Actualités VIH

Texte publié le jeudi 12 novembre 2009.

DÉPISTAGE : VIH : « Dépister les gens a priori sans risque » et l’exemple de l’Actuel - FRANCE : Perpignan : Jugé pour avoir transmis trois fois le sida - CANADA : Un nouveau rapport appelle à des changements d’orientation majeurs concernant le VIH et l’invalidité - KENYA : Le gouvernement proteste contre le rejet du Fonds mondial - ÉTUDE : Itinéraires thérapeutiques des personnes vivant avec le VIH - IRAN : Au moins 3.409 personnes mortes du sida - FRANCE : Act up Paris n’existe que grâce au contribuable - EUROPE : Coke en stock et joints en moins - PHARMACEUTIQUES : Tobira Therapeutics annonce la présentation des données portant sur TBR-652 - PHARMACEUTIQUES : Theratechnologies présente des résultats combinés de ses études cliniques de phase 3

Nice

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DÉPISTAGE : Infection par le VIH : « Dépister les gens a priori sans risque » et l’exemple de l’Actuel

jeudi 12 novembre 2009

Professeur Yazdan Yazdanpanah (SFLS 2009)

Avec 5 millions de tests de dépistage en 2007, la France se place au deuxième rang mondial derrière l’Autriche. Néanmoins, de 30 à 40 % des personnes séropositives sont détectées à un stade tardif (moins de 200 CD4/mm3), les personnes les plus vulnérables étant les hommes migrants, les personnes âgées et les hétérosexuels.

« Il ne faut pas dépister les personnes à risques mais les personnes a priori sans risque, estime le professeurYazdan Yazdanpanah (Tourcoing), qui a participé à l’élaboration des recommandations de la Haute Autorité de Santé sur le dépistage de l’infection à VIH en France, rendues publiques le 21 octobre 2009. Ces mesures permettront d’améliorer la prise en charge des personnes séropositives et de diminuer la transmission du virus dans la population grâce à la mise sous traitement », insiste-t-il. Le nombre de personnes séropositives ignorant leur statut sérologique est estimé aujourd’hui en France à 40 000. L’objectif de cette nouvelle politique de dépistage est de proposer un test à l’ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans par le biais de leur médecin. Une étude britannique démontre en effet que 76 % des séropositifs avaient consulté leur généraliste dans l’année précédant la découverte de leur statut sérologique. Le professeur Yazdanpanah insiste toutefois sur la nécessité de créer des liens étroits entre les médecins généralistes, les dispositifs de dépistage, les services hospitaliers spécialisés et les spécialistes de ville afin de garantir la qualité de la prise en charge. Sinon, prévient-il, « le résultat ne sera pas à la hauteur de l’enjeu ».

Alain Miguet pour Sida Info Service

Congrès de la SFLS (Nice - 29/30 octobre 2009)

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Prise en charge VIH : un exemple canadien

« Aider, prévenir, soigner, combattre les préjugés »

Les missions de la clinique Actuel (SFLS 2009)

Le docteur Réjean Thomas est l’un des quatre fondateurs de la clinique L’Annexe en 1984 puis de la clinique L’Actuel en 1987 située dans un secteur qui deviendra un plus tard le quartier gay de Montréal (Canada).

La clinique L’Actuel s’occupe de VIH/sida, IST et hépatites. Elle a la particularité d’offrir toutes les offres de soins sur un même lieu. Sa philosophie repose sur le principe de l’éducation du patient destinée à lui faire comprendre la nature de sa maladie et ainsi à lui permettre de mieux se battre contre elle. Dans le cadre d’un partenariat public / privé, la clinique L’Actuel offre un accès gratuit aux soins (la contribution du gouvernement varie de 5 à 10 % du budget et la gestion est entièrement privée). Lorsque la clinique ouvre, le sida en est encore à ses balbutiements. L’un des premiers patients séropositifs à prendre contact avec le docteur Thomas lui révèlera son inquiétude en quelques mots stupéfiants : « Je crois avoir la maladie des Américains. » Le sida, maladie de l’étranger... 25 ans plus tard, l’équipe est devenue multidisciplinaire. Elle comprend 24 médecins, dont 19 médecins de famille, 4 infirmières, une équipe psychosociale et un laboratoire. Actuellement, la clinique recherche un neurologue afin de faire face à la question du vieillissement des personnes séropositives (Actuellement, 31 % des patients ont plus de 50 ans). Les patients sont pour la plupart des personnes vulnérables et marginalisées : séropositifs, HARSAH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes), usagers de drogue, travailleurs et travailleuses du sexe, migrants provenant de pays endémiques. Au 1er juillet 2009, la file active s’élevait à 3702 patients, 70 % étant des HARSAH et 30 % des hétérosexuels. Aujourd’hui, 88 % des patients sous antirétroviraux ont une charge virale de moins de 50 copies et 92 % ont moins de 500 copies.

