La mémoire est affectée, ainsi que les capacités pour assimiler des informations complexes ou pour prendre des décisions. Ces complications auront sûrement tendance à s’aggraver avec la prolongation de l’espérance de vie des personnes séropositives.

Source : http://www.minorites.org/

SUISSE : La 25ème réunion du Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA s’ouvre aujourd’hui à Genève

8 décembre 2009

La 25ème réunion du Conseil de Coordination du Programme (CCP) de l’ONUSIDA s’ouvre aujourd’hui à Genève. Le CCP, actuellement présidé par l’Éthiopie, est l’organe directeur de l’ONUSIDA qui se réunit deux fois par an.

L’un des principaux points de l’ordre du jour est la deuxième Évaluation indépendante de l’ONUSIDA (2002-2008), et que le Rapport du Comité de supervision jugeait, au début de l’année, crédible et indépendante. L’ONUSIDA, par le biais d’un processus participatif à tous les niveaux de l’Organisation, a rédigé une réponse à cette Évaluation qui sera présentée et débattue lors de la réunion. Un autre point important de l’ordre du jour est la présentation d’un rapport sur les effets prévisibles de la crise financière sur les capacités des pays à réaliser leur objectif d’accès universel. Cette présentation exposera également des recommandations et des stratégies d’atténuation relatives à l’impact de la crise économique mondiale sur la riposte au sida. Lors de la séance d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a présenté son rapport au CCP, qui présente aux membres les activités de l’ONUSIDA depuis la dernière réunion. Dans son allocution, M. Sidibé n’a pas seulement exposé les récentes activités. Il a aussi imaginé deux objectifs clés de la réussite de la riposte au sida : « Tout d’abord, le mouvement de lutte contre le sida doit être une force permettant de transformer la santé mondiale, le développement et la durabilité environnementale. » Ensuite, M. Sidibé a appelé à la mobilisation en faveur d’une révolution de la prévention. Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a souligné qu’investir correctement aujourd’hui permettrait de diminuer de moitié d’ici 2015 le nombre de nouvelles infections : « 2,3 millions de nouvelles infections peuvent être évitées et 12,5 milliards de dollars E. U. consacrés aux coûts de traitements économisés. » Le CCP réunit les représentants de 22 gouvernements de toutes les régions géographiques, les Coparrainants de l’ONUSIDA et cinq représentants d’organisations non gouvernementales, notamment d’associations de personnes vivant avec le VIH. La réunion se terminera le 10 décembre. La prochaine réunion du CCP aura lieu en juin 2010.

Source : http://www.unaids.org/fr/

AFRIQUE DE L’EST : Pas de loi pour lutter contre le stigmate du VIH dans les écoles

Evelyn Matsamura Kiapi

ARUSHA, 9 déc (IPS) - Bien qu’il soit né avec le virus, c’était seulement 15 ans après sa naissance que Robert* et sa famille ont découvert qu’il était séropositif.

Sa mère, Flavia Kyomukama, a été terrassée par la découverte. Kyomukama est aussi séropositive et elle a immédiatement mis son fils adolescent sur la thérapie anti-rétrovirale. Elle est également la coordonnatrice nationale pour la Coalition mondiale des femmes contre le VIH/SIDA, une organisation non gouvernementale locale en Ouganda. Mais Robert, qui a maintenant 19 ans, a cessé de prendre les médicaments qui sauvent la vie il y a deux ans. Il s’est désintéressé de la vie après avoir été confronté à la stigmatisation à l’école. Ce n’était pas seulement les enfants qui lui ont rendu la vie difficile, il y a aussi l’infirmier et le directeur adjoint de l’école. Ses camarades de classe se demandaient pourquoi il était toujours malade et avalait régulièrement des comprimés. Certains camarades d’école ont même commencé à l’éviter. "L’infirmier de l’école avait l’habitude de lui demander le type de médicament qu’il prenait et se demandait pourquoi il était toujours malade, parce qu’il était toujours au dispensaire de l’école. "Et puis, le directeur adjoint a dit qu’il faisait semblant d’être malade et pourtant, il l’était vraiment. C’est ce qui l’a amené à décider de quitter l’internat", déclare Kyomukama. Son fils a ensuite complètement abandonné l’école. Il ne pouvait pas supporter le stigmate et a même cessé de prendre ses anti-rétroviraux (ARV), parce qu’il était fatigué des effets secondaires, explique-t-elle. L’histoire de Robert est l’une des nombreuses situations auxquelles les enfants vivant avec le VIH sont confrontés dans leurs communautés, y compris les écoles dans les pays de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) comprenant l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda. C’était l’une des quelques informations présentées au cours d’une réunion consultative régionale sur une loi d’Afrique de l’est relative au VIH, tenue à Arusha, en Tanzanie. Les discussions ont porté sur l’élaboration d’une loi pour guider la réponse de la région au VIH/SIDA… (suite de l’article)

