Actualités VIH

Texte publié le lundi 16 novembre 2009.

KENYA : Un premier pas sur la voie de l’intégration des MSM - EACS 2009 : Pourquoi les gays séropositifs s’infectent par le virus de l’hépatite C - BELGIQUE : Le logo d’Aides associé à une soirée bareback : l’association dément tout partenariat - CHANTAGE CARITATIF : Mariage gay : l’Église menace de s’en prendre à l’aide sociale à Washington - MONDE : Disparités entre les besoins et les dépenses VIH-sida - VIDÉO : Sortie DVD : l’« auto documentaire » bouleversant d’Hervé Guibert - AFRIQUE : Le Kenya abrite la conférence de la Croix rouge et du Croissant rouge - ÉTUDE : Le sérotriage : choix éclairé ou divination ?

main dans la main

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KENYA : Un premier pas sur la voie de l’intégration des MSM

NAIROBI, 13 novembre 2009 (PlusNews) - Une étude nationale sur les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (MSM, men who have sex with men) sera la première étape dans le plan du gouvernement pour intégrer ce groupe à haut risque dans le programme national de lutte contre le VIH, selon un fonctionnaire haut placé.

« Nous avons toujours ignoré cette population alors qu’elle [constitue] une grande part des nouvelles infections au VIH. En tant que gouvernement, nous avons décidé que nous ne pouvions pas nous permettre d’attendre que la situation dégénère », a dit Nicholas Muraguri, directeur du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (NASCOP). Peu d’études ont traité du VIH chez les MSM au Kenya. En 2007, une étude réalisée auprès de 285 hommes de Mombasa avait révélé une prévalence de 43 pour cent chez les hommes qui avaient des rapports sexuels exclusivement avec d’autres hommes, contre 12,3 pour cent chez ceux qui avaient des rapports sexuels avec des hommes et des femmes. La prévalence du VIH au Kenya est de 7,4 pour cent. Bien que le plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA les considère comme « la population la plus à risque », les programmes de lutte contre le VIH consacrés aux MSM sont extrêmement limités. « Nous ne pouvons pas faire ça [offrir des programmes de lutte contre le VIH aux MSM] sans avoir une idée de leur nombre et de leurs besoins particuliers. J’espère que l’étude que nous allons mener nous aidera à répondre à certaines de ces questions », a indiqué M. Muraguri. Il a souligné que l’étude – qui doit démarrer en décembre et s’étaler sur six mois – avait notamment pour objectif de déterminer les risques sexuels spécifiques et les besoins des MSM, les « points chauds » du pays et le nombre d’établissements de santé qui accueillent les MSM. Pour la constitution de l’échantillon, l’étude utilisera une méthode « fondée sur les répondants », c’est-à-dire qu’elle recrutera des hommes ouvertement gays en vue d’obtenir, par leur intermédiaire, la participation d’autres MSM qui ne s’affichent pas nécessairement publiquement. Elle cherchera également à obtenir la collaboration des établissements qui accueillent déjà des MSM pour faciliter la recherche… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

EACS 2009 : Pourquoi les gays séropositifs s’infectent par le virus de l’hépatite C

Les brèves de l’EACS 2009

Poster

publié le 15 novembre 2009, par Eugène RAYESS

Cette étude menée en Allemagne reflète une réalité inquiétante : de plus en plus d’infections avec le virus de l’hépatite C sont répertoriées chez les MSM (hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes). Et cela est d’autant plus inquiétant que ces infections touchent en majorité, dans cette population, les hommes séropositifs au VIH.

Entre 2006 et 2008, une étude sur la connaissance, la compréhension, les comportements face aux IST (infections sexuellement transmissibles) des MSM a été menée en Allemagne. Les participants étaient coinfectés, n’avaient pas d’antécédents d’injection de drogues et étaient traités pour une hépatite C aiguë. Les analyses croisées ont révélé que si la transmission sexuelle de l’hépatite C reste négligeable dans la population générale, une politique de santé publique à cet égard mérite d’être intensifiée dans la population gay, et plus particulièrement vis-à-vis des gays infectés par le VIH, chez qui les infections par l’hépatite C sont en constante augmentation. Des efforts de prévention seront nécessaires et devront, au delà du discours sur la simple utilisation du préservatif, être menés chez les MSM, tels que la sensibilisation aux risques liés au partage de matériel sexuel (godemichets), de matériel utilisé pour sniffer des drogues (pailles), et à la protection par des gants pour le fist-fucking et tout autre type de rapport traumatique pouvant entraîner des saignements. Nous reviendrons sur ce sujet dans le numéro de décembre d’InfoTraitements.

