LESOTHO : « Je ne prends pas de traitement (ARV)… parce que je me déplace avec les moutons » - CANADA : QUÉBEC : Témoignage : Atteint du VIH, en quête de sérénité - RECHERCHE : Sida : Découverte d’un mécanisme de protection naturelle - ÉTUDE : Selon des chercheurs français, les relations sexuelles non protégées causeraient des épisodes récurrents d’hépatite C - EUROPE : Prison : Les recommandations de la Conférence de Madrid - CANADA : Vaste recherche pour briser le cycle de l’itinérance - CANADA : QUÉBEC : Cactus Montréal : 20 ans d’engagement auprès des plus négligés - CANADA : QUÉBEC : Sites d’injection supervisée : CACTUS Montréal espère encore - CANADA : QUÉBEC : Abitibi-Témiscamingue : Lutter contre la sérophobie - GRIPPE A : La Suisse patine un peu

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LESOTHO : « Je ne prends pas de traitement (ARV)… parce que je me déplace avec les moutons »
MASERU, 24 novembre 2009 (PlusNews) - Mokete Tsehlo, un berger de 26 ans travaillant dans le district de Berea dans le minuscule royaume montagneux du Lesotho, a dit à IRIN/PlusNews en quoi son mode de vie nomade avait contribué à son diagnostic de séropositivité.
« Mon père m’a laissé aller dans une petite école et je peux écrire mon nom, mais ce que je connais le mieux ce sont les moutons – comment les préserver des dangers. Les moutons peuvent vous nourrir et vous donner de la laine qui tient chaud aux gens : vous pouvez les vendre sur le marché. Plus vous avez de moutons, plus vous êtes prospère. « Ce n’est pas parce que je suis dehors avec les moutons en ce moment que je suis dehors tout le temps. J’ai des amis ; nous jouons au football. Mais il faut préserver son corps du danger, comme je le fais pour les moutons. Vous devez éviter les chiens sauvages, comme le VIH, qui vous tue. « Je ne sais pas comment j’ai eu le VIH. On m’a dit que ça venait de relations sexuelles… Quelquefois, je vais partout avec les moutons. Nous ne restons pas juste ici ; nous devons aller là où est l’herbe. « Je rencontre des filles – Je ne couche pas avec des femmes mariées parce que ça peut vous faire tuer – mais j’imagine qu’une fille avec qui j’ai couché avait couché avec quelqu’un d’autre avant moi et j’ai eu le HIV. « Je ne prends pas de traitement [antirétroviral, ARV]. Je peux les prendre mais ce n’est pas facile de trouver un endroit où les obtenir. Je ne peux pas retourner chaque semaine au même endroit pour les médicaments et faire un examen médical parce que je me déplace avec les moutons. C’était facile d’attraper le HIV, mais dans ce pays, il n’y a pas beaucoup d’endroits connus où avoir le traitement. « Mes parents ne connaissent rien au HIV, alors je ne les inquiète pas avec ça. Ce sont les moutons de mon père, et leurs descendants seront mes moutons un jour. J’espère vivre pour avoir des centaines de moutons ».
jh/kn/he/sk/ail
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CANADA : QUÉBEC : Témoignage : Atteint du VIH, en quête de sérénité
Isabelle Desmarais
Mardi 24 novembre 2009
Yannick Wistaff est atteint du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Il a contracté le virus il y a longtemps, mais c’est seulement depuis quelques semaines qu’il bénéficie du soutien de la Maison Sainte-Famille Tom-Dee, située à Terrebonne. Yannick a accepté de confier son histoire à La Revue, à l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA qui aura lieu le 1er décembre.
À la Maison Sainte-Famille Tom-Dee, Yannick Wistaff est venu se reposer, en quelque sorte. L’homme de 31 ans traîne derrière lui un parcours tumultueux, et c’est pour chasser quelques démons qu’il a fait appel à l’organisme. Nous l’avons rencontré sur place, et il s’est raconté à nous sans pudeur, reculant dans les années jusqu’aux événements qui ont bouleversé sa vie. Yannick Wistaff a contracté le virus à 21 ans, alors qu’il travaillait comme préposé dans un sauna gai. « Un soir, trois hommes armés m’ont agressé dans une des chambres du sauna. Ils m’ont violé en maintenant une arme sur ma tempe, pour ne pas que je bouge. L’instant où ça s’est passé m’a paru durer des heures. » Quelques semaines plus tard, Yannick apprenait qu’il avait contracté le VIH.