Source : http://ipsinternational.org/fr/

PATHOLOGIE : VIH et cancers cutanés

Rédigé le 10 décembre 2009

La diminution de la morbidité et de la mortalité liée au VIH grâce aux nouveaux traitements antirétroviraux a fait apparaître des pathologies secondaires auparavant insoupçonnées comme les cancers cutanés. Ceux-ci sont plus fréquents et ils ont une évolution plus péjorative chez les patients infectés par le VIH. Les tumeurs malignes ont un risque de 1.5 à 2 fois plus élevé de survenir chez un patient atteint d’infection à VIH que chez les individus indemnes de cette infection.

Les mécanismes en cause dans l’accroissement de ce risque ne sont pas tous élucidés. Joueraient un rôle :

- la lymphopénie CD4 ;
- le dysfonctionnement des lymphocytes T CD4+ et CD8+ ;
- l’altération des profils de sécrétion des cytokines ;
- les protéines du VIH telles que tat et nef.

Les carcinomes cutanés

Le risque de carcinome de la peau de type basocellulaire ou spinocellulaire est 3 à 5 fois plus élevé chez le patient sidéen.

Le carcinome basocellulaire :

- il touche surtout le tronc ;
- la variante pagétoïde, souvent multiple est prédominante ;
- des formes plus agressives sont possibles comme les formes métastatiques, des types infundibulo-kystiques multiples et des infiltrations sclérodermiformes ;
- en cas d’association avec d’autres cancers, il faut penser au syndrome de Muir-Torre [1] ou de Gorlin-Goltz [2].

Le carcinome spinocellulaire :

- il se voit essentiellement sur la tête et le cou ;
- l’infection à VIH étant fréquemment associée à celle à papillomavirus humains, les patients cumulant les deux infections sont plus susceptibles de présenter des carcinomes spinocellulaires des régions ano-génitales, orale, unguéale et ceux survenant dans le cadre de l’épidermodysplasie verruciforme.

Le mélanome

- chez les patients séropositifs, le mélanome est plus agressif et le risque de métastase est accru ;
- pour des mélanomes comparable en épaisseur et développés chez des individus du même âge et de même sexe, le "disease-free interval" [3]et la survie sont significativement réduits chez le sujet VIH+ ;
- la lymphopénie CD4 et l’épaisseur du mélanome ne sont pas corrélés et l’examen de dépistage du mélanome ne doit par conséquent pas être guidé par les taux de CD4 ;
- en revanche, le pronostic évolutif se dégrade en cas de lymphopénie.

Les lymphomes primitifs cutanés

- le mycosis fongoïde, le lymphocyte T anaplasique CD30+, le lymphome B centrofolliculaire, le lymphome de la zone marginale et le lymphome B diffus à larges cellules sont caractéristiques chez les personnes séropositives ;
- l’envahissement des ganglions lymphatiques et des organes internes est tardif ;
- le lymphome non-hodgkinien a une incidence accrue de 100 à 350 fois dans l’infection à VIH non traité.

Dans la presse scientifique :

"Impact de l’infection par le VIH sur les cancers cutanés" ; P. Quatresooz, C. Piérard-Franchimont, G.E Piérard ; Rev Med Liège 2009 ; 64 : 1 : 35-38

[1] Le syndrome de Muir-Torre associe de multiples tumeurs des glandes sébacées ou kératoacanthomes (KA) à un ou plusieurs carcinomes viscéraux.