Poster BPD 1/7

Source : http://www.actions-traitements.org/

BELGIQUE : Le logo d’Aides associé à une soirée bareback : l’association dément tout partenariat

16 novembre 2009

Publié par Yannick Barbe

Bernard, un yaggeur, a alerté notre rédaction sur l’existence d’un flyer pour une soirée bareback privée organisée en Belgique le 28 novembre prochain, sur lequel est apposé le logo d’Aides. Le flyer de cette “orgy bareback”, qui montre une pénétration anale non protégée en gros plan, visible sur le site touzes.com (”le site de vos soirées privées”) est accompagné du texte suivant : “Touzes.com ne pourra être tenu responsable des abus d’utilisateurs peu scrupuleux, ou qui oublient que cette pratique peut entraîner sa contamination par le virus HIV. Des sites de prévention permettent aux personnes non encore engagées dans ce type de rapport de prendre conscience des risques impliqués”.

Aides a publié un démenti dans lequel l’association de lutte contre le sida affirme que son “logo a été utilisé sans [son] autorisation et qu’[elle a] demandé à l’organisateur de le retirer de sa communication”. Aides précise qu’elle n’est “en rien associée à cette soirée”… (suite de l’article)

Source : http://www.yagg.com/

CHANTAGE CARITATIF : Mariage gay : l’Église menace de s’en prendre à l’aide sociale à Washington

Mis en ligne le 13/11/2009

L’archevêché de Washington s’est vigoureusement opposé à un projet de loi visant à légaliser le mariage homosexuel dans la capitale fédérale américaine en menaçant d’interrompre sa participation à des programmes sociaux qui aident les défavorisés.

L’Église catholique, qui compte 580.000 fidèles dans l’agglomération, réclame au Conseil municipal de Washington DC une modification du projet de loi, l’autorisant à être exemptée de reconnaître les unions homosexuelles et de fournir des services à des couples de même sexe dont l’union est contraire à la foi catholique. "Le mariage est par nature l’union entre un homme et une femme", a stipulé l’Église dans un communiqué alors qu’un projet de loi est en discussion parmi les élus de la capitale. Le texte n’imposerait pas à l’église catholique de célébrer ces mariages mais, selon l’archevêché, il va obliger ses organisations caritatives, ses employés et ses fidèles à refuser des services à des couples homosexuels, au nom de leur foi. L’église craint des poursuites judiciaires. "Les organisations religieuses et les individus risquent de faire face à des poursuites pour avoir refusé de promouvoir et de soutenir les unions de même sexe", dit l’Église. La loi pourrait "empêcher (...) les associations caritatives catholiques de poursuivre leur partenariat avec la municipalité de Washington DC pour fournir de l’aide sociale aux milliers de ses habitants les plus pauvres", avertit le communiqué… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com/

MONDE : Disparités entre les besoins et les dépenses VIH/SIDA

JOHANNESBURG, 13 novembre 2009 (PlusNews) - La crise économique mondiale pourrait avoir un effet positif, en obligeant les pays à répartir de manière plus efficace des ressources allouées à la lutte contre le VIH/SIDA de plus en plus rares.

D’après une analyse récente des dépenses publiques consacrées au VIH/SIDA, il existe une corrélation entre la prévalence du virus et les sommes accordées par les pays à leurs programmes de lutte contre le VIH, mais la répartition des ressources n’est pas en phase avec les besoins prioritaires. Des chercheurs de la division économie et financement du sida du Projet commun des Nations Unies sur le sida, ONUSIDA, et du Centre pour la gouvernance économique et le sida en Afrique (CEGAA) ont utilisé un outil développé par l’ONUSIDA pour retracer et comptabiliser les sommes dépensées – tant par le pays que par les bailleurs de fonds internationaux - dans huit domaines de programmation en matière de lutte contre le sida. L’étude est basée sur les données de 2006 et a été réalisée dans 50 pays. Leurs conclusions sont publiées dans le supplément de décembre de l’AIDS Journal, qui s’intéresse aux progrès réalisés dans l’atteinte des objectifs mondiaux de lutte contre le VIH/SIDA. Des experts du sida ont récemment appelé à la mobilisation des ressources destinées à la lutte contre le VIH/SIDA – des ressources de plus en plus rares - pour des interventions bien gérées qui ont fait leurs preuves. Les données recueillies viennent confirmer le bien-fondé de ces appels. Selon l’étude, les pays présentant les taux de prévalence les plus élevés sont souvent les plus dépendants des ressources extérieures et, par conséquent, dans un contexte de crise, les plus vulnérables aux éventuelles coupes budgétaires pratiquées par les bailleurs de fonds… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

VIDÉO : Sortie DVD : l’« auto documentaire » bouleversant d’Hervé Guibert

Par Louis Maury samedi 14 novembre 2009

En 1992, l’écrivain Hervé Guibert, atteint du sida, capturait en vidéo sa mort qui approchait. Le résultat une œuvre bouleversante d’une précision clinique. Un document rare dont la sortie en DVD est un événement.