À cœur ouvert
Lorsqu’il repense à ces événements et aux conséquences qu’ils ont engendrées, Yannick a du mal à retenir ses larmes. Des années de silence l’ont poussé malgré lui à camoufler ses émotions. Aujourd’hui, toutefois, Yannick est en quête de paix. C’est pourquoi il parle ouvertement de son passé, dans l’espoir de reprendre le contrôle de sa vie. La Maison Sainte-Famille Tom-Dee l’assiste dans sa démarche vers la sérénité : « Il y a quelque temps, je me suis retrouvé dans une maison de crise. Des responsables m’ont réorienté vers la Maison Sainte-Famille. Ici, les intervenantes m’aident énormément à reprendre ma vie en main. Si ce n’était pas d’elles, je ne serais plus là. »… (suite de l’article)
Source : http://www.larevue.qc.ca/
RECHERCHE : SIDA : Découverte d’un mécanisme de protection naturelle
Source : Institut Pasteur de Paris, mise en ligne Louis-Marie Sibuée, Santé log, mise en ligne le 25 novembre 2009
Juste en amont de la Journée mondiale du Sida, une équipe de l’Unité de régulation des infections rétrovirales de l’Institut Pasteur (dirigée par le Pr. Françoise Barré-Sinoussi), avec l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) et d’autres organismes de recherche (CEA, CNRS, INSERM…), montre, pour la première fois, l’existence d’un contrôle rapide de l’activation immunitaire chez le singe vert d’Afrique infecté par le virus simien du sida ou SIV. Ce singe est l’un des hôtes naturels du SIV, lui-même à l’origine du VIH. Une étude à ce sujet paraît dans le Journal of Clinical Investigation daté de décembre (1).
Du fait que, contrairement à ce qu’on voit chez l’homme, le singe SIV-positif ne développe pas un « sida », alors que sa charge virale est élevée, il est un modèle unique d’étude des mécanismes de protection naturelle contre le sida humain. L’étude française montre que ce singe développe une réponse immunitaire innée en réponse à l’infection, mais que cette réponse est rapidement « freinée », ce qui empêche les effets délétères – c’est-à-dire ceux que l’on connaît chez les patients humains infectés. Comme l’expliquent les chercheurs, chez l’homme, le VIH induit en effet rapidement une activation chronique et généralisée des cellules de l’immunité, responsable de dysfonctionnements majeurs du système immunitaire, principalement la raréfaction progressive des lymphocytes T CD-4. Le niveau d’activation immunitaire observé chez les patients dans les premières semaines de l’infection est de ce fait le meilleur marqueur biologique prédictif de l’évolution du sujet VIH-séropositif vers le sida (apparition de maladie opportuniste). Les chercheurs de l’Institut Pasteur ont étudié cette activation immunitaire à l’aide de puces à ADN sur des CD-4 du sang et des ganglions lymphatiques prélevés sur des singes verts et des macaques rhésus qui, comme les humains, progressent vers le sida, dans le but de comparer l’évolution de la réponse immunitaire dans chaque espèce avant et après infection par le SIV. Les résultats montrent qu’il existe, très tôt après l’infection des deux modèles simiens, une forte activation immunitaire, révélée par une augmentation importante de l’expression des gènes stimulés par l’interféron alpha, une des premières molécules produite par le système immunitaire en réponse à une infection virale. En revanche, on a observé que 28 jours après l’infection, l’expression de ces gènes retombe à un niveau basal chez le singe vert alors qu’elle reste élevée chez le macaque… (suite de l’article)
Source : http://www.santelog.com/
Date d’affichage : 24/11/2009
Sean R. Hosein
Selon une théorie avancée par plusieurs, il est possible de réduire le risque d’être exposé au VIH en faisant du sérotriage : on choisit uniquement des partenaires sexuels ayant le même statut VIH que soi.