L’Actuel propose aussi le test de dépistage rapide du VIH. Il est gratuit dans la limite de deux fois avec un intervalle de six mois. Enfin la clinique l’Actuel est le seul établissement de tout le Canada à offrir un traitement post exposition en cas de prise de risque VIH. En 2008, plus de 300 traitements ont été prescrits.

Post-scriptum : Au Canada, le nombre de séropositifs est en augmentation, en particulier chez les HARSAH. Il progresse légèrement chez les hétérosexuels et baisse chez les usagers de drogues par voie intraveineuse. En 2008, 28 % des nouvelles infections sont survenues chez les moins de 30 ans.

Alain Miguet pour Sida Info Service

Congrès de la SFLS (Nice - 29/30 octobre 2009)

Source : http://www.sida-info-service.org/

FRANCE : Perpignan : Jugé pour avoir transmis trois fois le sida

Édition du mercredi 11 novembre 2009

Aurélie a déposé plainte en 2006 contre son ex-compagnon et père de sa fille, elle aussi contaminée. L’homme est porteur du virus depuis 2001, mais il l’aurait caché. Sa première compagne et l’un de leurs enfants sont, eux aussi, malades. C’est aujourd’hui que s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Perpignan ce procès hors du commun. Le prévenu encourt dix ans de prison et une forte amende. A quelques heures du face-à-face avec son ancien compagnon, Aurélie témoigne avec force et courage sur la galère qu’est devenue sa vie depuis trois ans.

« Cet homme est un vrai danger public. » A Perpignan, Me Valérie Cons le reconnaît : « Cette histoire m’a bouleversée. Ma cliente vit un véritable enfer, sa vie est détruite, à cause de ce type qui s’est conduit comme une bête. » En décembre 2005, pourtant, Aurélie (1), 20 ans, croyait avoir trouvé le grand amour. Dans les Pyrénées-Orientales, elle rencontre un garçon, juste avant Noël. Ils se fréquentent, font l’amour quelques semaines plus tard, débutent une relation suivie. « C’est le seul homme qu’elle a présenté à sa mère. » Quand il cesse d’utiliser des préservatifs, elle lui demande s’il est certain d’être séronégatif. Il le lui assure, en insistant sur les deux enfants qu’il a eus avec sa première compagne. Aurélie l’ignore : l’un de ces deux enfants et sa mère sont séropositifs. Tous deux précédemment contaminés par son nouveau compagnon, qui lui cache qu’il est porteur du virus depuis 2001. Aurélie ne le découvrira que lorsqu’elle apprendra qu’elle est enceinte, et séropositive, par un coup de fil de la secrétaire de son gynécologue. Elle refuse d’avorter, comme son médecin le lui conseille, demande des explications à son compagnon, qui la plaque, entame une trithérapie, et dépose plainte, en novembre 2006, un mois avant la naissance du bébé. L’enquête est rapidement menée par les gendarmes : le 30 novembre, l’homme est écroué pour « administration de substances nuisibles ayant entraîné une infirmité permanente ». A cette occasion, on découvre qu’il s’est remis en ménage avec une nouvelle jeune femme, qui depuis est, elle aussi, séropositive… (suite de l’article)

Source : http://www.midilibre.com/

CANADA : Un nouveau rapport appelle à des changements d’orientation majeurs concernant le VIH et l’invalidité

11 novembre 2009

Un nouveau rapport de la Direction des affaires internationales de Santé Canada demande à ce qu’une attention plus grande soit portée aux droits des personnes handicapées dans les politiques sur le VIH. Le rapport, qui émet des recommandations relatives à des changements d’orientation, fait suite au Dialogue international entre l’ONUSIDA, Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada, qui s’est tenu à Ottawa en mars 2009.

