Actualités VIH

Texte publié le mercredi 11 novembre 2009.

AUSTRALIE : Un rapport sur les comportements à risque des homosexuels - SÉROTRIAGE : Les comportements sexuels changeants ont un impact sur les risques de transmission du VIH - CLINIQUE : La veinopathie portale oblitérante chez les patients infectés par le VIH - PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE : Un début de solution pour endiguer l’afflux de malades papous dans le Détroit de Torres - SÉNÉGAL : Plaidoyer pour un dépistage volontaire du virus du sida - FRANCE : Mesures destinées aux patients infectés par le VIH dans le nouveau plan cancer 2009-2013 - SUISSE : VIH : baisse historique chez les gays - RÉÉDITION : S. Sontag, La Maladie comme métaphore / Le sida et ses métaphores - HOMOPHOBIE : Développer son potentiel hétérosexuel : Michel Lizotte persiste et signe

Sydney

 [1]

AUSTRALIE : Un rapport sur les comportements à risque des homosexuels

Par Aude Segond, Crips (France) 10/11/09

Le National Centre in HIV Social Research (NCHSR) australien sort le Rapport 2009 sur les tendances des comportements (en anglais, PDF, 4,12 Mo). Ce rapport synthétise tous les ans les résultats d’enquêtes réalisées principalement auprès des communautés homosexuelles dans quatre grandes villes australiennes (Adélaide, Melbourne, Perth, Sydney) ainsi que dans l’État du Queensland. Il a pour objectif d’effectuer un état des lieux et de suivre les évolutions des comportements à risque de transmission du VIH, des hépatites B et C et des infections sexuellement transmissibles (IST). Les données sont collectées auprès d’environ 6000 personnes chaque année. Onzième du genre, ce rapport 2009 est le septième disponible en ligne. En moyenne, cette enquête périodique montre une stabilité des comportements entre 2004 et 2008.

Partenaires et pratiques

Soixante cinq pour cent des homosexuels déclarent avoir des relations sexuelles avec un partenaire régulier. Soixante à soixante dix pour cent déclarent avoir des relations avec un partenaire occasionnel. Plus d’un sur trois déclarent avoir eu des relations à la fois avec un partenaire régulier et des partenaires occasionnels. Plus de 80% rapportent des pratiques anales et, environ un participant sur deux déclare un rapport anal non protégé dans les six mois précédant l’enquête. Si l’on considère le partenaire en cause, plus de la moitié des hommes ayant un partenaire régulier déclarent des rapports non protégés avec celui-ci ; un homme sur trois ayant des partenaires occasionnels déclarent n’avoir que des rapports protégés avec ceux-ci. Les homosexuels séropositifs pour le VIH ont plus souvent que les séronégatifs des rapports non protégés avec un partenaire régulier de même statut. Il est cependant à noter qu’en 2008, dans le Queensland, plus de la moitié des séropositifs déclarent des relations non protégées avec un partenaire régulier séronégatif.

Dépistage

La proportion d’homosexuels ayant eu recours à un dépistage du VIH ne cesse de croître. Pour la ville de Sydney, par exemple, elle passe de 88,7% à 93,4%. Dans un cas sur deux, le test a été réalisé dans les six mois précédant l’enquête. Le recours au dépistage des autres IST augmente également. Par contre, la proportion d’hommes ayant recours exclusivement au test VIH est stable. Environ, 60% des personnes enquêtées connaissent le traitement post-exposition.

La majorité des hommes séropositifs sont sous traitement antirétroviral ont une charge virale indétectable.

Référence

HIV/aids, hepatitis and sexually transmissible infections in Australia : annual report of trends in behaviour 2009 / NCHSR (National Centre in HIV Social Reseach), Australie. - Sydney : NCHSR, 2009. - ISSN 1445 7881. - 48 p.

- Télécharger le rapport (en anglais, PDF, 4,12 Mo).
- Consulter l’ensemble des publications du NCHSR.