Pour les personnes séropositives, le fait de ne choisir que des partenaires sexuels atteints du VIH peut atténuer l’inquiétude suscitée par la perspective d’infecter d’autres personnes. Quant aux personnes séronégatives, elles seront moins inquiètes de contracter le VIH grâce au sérotriage. En réalité, cependant, le sérotriage comporte des risques, particulièrement lorsque le condom est abandonné lors des relations sexuelles avec pénétration :
Chez les hommes séropositifs, la pénétration anale non protégée peut transmettre de nombreux microbes : virus de l’hépatite B ou C, LGV (lymphogranulome vénérien), syphilis et VPH (virus du papillome humain), entre autres. Elle peut aussi faciliter la transmission de nouvelles souches du VIH, dont certaines pourraient s’avérer résistantes aux médicaments. En cas de co-infection avec le virus de l’hépatite B ou C, il y a risque d’accélération des lésions hépatiques. Enfin, les taux de guérison de l’hépatite sont généralement moins élevés que chez les personnes séronégatives.
Chez les hommes séronégatifs, la pénétration anale non protégée augmente les risques de transmission du VIH et des autres microbes mentionnés ci-dessus. De plus, un résultat négatif au test de dépistage des anticorps du VIH peut donner un faux sentiment de sécurité aux personnes qui ont fréquemment des relations sexuelles non protégées. (Rappelons que le système immunitaire met plusieurs semaines à produire des anticorps après le moment de l’infection. Si le test est effectué durant cette période « fenêtre », il pourrait ne détecter aucun anticorps et ce, même si l’infection a bel et bien eu lieu).
Une éclosion d’hépatite C
Il sévit actuellement en Australie et dans les pays riches d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale une éclosion d’hépatite C (VHC) chez les hommes gais et bisexuels, particulièrement ceux co-infectés par le VIH. Cette éclosion d’hépatite C semble être attribuable à des relations sexuelles anales non protégées et à d’autres activités à risque élevé. Comme l’infection au VIH affaiblit le système immunitaire, il est possible que les personnes séropositives soient plus à risque de contracter d’autres infections transmissibles sexuellement, dont l’hépatite C. Des médecins de Lyon ont récemment fait état de deux cas où des hommes qui avaient régulièrement des relations anales non protégées avec d’autres hommes ont contracté le VHC ou encore le VHC et le VIH. Ces cas sont d’autant plus troublants que les hommes en question, après avoir guéri de l’hépatite C grâce au traitement, ont contracté de nouveau celle-ci en continuant d’avoir fréquemment des relations anales non protégées… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca/
EUROPE : Prison : Les recommandations de la Conférence de Madrid
Par Aude Segond, Crips (France) 24/11/09
La Conférence européenne de Madrid concernant la protection de la santé en milieu carcéral (What works in the prevention and control of major communicable diseases, 29-31 octobre 2009) a émis des recommandations en la matière. Plus de deux millions de personnes sont incarcérées dans les établissements pénitentiaires européens. Les trois grands problèmes affectant la santé en prison sont le VIH, la consommation de drogue et la tuberculose, suivis de près par l’hépatite virale C et les infections sexuellement transmissibles.
En raison de la surpopulation, de la mauvaise alimentation, de l’accès limité aux soins, de la persistance d’une consommation de drogues illicites et de pratiques d’injection à risque, de rapports sexuels sans protection et du tatouage, les prisons sont des environnements à très haut risque pour la transmission de maladies infectieuses. Mais ce sont aussi des lieux qui offrent de très bonnes opportunités d’intervenir, tant dans le domaine de la prise en charge que dans celui de la prévention.
Des prévalences plus élevées chez les détenus
Dans tous les États membres de la Région Europe de l’OMS, les taux d’infection à VIH sont plus élevés chez les personnes incarcérées que dans le reste de la population. Par exemple, en Espagne, la prévalence VIH est d’environ 1% en population générale et 14% chez les détenus ; pour l’Ukraine, ces chiffres s’élèvent respectivement à 4% et 31%. Les taux de tuberculose sont de 10 à 100 fois supérieurs dans la population carcérale que dans la population générale. En prison, la co-infection VIH/tuberculose est plus fréquente et les souches de BK transmises sont plus susceptibles d’être résistantes, voire multirésistantes aux médicaments. On estime qu’en moyenne, 20 à 40% des personnes entrant dans les prisons européennes ont un problème d’usage abusif de stupéfiant. Une proportion importante d’usagers de drogue par voie injectable incarcérés partagent leurs aiguilles, pratique à haut risque de transmission du VIH et des hépatites virales. Entre 70 et 98% des personnes incarcérées pour des délits ou des crimes liés à la drogue et n’ayant pas accès à une prise en charge spécifique pendant leur détention, récidivent dans la première année suivant leur libération. Le risque de mortalité par overdose est élevé dans les deux premières semaines suivant la sortie de prison. Des études ont démontré qu’un traitement de maintenance correctement conduit pendant la durée de l’emprisonnement limite le partage du matériel d’injection et a une influence positive sur les relations entre le personnel de la prison et les détenus ; et que ce même traitement, relayé à la sortie de prison, réduit la reprise de comportements à risque et la réincarcération.