Intitulé VIH/sida et invalidité : Rapport final, il demande à ce que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) devienne un catalyseur du changement dans le discours sur le handicap, afin de passer d’approches fondées sur la charité ou la médecine à une approche fondée sur les droits. Cette approche considère les personnes handicapées comme des participants actifs à la société, en assurant leur bien-être plutôt qu’en les traitant comme les bénéficiaires passifs d’une bienveillance charitable. Le rapport recommande la participation de l’ensemble des parties prenantes pour faire en sorte que la CDPH devienne un instrument du changement. Parmi ces parties prenantes figurent l’OMS, l’ONUSIDA, les gouvernements et les ministères des pays, ainsi que les organisations de la société civile travaillant dans le domaine du VIH et de l’invalidité. Les personnes handicapées vivant avec le VIH sont l’objet d’une double stigmatisation. Des efforts considérables sont nécessaires pour contrer cet état de fait, à commencer par une sensibilisation et une communication ouverte auprès du public. Par exemple, en Afrique du Sud, des jeunes souffrant d’un handicap sont formés à la diffusion d’informations sur la prévention et le traitement du VIH auprès de leurs pairs ; au Kenya, les informations sur le dépistage du VIH destinées aux sourds sont délivrées par des sourds ; l’Ouganda a créé une clinique psycho-sociale destinée aux personnes vivant avec le VIH. Le rapport suggère de suivre l’exemple de ces programmes. Il demande à ce que les prestataires de services impliqués dans la riposte au sida soient sensibilisés aux moyens d’entrer en contact avec les personnes handicapées, notamment par la mise en place de services mobiles de conseil et de traitement, afin d’accéder davantage aux personnes se trouvant dans l’incapacité de se rendre par elles-mêmes à une consultation. Le rapport sur le VIH et l’invalidité reconnaît le besoin d’une plus grande éducation et d’une prise de conscience accrue chez les enfants, les jeunes et les adultes souffrant de troubles du développement, et suggère également de travailler à la diffusion d’informations sur la santé sexuelle et mentale auprès des personnes handicapées. Le rapport expose les problèmes concernant les projets pilotes, l’obtention des financements, la mise en commun des résultats et des retombées des projets sur le VIH/sida et l’incapacité, et la sensibilisation des pays donateurs, des gouvernements et des ONG à l’intérêt d’approfondir cette question. L’ONUSIDA, l’OMS et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont collaboré à l’élaboration d’une politique générale examinant les liens entre VIH et incapacité et qui recommande également un changement d’orientation. En plus d’examiner les actions nécessaires visant à accroître la participation des personnes handicapées à la riposte au VIH et à s’assurer que ces personnes ont accès aux services appropriés, cette politique générale recommande aussi aux gouvernements d’intégrer les personnes handicapées dans leurs politiques nationales en matière de VIH. Elle exhorte également la société civile à s’assurer que les campagnes de lutte contre la stigmatisation et la discrimination concernent également les personnes handicapées et plaide pour la participation de ces dernières à la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes sur le VIH.

Les personnes handicapées

Près de 650 millions de personnes dans le monde, soit 10% de la population mondiale, souffrent d’un handicap. Bien que les personnes handicapées fassent partie des populations plus exposées au risque d’infection par le VIH, la relation entre VIH et handicap n’a pas fait l’objet d’une grande attention par le passé. Le Dialogue international de mars dernier a permis aux personnes handicapées et aux personnes vivant avec le VIH de partager leurs expériences et de faire part à la fois de leurs problèmes et de leurs capacités. Les personnes handicapées cumulent tous les facteurs de risque associés au VIH. Elles sont généralement plus exposées au risque d’infection du fait d’une pauvreté fréquente, d’un accès souvent très limité à l’éducation et aux soins, d’un manque d’information et de ressources, d’un manque de protection juridique, du risque accru d’être victime de violence ou de viol, d’une vulnérabilité par rapport à l’abus de substances diverses et de la stigmatisation dont elles sont l’objet.

Source : http://www.unaids.org/fr/

KENYA : Le gouvernement proteste contre le rejet du Fonds mondial

NAIROBI, 11 novembre 2009 (PlusNews) - Les officiels kenyans protestent contre une recommandation “injuste” du comité technique d’examen des propositions (TRP) du Fonds mondial, qui préconise le rejet de la demande du pays pour le neuvième round de financement.