[2] Maladie génétique de la peau caractérisée par une hypoplasie du derme, des hernies du tissu adipeux, et des anomalies de la main. Elle est exclusivement retrouvée chez les femmes et est transmise comme caractère dominant lié à l’X. Ce syndrome se caractérise également par son évolution vers l’épithélioma basocellulaire.

[3] Le « Disease-free interval » est un des éléments pronostiques le plus important qui correspond à l’intervalle de temps séparant le traitement de la tumeur primitive et l’apparition de métastases.

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

FRANCE : Le cannabis thérapeutique reste tabou

9 décembre 2009

Alors que dans certains pays européens il peut être délivré sur ordonnance, le cannabis thérapeutique est prescrit au compte-goutte en France. Un tabou dénoncé par des associations. Le cannabis utilisé à des fins thérapeutiques reste « tabou » en France, alors qu’il peut aider de nombreux malades, déplorent des associations.

En pharmacie

Asud, Act Up et Sos Hépatites, réunis récemment à l’occasion des États généraux des usagers de substances licites et illicites (Egus) pointent ainsi le retard des pouvoirs publics français par rapport à certains pays européens. Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Italie, notamment, certains patients peuvent en effet acheter du cannabis en pharmacie sur ordonnance. Ainsi « de nombreux patients (européens) bénéficient de cannabis sous sa forme naturelle ou sous forme de médicaments à base de cannabinoïdes », insistent ces associations. « Les ATU (Autorisations temporaires d’utilisation) nominatives pour du Marinol (THC - tétrahydrocannabinol synthétique) sont délivrées au compte-gouttes » par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSPS), regrette Pierre Chappart, de l’association d’usagers Asud. Et cela oblige de nombreux patients souffrant notamment du VIH, de l’hépatite C, de cancers ou de sclérose en plaques « à vivre dans la clandestinité avec tous les dangers que cela comporte », relèvent les associations. Le cannabis thérapeutique permet notamment de soulager les nausées et vomissements liés au VIH-sida et aux chimiothérapies anticancéreuses mais il est également utilisé en cas d’anorexie mentale, de troubles psychiatriques ou respiratoires… (suite de l’article)

Source : http://www.letelegramme.com/

INDE : La prostitution légalisée en Inde ?

AFP

10/12/2009

La Cour suprême indienne a suggéré aujourd’hui de légaliser la prostitution après une multitude de lois qui n’ont pas empêché le développement du commerce du sexe, rapporte l’agence indienne Press Trust of India (PTI).

"Quand on dit que c’est le plus vieux métier du monde et que l’on n’est pas capable de le juguler par des lois, pourquoi ne pas le légaliser ?" a interrogé un membre de la Cour suprême, cité par PTI sans le nommer. En Inde la prostitution est illégale mais la police ferme souvent les yeux. Selon l’organisation indienne de lutte contre le sida, il y aurait environ 1,2 million de personnes s’adonnant à la prostitution. La cour, présidée par deux juges, a estimé qu’aucune législation dans le monde n’avait permis de mettre un terme à la prostitution mais que sa légalisation permettrait aux autorités de "contrôler le commerce, réhabiliter les personnes concernées et leur fournir une aide médicale". Le procureur général, Gopal Subramaniam, a indiqué qu’il allait considérer la proposition de la cour, selon PTI… (suite de l’article)

Source : http://www.lefigaro.fr/

RECHERCHE : La téthérine : une arme antivirale ?

Lettre bimensuelle n°27 (16-30 Novembre 2009)

Certaines protéines sont naturellement apparues au cours de l’évolution pour aider la cellule à se défendre contre les virus. La téthérine(1) a été identifiée très récemment en tant qu’acteur cellulaire antiviral mais les mécanismes de son action restaient encore inconnus. Ils viennent d’être explorés : ce serait la structure même de la téthérine qui lui permet d’empêcher le bourgeonnement des virus produits.

Comment la téthérine agit-elle ?