Source : http://www.vih.org/

SÉROTRIAGE : Les comportements sexuels changeants ont un impact sur les risques de transmission du VIH

Date d’affichage : 10/11/2009

Sean R. Hosein

La très grande accessibilité de la multithérapie antirétrovirale dans les pays à revenu élevé a eu un impact considérable dans ces sociétés : les décès attribuables aux suites du sida sont peu fréquents de nos jours, du moins chez les personnes qui prennent leurs soins et leurs traitements au sérieux. En supprimant les niveaux de VIH, la multithérapie favorise l’augmentation du compte de cellules CD4+ et permet au système immunitaire de commencer à se réparer. Cette restauration partielle du système immunitaire se traduit généralement par un regain d’énergie, et de nombreuses personnes ont la possibilité de retourner au travail ou de rependre leurs activités bénévoles. De plus, les chercheurs estiment que les personnes séropositives qui se prennent en charge et qui ont très peu de problèmes de santé coexistants ont désormais une espérance de vie quasi-normale, du moins dans les pays à revenu élevé dotés d’un système de bien-être social.

Tandis que la multithérapie continue d’avoir un profond impact favorable sur la santé et la vie des personnes séropositives, il semble qu’elle produise des effets indésirables au sein de la population séronégative, comme peuvent l’attester les tendances suivantes observées par des chercheurs œuvrant dans des pays à revenu élevé :

- Le sida est maintenant perçu comme une maladie moins grave qu’il ne l’était avant l’avènement de la multithérapie.
- Certains hommes séronégatifs estiment que leurs risques personnels de contracter le VIH ont diminué.
- On assiste actuellement à une augmentation d’éclosions prolongées d’infections transmissibles sexuelles chez les hommes gais et bisexuels.
- La fréquence des rapports sexuels anaux non protégés est à la hausse chez ces derniers.

Une équipe de chercheurs internationale a récemment constaté que, même si les taux d’infection par le VIH ont diminué entre 1996 et 2000, ils augmentent depuis 2001 dans les pays suivants : Australie, Canada, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni et États-Unis. Comme aucun remède curatif ou vaccin efficace ne semble être à l’horizon, le condom demeure essentiel à la prévention de la transmission du VIH chez les personnes sexuellement actives.

Sérotriage

Il existe un autre moyen théorique de réduire les risques d’exposition au VIH lors des relations sexuelles : le sérotriage. Cette méthode consiste à ne choisir que des partenaires sexuels ayant le même statut VIH que soi-même. Pour les personnes vivant avec le VIH, le fait de choisir uniquement des partenaires sexuels séropositifs peut alléger l’inquiétude suscitée par la perspective d’infecter d’autres personnes. Pour les personnes séronégatives, le sérotriage peut atténuer la peur de se faire infecter par le VIH. Le sérotriage comporte toutefois des risques, surtout lorsque les partenaires en question n’ont pas recours au condom pour les relations avec pénétration… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

CLINIQUE : La veinopathie portale oblitérante chez les patients infectés par le VIH

Rédigé le 10 novembre 2009

L’avènement en 1996 des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART ; Highly active antiretroviral therapy) a considérablement modifié le pronostic des patients infectés par le VIH. Ceux-ci ne meurent plus du VIH mais de pathologies associées, révélées par l’allongement de la durée de vie. Les maladies du foie sont fréquentes chez les sujets VIH+ et représentent une des principales causes de décès non liées au sida chez les patients VIH immunorestaurés, à côté des cancers et des maladies cardiovasculaires.

Les hépatopathies du VIH sont le plus souvent secondaires à une co-infection virale hépatotrope de type hépatite C, hépatite B, à une stéatohépatite alcoolique ou non alcoolique ou à une toxicité médicamenteuse, notamment aux antirétroviraux. Dans les cas où aucune cause "classique" n’est trouvée pour expliquer des anomalies du bilan hépatique ou une hypertension portale [1] , on parle alors d’hépathopathies cryptogéniques du VIH, dues à une atteinte de la microvascularisation hépatique. Ces pathologies sont également appelées "veinopathies portales oblitérantes" ou HIVOP (HIV-associated obstructive portopathy).