« Un squelette à l’écran », « Auto-analyse d’une agonie » titrait les quotidiens en janvier 1992 quand TF1 (eh oui, TF1 !) diffusait en soirée un « auto documentaire » où l’écrivain Hervé Guibert, atteint du sida, capturait en vidéo sa mort qui approchait. Ce document eu un tel écho qu’il déclencha une vive polémique, certains parlant de « pornographie de la mort ». Et il n’avait jamais été visible depuis. En le revoyant aujourd’hui, on retrouve la force et l’ironie de son œuvre. Tout en étant très perturbé par sa précision clinique. C’est surtout une poignante création cinématographique qui révèle un vrai talent de cinéaste. Cette sortie en DVD est accompagnée de bonus précieux, entre autres un Ex-Libris spécial avec Guibert et un Apostrophes autour du sida qui apportent des éclairages étonnants sur la fulgurance de l’épidémie. C’était en 1990. Il n’y a pas si longtemps... Une période que la mémoire collective semble avoir effacé.

Hervé Guibert, la pudeur ou l’impudeur, BQHL Editions – documentaire – 19,99 €.

Source : http://www.tetu.com/

AFRIQUE : Le Kenya abrite la conférence de la Croix rouge et du Croissant rouge

Nairobi - 13/11/2009

Pana

Une conférence internationale de haut niveau regroupant les principales agences de la Fédération internationale de la Croix rouge et du Croissant rouge à travers le monde se tiendra du 18 au 25 novembre prochain à Nairobi, a appris la PANA ce vendredi, de source officielle dans la capitale kenyane.

Environ 1.200 délégués venus du monde entier, selon les responsables de la Croix Rouge du Kenya, prendront part à cette rencontre. La 17ème session de l’assemblée générale des fédérations internationales de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et le Conseil des délégués de 2009 aura ainsi lieu pour la première fois en Afrique. La Fédération internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (IFRC) est le plus grand réseau d’organisations humanitaires du monde avec 186 pays membres de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, regroupant environ 100 millions de volontaires. "C’est la première fois qu’une telle conférence est organisée en Afrique, ce qui témoigne du rôle du continent dans le mouvement", a déclaré le secrétaire général de la Croix Rouge du Kenya, Abbas Gullet. "Les images négatives sur la guerre en Afrique, les catastrophes naturelles, la pauvreté et les souffrances sont monnaie courante. Le moment est venu de montrer une image positive de l’Afrique", a-t-il ajouté. La conférence, dont le thème est "Notre Monde, A Vous d’Agir", va aborder les questions spécifiques à la diplomatie humanitaire, les migrations, le programme mondial en faveur de l’Afrique, la Stratégie 2020 de la Fédération internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, la situation des personnes déplacées internes, la sécurité alimentaire, l’alliance internationale contre le VIH/SIDA, la stratégie internationale de lutte contre la culture de la violence, la réduction des risques, le rôle des volontaires, entre autres points… (suite de l’article)

Source : http://www.afriquejet.com/

ÉTUDE : Le sérotriage : choix éclairé ou divination ?

Date d’affichage : 13/11/2009

Sean R. Hosein

Certaines personnes sexuellement actives adoptent une pratique appelée sérotriage : elles ont des rapports sexuels seulement avec des personnes ayant le même statut VIH qu’elles. En théorie, le sérotriage devrait réduire la transmission du VIH. En réalité, toutefois, certaines personnes adoptent cette pratique dans le but d’abandonner le condom lors des relations sexuelles avec pénétration.

Des chercheurs d’Australie étudient les comportements sexuels d’hommes séropositifs et séronégatifs depuis plus de sept ans. Ils affirment que certains hommes font des suppositions par rapport au statut VIH de leurs partenaires passagers ou se contentent de deviner celui-ci, au lieu d’insister sur des conversations explicites à ce sujet. Se fondant sur ces suppositions, de nombreux hommes consentent à des relations anales non protégées avec d’autres hommes avec qui ils croient partager le même statut VIH. Ce comportement – faire des suppositions par rapport au statut VIH de ses partenaires – a été surnommé « seroguessing » par les chercheurs australiens (to guess = deviner). Le seroguessing, phénomène qui a été décrit également par des chercheurs canadiens et américains, augmente les risques de transmission du VIH.

Les chercheurs australiens ont recruté des hommes dans les deux groupes suivants :

- Positive Health – recrutement de 729 hommes gais séropositifs
- Health in Men (HIM) – recrutement de 1 427 hommes gais séronégatifs

La plupart des hommes dans chaque groupe étaient d’origine anglo-australienne. Ils ont été interviewés par les chercheurs au sujet de leurs comportements sexuels et sociaux. Les participants à l’étude HIM, dont la moyenne d’âge était de 36 ans, passaient régulièrement des tests de dépistage du VIH. La moyenne d’âge des participants séropositifs était de 46 ans… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

[1] Wikimedia Commons Author : darklama : Icon of man and man holding hands, 18 May 2008



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