Les recommandations de la Conférence de Madrid
Des représentants de décideurs politiques, de personnel des prisons, de la justice pénale, des professionnels de santé, des chercheurs et des membres d’organisations non gouvernementales ont participé du 29 au 31 octobre 2009 à une conférence européenne à Madrid sur la protection de la santé en milieu carcéral. Ils ont émis des recommandations.
Accès aux traitements contre les maladies infectieuses, en particulier l’infection à VIH, l’hépatite virale C et la tuberculose, pour les détenus ;
Accès aux traitements de substitution pour les usagers de drogue incarcérés ;
Mise en place de programmes de réduction des risques en prison ;
Garantie d’une continuité des soins pour les détenus lors de l’incarcération et après la sortie de prison ;
Formation de tout le personnel carcéral à la prévention et au traitement des maladies transmissibles.
Référence
Aide-mémoire santé en prison : VIH, drogues et tuberculose / OMS Europe. - 29 octobre 2009. - 4 p.
Télécharger l’aide-mémoire (PDF, 40Ko).
Voir le site du Projet européen Santé en prison (en anglais)
Source : http://www.vih.org/
CANADA : Vaste recherche pour briser le cycle de l’itinérance
Louise-Maude Rioux Soucy 24 novembre 2009
Pas moins de 300 sans-abri montréalais souffrant d’une maladie mentale pourront sous peu troquer le froid du bitume pour la chaleur d’un toit bien à eux. Pendant près de quatre ans, ceux-ci seront suivis étroitement par une équipe multidisciplinaire qui les aidera à prendre racine grâce à un important projet pilote lancé hier par la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) dans cinq villes canadiennes.
L’itinérance prend de l’ampleur au Canada. On estime que de 150 000 à 300 000 personnes vivent dans la rue, dont près de 30 000 seulement à Montréal. « De ce nombre, près de la moitié ont un problème de santé mentale », explique Michael Howlett, président et chef de la direction de la CMSC, qui parle ici d’une « crise nationale ». Plusieurs de ces itinérants se retrouvent enfermés dans un cycle infernal où les séjours à l’hôpital et les peines d’emprisonnement se succèdent sans fin, le tout entrecoupé de séjours plus ou moins longs dans la rue ou dans les refuges surchargés. En dépit des efforts déployés ces dernières années, notamment avec le projet Accès-Logis au Québec qui rend disponibles des logements destinés spécifiquement à cette clientèle « multipoquée », très peu arrivent à briser le cycle de l’itinérance. Avec le projet Chez soi, la CSMC croit toutefois avoir trouvé la formule nécessaire pour percer une brèche durable. « Nous voulons aider ces gens à trouver d’autres façons d’habiter la ville afin qu’ils y trouvent leur place », résume la coordonnatrice du projet, Sonia Côté. Inspiré du programme américain Housing First, Chez soi permettra de suivre 2285 itinérants pendant près de quatre ans. La moitié sera logée dans des appartements privés ou des logements sociaux. Ceux-là s’engageront à rencontrer chaque semaine un préposé du programme qui leur offrira le soutien nécessaire pour se forger leur nouvelle vie. Les autres recevront l’aide habituelle offerte par les villes choisies, soit Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal et Moncton. À Montréal, 300 personnes feront l’expérience d’un logement tandis que 200 autres feront partie du groupe témoin. L’équipe, qui mobilise déjà toutes les forces vives de ce milieu, vise moins à remettre en doute ce qui est fait sur le terrain qu’à recenser « les bonnes pratiques », celles qui atteignent leur cible et font une différence, explique Éric Latimer, chercheur principal à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Il faut dire que le Québec offre déjà un soutien semblable, que ce soit au moyen d’Accès-logis ou encore des unités de séjour à long terme des différents refuges. À quelques différences près, relève Sonia Côté, qui connaît bien le milieu pour y avoir évolué pendant des années. « C’est une approche qui offre immédiatement du logement, sans condition, alors que, d’ordinaire, il faut franchir des étapes, affronter des comités de sélection, arrêter sa consommation. Le suivi y sera également très étroit. » L’initiative de 110 millions a été accueillie avec un intérêt mêlé d’envie hier par le milieu communautaire qui doit faire des miracles quotidiens avec des budgets faméliques. « Nous ne pouvons nous empêcher de constater qu’il y a beaucoup d’argent dans cette recherche alors qu’il y en a si peu dans nos maisons », a confié la directrice générale du Chaînon, Marie-Hélène Houle, qui entend néanmoins participer activement à ce projet… (suite de l’article)