Historique

Les premiers cas d’hépatopathies inexpliquées chez des patients VIH+ ont été décrits en Espagne (équipe du Pr Soriano à Madrid) et ont été reliés à la prise de didanosine. En France, l’unité d’hépatologie de l’Hôpital Cochin à Paris a recensé entre janvier 2003 et juin 2006, 8 patients VIH+ ayant pris ou recevant de la didanosine et présentant des anomalies des tests hépatiques et/ou une hypertension portale inexpliquées, dont les caractéristiques paracliniques étaient les suivantes :
- cholestase biologique (élévation des phosphatases alcalines et de la gamma-GT sans élévation de la bilirubine), parfois associée à une cytolyse hépatique [2] discrète portant surtout sur les ALAT [3] ;
- hypertension portale avec varices oesophagiennes de grande taille ;
- thrombopénie et leucopénie par séquestration splénique ( avec lymphopénie relative et baisse du nombre de lymphocytes CD4, le rapport CD4/CD8 restant normal) ;
- présence d’une hyperplasie nodulaire régénérative (HNR) [4] ou une dilatation sinusoïdale [5], sans fibrose hépatique importante à la biopsie hépatique.

A la suite de la publication du service de l’Hôpital Cochin, d’autres équipes internationales ainsi qu’une deuxième équipe française ont décrit des cas semblables.

La veinopathie portale oblitérante

L’hyperplasie nodulaire régénérative du sujet VIH+ est la conséquence de l’existence d’une veinopathie portale oblitérante et apparaît comme étant la deuxième cause d’hypertension portale non cirrhotique.

Pathogénie de l’hyperplasie nodulaire régénérative

Cette hyperplasie serait le résultat d’une adaptation non spécifique du parenchyme hépatique à une hétérogénéité de distribution du flux sanguin dans les suites d’une occlusion des branches terminales des veinules portales, d’où le terme de veinopathie portale oblitérante. Le déficit en protéine S serait responsable de la veinopathie portale oblitérante et de l’hyperplasie nodulaire régénérative. Au niveau physiopathologique, le déficit en cette protéine vitamine K dépendante au cours de l’infection par le VIH serait lié à la durée de l’infection par le virus et à la présence d’autoanticorps circulants (Immunoglobulines G anti-PS), peut-être à la faveur d’une dérégulation du répertoire des anticorps autoréactifs.

Diagnostic de l’hyperplasie nodulaire régénérative

Il est difficile car il n’existe pas de signes cliniques spécifiques et l’atteinte hépatique et segmentaire et focale. Le dosage de la protéine S doit maintenant être proposé comme test de dépistage du risque de maladies vasculaires du foie chez les patients VIH+. Dans le cas où l’on retrouverait un taux bas de protéine S, une biopsie hépatique et une fibroscopie gastrique à la recherche d’une hypertension portale occulte seraient à programmer. Devant un patient ayant une hypertension portale et ne présentant pas de fibrose significative à la biopsie hépatique, il conviendra de rechercher des signes histologiques entrant dans le cadre d’une maladie vasculaire du foie, à savoir :
- une architecture hépatique nodulaire sans fibrose ;
- la coexistence de travées épaissies et atrophiques ;
- une fibrose péri-sinusoïdale ;
- une dilatation sinusoïdale.

Complications de l’hyperplasie nodulaire régénérative

Les complications rapportées sont les suivantes :
- hémorragies digestives ;
- décompensations oedémato-ascitiques et infections spontanées du liquide d’ascite ;
- insuffisance hépatique et hypertension portale sévères avec nécessité de transplantation hépatique.