James Ole Kiyapi, secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et président du l’instance de coordination nationale du Kenya, qui est responsable des propositions de soumissions des demandes au Fonds mondial, a dit que la principale raison de la recommandation du TRP était que les deux ministères de la Santé du Kenya avaient échoué à coordonner efficacement la gestion des ressources. En 2008, le Kenya a divisé son ministère de la Santé en deux : le ministère de la Santé publique et le ministère des Services médicaux. Des médias locaux ont rapporté des querelles au sujet des missions respectives et de l’accès aux financements – à un moment, les deux ministères avaient chacun nommé quelqu’un comme responsable du Programme de lutte contre le sida et des maladies sexuellement transmissibles (NASCOP), un organisme important pour la lutte contre le VIH/sida. La décision finale au sujet des recommandations du TRP sera prise par le conseil d’administration du Fonds mondial, qui se réunit à Addis Abeba en Éthiopie. Une délégation de haut niveau a été envoyée pour faire appel de la décision. « Nous espérons que notre version des faits sera entendue », a dit Ole Kiyapi. Le pays demande 270 millions de dollars au Fonds. Les demandes du Kenya en 2008 pour des financements pour le VIH, la tuberculose et le paludisme avaient également été rejetées ; en 2003 le Fonds mondial avait retardé le déboursement des fonds à cause d’inquiétudes au sujet de corruption au sein du Programme de lutte contre le sida… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

ÉTUDE : Itinéraires thérapeutiques des personnes vivant avec le VIH

Par Emilie Henry - Posté le 11 novembre 2009

Peu d’études se sont intéressées à l’utilisation des soins de santé alternatifs avant et après la mise sous traitement par médicaments antirétroviraux. Une étude menée dans une province rurale d’Afrique du Sud s’est intéressée aux itinéraires thérapeutiques de 34 personnes vivant avec le VIH sur une période de neuf mois. Explications.

L’objectif de cette étude était d’identifier les différentes possibilités de prise en charge, d’explorer leurs modes d’utilisation et les facteurs associés. D’après les résultats de cette étude, la décision d’avoir recours à toute forme de soutien est toujours retardée (entre un et douze mois), notamment en raison du manque d’information sur le VIH. Les facteurs associés avec le recours à toute forme de soutien sont la douleur, une maladie physiquement handicapante ou les conseils d’un proche. La plupart des personnes identifiaient leurs symptômes comme pouvant être liés au VIH avant le diagnostic. Avant d’aller vers un service de prise en charge du VIH, les personnes ont eu recours à différentes formes de services : centre de santé primaire, hôpitaux, mais aussi tradithérapeutes, herbalistes, chimistes et praticiens privés. Ces pratiques pouvaient être successives ou parallèles. Les participants ont expliqué que leur objectif à travers le recours aux soins était de se sentir mieux et d’être informé sur leur état de santé. Malgré un taux élevé de chômage et une dépendance marquée au système d’assurance étatique, les participants ont expliqué qu’ils se tournaient vers la médecine privée et les tradithérapeutes quand ils estimaient que les services de santé publics étaient inefficaces et peu à l’écoute. L’utilisation de la médecine traditionnelle retarde souvent l’accès à une prise en charge adaptée. Une fois que les médicaments anti-VIH sont initiés, la plupart des participants avaient un recours quasi exclusif au centre de prise en charge VIH. Cette étude souligne notamment un certain nombre d’enjeux en matière de dépistage précoce de l’infection à VIH. Plus d’infos (en anglais) sur : http://www.aidsimpact.com/2009/Acad...

Source : http://www.seronet.info/

IRAN : Au moins 3.409 personnes mortes du sida

©AFP / 12 novembre 2009

TEHERAN - Au moins 3.409 personnes sont mortes du sida en Iran depuis l’apparition de la maladie, alors que le pays compte officiellement 20.130 porteurs du virus VIH, selon un rapport du ministère de la Santé cité jeudi par l’agence Ilna.

Selon le rapport, le nombre de séropositifs a augmenté de 700 depuis sept mois et sur les personnes infectées, 2.097 ont développé la maladie. La principale cause de transmission du virus (76,6%) reste l’échange de seringue entre toxicomanes, suivi par les rapports sexuels non protégés (13,3%). Le ministère de la Santé estime également que le pays compte environ 80.000 séropositifs, soit quatre fois plus que le nombre officiellement enregistré.

Source : http://www.romandie.com/

FRANCE : Act up Paris n’existe que grâce au contribuable

Posté par Novopress dans France, Société le 12 novembre 2009

PARIS (NOVOpress) – Selon la revue « Faits et Documents », Bertrand Delanoë a signé en septembre une convention triennale avec le groupement activiste homosexuel Act-Up Paris d’un montant annuel de 35 000 euros. Une somme identique est versée depuis 2003 chaque année.