Source : http://www.ledevoir.com/
CANADA : QUÉBEC : Cactus Montréal : 20 ans d’engagement auprès des plus négligés
Écrit par Gabrielle Duchaine
Lundi, 23 novembre 2009
Cactus Montréal a 20 ans. Des millions de seringues, de condoms et de pipes à crack plus tard, l’organisme d’intervention de rue a bien changé, mais ne s’est pas éloigné d’un iota de sa vocation. Regard sur une organisation qui œuvre auprès de citoyens parmi les plus négligés de la métropole.
Depuis 1989, Cactus vient en aide à des consommateurs de drogues illégales, des jeunes de la rue, des travestis, des transsexuelles et des prostitués. « On fait beaucoup de prévention pour limiter la propagation de maladies transmissibles sexuellement comme le sida et l’hépatite C, explique l’intervenante communautaire Darlène Palmer. Par exemple, on ne demande pas à notre clientèle de cesser de s’injecter de la drogue, mais on lui propose des moyens pour que ce soit plus sécuritaire et moins douloureux. » Seulement en 2008-2009, les intervenants de Cactus ont distribué pas moins de 308 777 seringues stériles, 160 520 condoms, 13 083 pipes en pyrex et 4 582 bacs de récupération de déchets biomédicaux. Sans compter les quelque 35 000 visites dans ses divers sites, dont 25 000 au site d’échange de seringues ouvert la nuit.
Des miracles
C’est justement l’organisme montréalais qui a mis en place le premier programme d’échange de seringues en Amérique du Nord, lors de sa fondation. Au fil des ans, plusieurs autres outils ont été mis sur pied, dont du travail de rue, un lieu d’accueil pour des consommateurs actifs et les ex-consommateurs de drogue et un programme de travail communautaire. D’ailleurs, près du tiers des employés actuels de Cactus – ils sont 70 au total – sont des anciens utilisateurs de drogues. « On a des équipes multidisciplinaires qui mélangent la formation académique et l’expérience de la rue », explique Darlène Palmer, elle-même une ancienne consommatrice d’héroïne. « On fait des miracles ici. On rebâtit des vies. Je le vois quand je pense à toutes les personnes qui croyaient que je n’arriverais jamais à rien. Aujourd’hui, ça fait 16 ans que je ne consomme plus », confie-t-elle… (suite de l’article)
Source : http://www.ruefrontenac.com/
CANADA : QUÉBEC : Sites d’injection supervisée : CACTUS Montréal espère encore
MARIE-EVE SHAFFER
MÉTRO
25 novembre 2009
Vingt ans après sa fondation, CACTUS Montréal espère toujours que des sites d’injection supervisée verront le jour dans la métropole. « Ce n’est pas la solution miracle, admet le président de l’organisme, Me Louis Letellier de Saint-Just. [Mais] c’est évident que des gens, avec le soutien d’organismes comme le nôtre, vont arrêter de consommer. On ne leur fera pas la morale. L’idée, c’est de leur permettre d’ouvrir une porte du réseau vers laquelle ils ne viendraient pas. »
Me Letellier de Saint-Just estime que, dans le meilleur des mondes, il y aurait trois sites d’injection supervisée à Montréal : un à Hochelaga-Maisonneuve, un autre au centre-ville et un dernier sur le Plateau. Selon lui, le gouvernement devrait prendre une décision, soit donner le feu vert ou non au projet d’ici trois ans. CACTUS Montréal ne veut en aucun cas copier le modèle de site d’injection supervisée de Vancouver. « Les décès par surdose, c’était [un problème] criant à Vancouver et c’est ce qu’il fallait faire, explique le président de CACTUS Montréal. La solution pour Montréal n’est pas celle de Vancouver. »… (suite de l’article)
Source : http://www.journalmetro.com/
CANADA : QUÉBEC : Abitibi-Témiscamingue : Lutter contre la sérophobie
Martin Guindon
Général - Publié le 24 novembre 2009
Le Centre des ROSÉS de l’Abitibi-Témiscamingue invite la population cette semaine à combattre avec elle la sérophobie, soit la peur et l’aversion envers les personnes vivant avec le VIH/Sida.