Conclusion

Ces maladies vasculaires du foie font partie de ces pathologies émergentes liées à l’allongement de la durée de vie des sujets infectés par le VIH. Maintenant que ces veinopathies portales oblitérantes sont identifiées, il faut s’attacher à étudier leur prévalence et leur traitement.

Dans la presse médicale : La veinopathie portale oblitérante, une maladie hépatique émergente chez les patients infectés par le VIH, MALLET Vincent , POL Stanislas, Hépato-gastro, 2009 , vol. 16 , no 1 , pp. 5 - 10 [ 6 pages. ]

Pour en savoir plus :
- AFFMC en HGE Les maladies des vaisseaux du foie en dehors des thromboses des gros vaisseaux

[1] L’hypertension portale est définie soit par une augmentation de la pression portale au-delà de 15 mm Hg, soit par une élévation du gradient de pression porto-cave au-delà de 5 mm Hg. La seconde définition est préférée car elle explique le développement de la circulation collatérale porto-systémique et le risque d’hémorragie digestive. Ce dernier apparaît lorsque le gradient dépasse 12 mmHg.

[2] Les transaminases sont les enzymes majeures de la cytolyse hépatique. La définition de la cytolyse hépatique est anatomo-pathologique. Cela va de la perméabilité membranaire jusqu’à la nécrose, lésion la plus grave, en passant par l’œdème et l’apoptose. En pratique courante, la cytolyse est définie essentiellement par le dosage de l’activité sérique des transaminases. Les transaminases, terme utilisé en pratique courante, devraient être appelées aminotransférases selon les recommandations internationales. Ce sont des enzymes qui participent au métabolisme intermédiaire des acides aminés.

[3] L’alanine aminotransférase (ALAT), ancienne TGP, est essentiellement localisée dans le foie et uniquement dans le cytoplasme.

[4] L’hyperplasie nodulaire régénérative est caractérisée par une transformation nodulaire du parenchyme hépatique en l’absence de fibrose périnodulaire. L’obstruction des veinules portes a été décrite dans 89% des cas, se compliquant d’une atrophie des travées hépatocytaires des lobules ischémiés. La taille des nodules est d’un millimètre. Lorsqu’ils sont plus grands, on parle de transformation macro nodulaire du foie, anciennement appelée transformation nodulaire partielle du foie. La localisation de ces lésions dans le foie est souvent focale, modérée et plus prononcée dans les zones péri-hilaires (difficilement accessibles à la ponction-biopsie hépatique).

[5] La dilatation sinusoïdale est une augmentation de calibre systématisée des capillaires sinusoïdes hépatiques.

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE : Un début de solution pour endiguer l’afflux de malades papous dans le Détroit de Torres

Brèves du Pacifique

11 November 2009

Chaque année des milliers de Papous atteints de tuberculose ultra-résistante ou du sida traversent le Détroit de Torres pour se faire soigner dans les hôpitaux du Queensland. Le Comité transfrontalier des questions sanitaires dans le Détroit de Torres a proposé en juin dernier une série de mesures pour empêcher la propagation de ces deux épidémies en Territoire australien. Et le gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée vient de donner son accord de principe sur leur mise en application. L’une de ces mesures prévoit de renforcer les services médicaux sur l’île de Saibai. Les autorités des deux pays devraient également faciliter les déplacements des fonctionnaires et des professionnels de santé.

Source : http://24hdanslepacifique.com/

SÉNÉGAL : Plaidoyer pour un dépistage volontaire du virus du sida

Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

9 Novembre 2009

Saint-Louis — Le président de l’association sénégalaise des personnes vivant avec le VIH/Sida, Ismaila Diédhiou, a plaidé pour un dépistage volontaire, estimant que "connaître son statut sérologique contribue à se protéger et à protéger son environnement."