Une lecture des comptes de cette association très médiatique et provocatrice mais totalement absente du véritable terrain de la prévention contre le SIDA montre qu’elle compte « environ 137 adhérents » et « cinq salariés ». Le budget indique qu’elle a reçu 302 354 euros des ministères, 45 000 euros de la région Île-de-France, 131 500 de laboratoires, 100 000 de la Fondation Pierre Bergé. Soit des subventions publiques s’élevant à un montant astronomique de plus de 600 000 euros, soit près de 4500 euros de subvention par adhérent. De quoi faire rêver de nombreuses associations…

Source : http://fr.novopress.info/

EUROPE : Coke en stock et joints en moins

Le 11 novembre 2009

Voilà, c’est très clair : la cocaïne reste "le stimulant le plus populaire en Europe". C’est le produit qui est du reste le plus consommé après le cannabis. C’est ce que vient de confirmer l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (ODTE) qui vient de publier (5 novembre) son rapport annuel. Selon les statistiques 2007, 13 millions d’Européens (entre 15 et 64 ans) en ont consommé au moins une fois au cours de leur vie (contre 74 millions pour le cannabis). La consommation est telle que, selon l’agence européenne, la cocaïne serait sur le point de remplacer les amphétamines et l’ecstasy dans certains pays comme le Royaume-Uni, le Danemark ou l’Espagne. L’OEDT souligne que "de nouvelles données confirment une baisse continue de la consommation de cannabis, surtout chez les jeunes", particulièrement dans les pays d’Europe de l’Ouest.

Source : http://www.seronet.info/

PHARMACEUTIQUES : Tobira Therapeutics annonce la présentation des données portant sur TBR-652 à l’occasion de la conférence européenne sur le sida

PRINCETON, New Jersey, et SAN DIEGO, November 12 /PRNewswire/ —

- Les données favorables d’innocuité et de pharmacocinétique supportent la poursuite du développement clinique

Tobira Therapeutics, société biotechnologique de stade clinique qui s’emploie à la recherche et à la découverte de produits pour le traitement de maladies infectieuses constituant un danger pour la vie et pouvant changer la vie des patients, a annoncé aujourd’hui les données et résultats pharmacocinétiques issus de deux études contrôlées en double aveugle portant sur TBR-652 menées auprès de quatre-vingt quatre volontaires en santé. Les deux études, c’est-à-dire une étude à dose unique ascendante (SAD) et une étude à doses multiples ascendantes (MAD), ont été menées en vue d’évaluer le profil pharmacocinétique, l’innocuité et la tolérabilité de TBR-652 sous la forme de deux comprimés différents administrés à des sujets à jeun et à des sujets non à jeun, respectivement. Dans l’étude SAD, 2 groupes de 12 sujets ont été randomisés en fonction du niveau de la dose ; chaque sujet a reçu un maximum de 3 doses uniques ascendantes du médicament évalué. Le médicament a été administré après un jeûne d’une nuit d’au moins 8 heures. Dans l’étude MAD, 5 groupes de 12 sujets ont été randomisés afin de recevoir le médicament quotidiennement pendant 10 jours. Les doses pouvaient constituer une formulation identique à celle de l’étude SAD (F1) ou une nouvelle formulation (F2). Les doses ont été administrées dans les 10 minutes suivant la consommation d’un déjeuner standard à teneur élevée en gras. Les sujets des deux études ont été suivis pendant 10 jours après l’administration de la dernière dose de TBR-652. Dans le cas des deux formulations en comprimé, TBR-652 a été bien absorbé, atteignant des concentrations plasmatiques de pointe en 4 à 6 heures. Un comprimé F1 ou F2 de 25 mg/jour a permis d’atteindre des niveaux d’exposition plasmatique supérieurs au niveau thérapeutique cible calculé à partir des études in vitro sur TBR-652, soit 2ng/ml. TBR-652 a été éliminé du plasma avec une pharmacocinétique linéaire et une demi-vie comparable (moyenne approximative de 35 à 40 heures) pour tous les niveaux de doses. Cette demi-vie est suffisamment longue pour favoriser l’administration d’une seule dose par jour. TBR-652 a été bien toléré en doses monoquotidiennes d’un maximum de 800 mg et en doses quotidiennes uniques d’un maximum de 200 mg pendant 10 jours. Les maux de tête, la diarrhée, les douleurs abdominales et la nausée étaient les événements liés au traitement les plus courants ; tous les effets secondaires se sont résorbés avant la fin des deux études. " Les résultats de ces deux études de phase II démontrent encore une fois la nécessité de poursuivre le développement de TBR-652 pour le traitement du VIH ", a déclaré James Sapirstein, PDG. " Dans le cadre de nos programmes de développement, notre priorité est d’offrir aux patients des choix de dosage quotidien unique bien toléré. Nous sommes impatients de connaître les résultats de l’essai de validation qui est présentement en cours pour TBR-652. " Ces données ont été présentées à l’occasion de la 12e conférence européenne annuelle sur le SIDA (EACS), qui aura lieu du 11 au 14 novembre 2009 à Cologne, en Allemagne. La présentation par affiches peut être visionnée au www.tobiratherapeutics.com ... (suite de l’article)