C’est pourquoi l’organisme a organisé une foule d’activités entre le 24 novembre et le 1er décembre, en marge de la Semaine de sensibilisation au VIH/Sida et de la Journée mondiale du Sida. « Des milliers de rubans rouges seront distribués partout dans la région et des activités sont organisées dans différents endroits », explique Brigitte Laliberté, intervenante auprès des personnes vivant avec le VIH/Sida au Centre des ROSÉS. L’organisme poursuit donc sa lutte contre les préjugés, s’inspirant des témoignages de personnes atteintes. La sérophobie nuit notamment à la prévention et contribue donc, selon le Centre des ROSÉS, à la propagation du virus. Il profite donc de cette semaine pour prôner une ouverture à l’information, mais aussi aux personnes infectées et affectées par cette réalité.
Activités
Des activités de sensibilisation auront lieu dans certains milieux scolaires, comme à la polyvalente de La Forêt, au Cégep et à l’UQAT à Amos, ainsi qu’à la Polyno et à la Maison de jeunes à La Sarre, en collaboration avec le travailleur de rue. Pikatemps effectue quant à lui une tournée de sensibilisation dans les organismes de Val-d’Or. Des activités de sensibilisation sont aussi prévues à Kitcisakik et au Lac Simon.
Source : http://lechoabitibien.canoe.ca/
GRIPPE A : La Suisse patine un peu
Par olivier-seronet - Posté le 24 novembre 2009
Comme dans d’autres pays, la vaccination contre la grippe A (H1N1) connaît quelques problèmes d’ajustement en Suisse. Le Temps, quotidien suisse, y a consacré plusieurs articles et Seronet vous donne quelques infos pratiques.
"Malgré une longue préparation, la campagne de vaccination débute avec un net retard sur la pandémie", note le quotidien suisse Le temps (20 novembre). Comme le fait remarquer le journal, cela fait sept mois que "les autorités mexicaines ont annoncé à l’Organisation mondiale de la Santé l’existence d’une grippe pas ordinaire. Sept mois que la communauté internationale se mobilise pour mieux connaître et surtout mieux combattre le virus (…) comme attendu, dans l’hémisphère Nord, la Suisse ne se révèle qu’à moitié prête à l’affronter." En Suisse, l’épidémie s’est déclarée dans la seconde moitié du mois d’octobre. "Pourtant, ce n’est que le 16 novembre, entre trois et quatre semaines plus tard, que la campagne de vaccination a officiellement débuté", critique le journal. Depuis, le 23 novembre, la campagne de vaccination concerne l’ensemble de la population et plus uniquement les groupes prioritaires. "A Genève, la vaccination a commencé mardi 10 novembre. Jusqu’ici le canton a reçu 86 500 doses et on y estime à 115 000 le nombre des personnes prioritaires", note Le Temps (20 novembre). Les médecins ont connu et connaissent encore certains problèmes d’approvisionnement. Le résultat, c’est que les médecins peuvent, en fonction des recommandations de l’Office fédéral de la santé publique choisir qui vacciner en priorité et qui adresser aux centres de vaccination. Officiellement, les autorités recommandent la vaccination contre la grippe A et la grippe saisonnière. En cas de symptôme grippal, les personnes séropositives doivent "immédiatement prendre rendez-vous avec leur médecin spécialiste du VIH". Si "les symptômes s’accentuent, très forte fièvre par exemple, difficultés respiratoires, etc., il faut immédiatement se rendre aux urgences.
Appels d’urgence : 031 322 21 00.
Plus d’informations avec l’Office fédéral de la Santé publique sur :
Source : http://www.seronet.info/