Au cours de l’infection d’une cellule(2) par le VIH, le génome viral injecté s’associe au génome cellulaire. Il permet ainsi la production des différents composants qui s’assemblent pour produire de nouveaux virus. Ceux-ci sont alors libérés au cours de ce que l’on appelle le bourgeonnement viral(3). La téthérine, une protéine cellulaire, agit après cette dernière étape (Figure 1). La téthérine est une protéine produite en réponse à certaines infections virales(4). Sous son action, des virus matures(3) se trouvent piégés sur la cellule mais également à l’intérieur. Il semble donc que la protéine agisse en retenant les virus en surface avant qu’ils ne soient détruits. Son action est en revanche bloquée par une protéine virale, la Vpu… (suite de l’article)

Source : http://www.sidablog.fr/

RECHERCHE : Évolution : les virus géants contredisent Darwin

Publié le 09 décembre 2009

Boris Cambreleng

Agence France-Presse

Paris

Les virus géants, comme le « Marseillevirus » découvert par une équipe française, ont un patrimoine génétique composite, ce qui remet en question la notion darwinienne d’ancêtre commun à toutes les espèces.

Tout comme le Mimivirus, découvert en 2002 et le Mamavirus, le plus grand de tous décrit en 2008, Marseillevirus a emprunté en partie son patrimoine génétique aux espèces qu’il côtoie, a expliqué leur découvreur Didier Raoult à l’AFP. Les Marseillevirus « sont une nouvelle famille virale entière », souligne le chercheur, qui dirige à l’université d’Aix-Marseille 2, dans le sud de la France, l’unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes. Leur « squelette génomique », c’est à dire les gènes qui leurs sont propres, sont « très différents des autres virus à ADN » mais l’ensemble de leurs gènes, ou répertoire, « montre qu’il y a un échange avec les autres micro-organismes, gros virus et bactéries qui vivent dans les amibes », explique le scientifique. Les amibes, êtres unicellulaires qui peuvent être des parasites de l’animal ou de l’homme, « sont un lieu de création, un genre de dieu des virus et des bactéries », selon M. Raoult. « Le melting pot génétique des amibes paraît produire des organismes aux génomes complexes », selon l’étude que Didier Raoult, Bernard La Scola et leurs collègues publient cette semaine dans PNAS, la revue de l’Académie des sciences américaine. « Avec un génome de 368 000 paires de bases, Marseillevirus est le 5ème plus grand génome viral séquencé. Son diamètre est d’environ 250 nanomètres (soit 250 millionièmes de millimètre », indique dans un communiqué le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Mamavirus compte pour sa part plus de 2 millions de paires de bases, contre quelques dizaines de milliers pour les petits virus. Les gènes identifiés sur Marseillevirus proviennent de sources très différentes, issues des trois grandes branches du règne du vivant, à savoir les eucaryotes (animaux et plantes dont les cellules ont des noyaux), bactéries et archées (un autre groupe d’organismes unicellulaires distinct des bactéries), ainsi que d’autres virus géants comme le Mimivirus. La découverte des virus géants, qui présentent certaines caractéristiques propres aux bactéries a remis en cause la pertinence de la définition des êtres vivants, dont les virus avaient été exclus parce que contrairement aux bactéries, ils sont incapables de se reproduire sans cellule hôte. Mais la découverte en 2008 de Sputnik, un virus de virus, encore appelé virophage, capable d’infecter le Mamavirus pour s’y répliquer, a montré que ce dernier pouvait « tomber malade », ce qui suppose qu’il s’agit bien d’un organisme vivant. « Dire que les virus ne font pas partie de l’arbre de la vie n’a pas de sens, car l’arbre de la vie darwinien n’existe pas, c’est un fantasme littéraire », affirme aujourd’hui M. Raoult. Il en veut pour preuve que « quand vous parlez de virus qui sont des mosaïques (de gènes), vous ne pouvez pas mettre cela sur un arbre ». « L’idée de l’ancêtre unique est un contre-sens. C’est une idée darwinienne, mais Darwin avait tort », explique ce scientifique pour qui « il y a autant d’arbres que de gènes ». Reprenant l’idée de rhizome qui, contrairement à l’arborescence, est un modèle d’organisation sans subordination hiérarchique développé dans les années 1970 par les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari, M. Raoult propose de « changer l’arbre de la vie par le rhizome de la vie ».

Source : http://www.cyberpresse.ca/

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Gutenberg Encyclopedia : Human brain



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