Source : http://www.capital.fr/

PHARMACEUTIQUES : Theratechnologies présente des résultats combinés de ses études cliniques de phase 3 à la Conférence européenne sur le SIDA

MONTREAL, CANADA—(Marketwire - 11 nov. 2009) - Theratechnologies (TSX:TH) annonce aujourd’hui que des résultats provenant d’une analyse combinée de ses deux études cliniques de phase 3 évaluant la tésamoréline pour le traitement de l’excès de graisse abdominale chez les patients infectés par le VIH atteints de lipodystrophie, ont fait l’objet d’une présentation par affiche (no de l’affiche : #BPD2/1) à la 12e Conférence européenne sur le SIDA (EACS) tenue à Cologne en Allemagne. Cette affiche sera également présentée, ce vendredi, lors d’une session de discussion portant sur les meilleures affiches. De plus, dans le cadre de son programme de sensibilisation à la maladie, Theratechnologies commanditera un symposium intitulé "La lipohypertrophie : Au-delà de l’image corporelle", qui aura lieu demain matin à la conférence.

L’affiche passait en revue les données combinées des deux études cliniques de phase 3 et démontrait qu’un traitement de 2 mg de tésamoréline administré quotidiennement sur une période de 26 semaines entraînait :
- Une diminution significative de la graisse viscérale (visceral adipose tissue ou "VAT") chez les patients traités avec la tésamoréline pendant 26 semaines (-13,1 plus ou moins 21,1%, p plus petite que 0,001 par rapport au placebo) ;
- Aucun changement cliniquement significatif au niveau de la graisse périphérique (0,2 plus ou moins 13,2%, p=0,001 par rapport au placebo) et de la graisse abdominale sous-cutanée (subcutaneous adipose tissue ou "SAT") (0,7 plus ou moins 15,5%, p=0,08 par rapport au placebo) ;
- Une baisse significative des triglycérides (-0,4 plus ou moins 1,6 mmol/L, P plus petite que 0,001 par rapport au placebo).

A la 52e semaine, les améliorations au niveau du VAT et des triglycérides observées à la 26e semaine ont été maintenues chez le groupe de patients ayant reçu la tésamoréline pendant 52 semaines (-17,5 plus ou moins 23,3% et -0,5 plus ou moins 2,0 mmol/L, respectivement, p plus petite que 0,001 par rapport à la valeur de base). Les patients qui sont passés, conformément au design de l’étude, du traitement à la tésamoréline au placebo à la 26e semaine ont regagné du VAT à la 52e semaine (0,3 plus ou moins 26,3%, p=0,18 par rapport à la valeur de base). Aucun changement cliniquement significatif n’a été observé au niveau des paramètres glycémiques, suite à l’administration de la tésamoréline, tant à la semaine 26 qu’à la semaine 52. L’affiche présentée est maintenant disponible sur le site Web de Theratechnologies au www.theratech.com

A propos de la lipodystrophie associée au VIH

Plusieurs facteurs, y compris le régime antirétroviral et le virus lui-même, sont considérés comme des causes possibles de la lipodystrophie associée au VIH, qui est caractérisée par des modifications de la composition corporelle, une dyslipidémie et une intolérance au glucose. Les changements dans la composition corporelle comprennent l’accumulation excessive de graisse abdominale. Il n’existe actuellement aucun traitement homologué pour l’excès de graisse abdominale liée à la lipodystrophie associée au VIH, un trouble qui peut stigmatiser les patients et les inciter à ne pas adhérer à leur traitement antirétroviral… (suite de l’article)

Source : http://www.marketwire.com/

[1] Creative Commons Attribution 3.0 Unported License Author : Miccaela The view of the port in Nice from the Castle Hill, July 2008



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