M. Diédhiou s’exprimait au lycée Ameth Fall à l’occasion du lancement de la campagne nationale de lutte contre le sida sur le thème : "Droits humains et accélération de l’accès universel". Pour le président de l’association nationale, "un porteur qui s’ignore est une bombe à retardement pour la société". Porteur du virus depuis 1994, il se souvient qu’à l’annonce de la nouvelle par un médecin toutes ses pensées étaient d’abréger sa vie. Mais finalement, grâce à l’accompagnement de sa famille et des responsables médicaux, il se ressaisira et entamera une opération pour sauver sa vie. Ainsi il commencera le traitement anti-rétroviral qui lui permet depuis lors de vivre sa séropositivité sans problème. Le secrétaire exécutif du conseil national de lutte contre le Sida, Dr Ibra Ndoye, a profité de cette tribune pour appeler les jeunes filles à œuvrer dans le sens de diminuer la féminisation de la pandémie… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

FRANCE : Mesures destinées aux patients infectés par le VIH dans le nouveau plan cancer 2009-2013

Rédigé le 9 novembre 2009

Le nouveau Plan cancer 2009-2013 a été élaboré à partir du rapport remis au Président de la République par le Pr Jean-Pierre Grünfeld en février 2009 : « Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013 ». Cinq axes prioritaires ont été définis : la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage, les soins, la vie pendant et après un cancer. Afin d’atteindre ces objectifs, le plan propose 30 mesures et 118 actions à mettre en œuvre. En ce qui concerne les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), il s’agira de "Favoriser la prévention par une détection précoce et la prise en charge des cancers".

Pour améliorer la prévention des cancers chez les patients VIH+ et leur prise en charge, le rapport recommande :

- la poursuite de la veille épidémiologique sur ces pathologies et l’intensification des recherches sur les facteurs de risque de survenue des cancers au cours de l’infection par le VIH ;
- le renforcement du dépistage des lésions anales chez les personnes vivant avec le VIH, en organisant l’accès aux consultations spécialisées au sein des établissements de santé membres des COREVIH ;
- la lutte contre le tabagisme des PVVIH, en améliorant et soutenant les collaborations entre équipes spécialisées pour le VIH et équipes d’addictologie et de tabacologie et en formant les équipes soignantes du VIH au repérage et à la prise en charge de la dépendance tabagique.

Ces actions seront pilotées par la Direction Générale de la Santé (DGS), en partenariat avec les acteurs concernés. Le rapport rappelle qu’il conviendra également de tenir compte des recommandations figurant dans les autres plans de santé publique :

- Plan national de lutte contre les hépatites 2009-2012 ;
- Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 ;
- Plan de prise en charge et de prévention des addictions 2007-2011 ;
- Stratégie nationale pour l’amélioration de la protection vaccinale qui est en cours d’élaboration ;
- Plan VIH/IST 2009-2012.

Source :
- Ministère de la santé et des sports

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

SUISSE : VIH : baisse historique chez les gays en Suisse

Le 10 novembre 2009

Pour la première fois depuis 2003, les cas diagnostiqués de VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont en baisse en Suisse. "Il devrait y en avoir environ 250 en 2009, contre 331 en 2008, selon des extrapolations affinées à fin septembre", indique l’association Dialogai. "L’Office fédéral de la santé publique se réjouit de cette évolution et va continuer ses efforts de prévention. Il rappelle que 31 000 personnes vivent en Suisse avec le VIH et, malgré les traitements, une centaine de cas de sida ont été annoncés cette année (avec 20 décès en 2009). Genève reste le canton le plus touché, avec 18,6 tests VIH positifs pour 100 000 habitants, devant Zurich (15,2) et Vaud (14,2)", rappelle Dialogai. Plus d’infos sur http://www.dialogai.org

Source : http://www.seronet.info/

RÉÉDITION : S. Sontag, La Maladie comme métaphore / Le sida et ses métaphores (poche)

Parution : 5 novembre 2009

Information publiée le mardi 10 novembre 2009 par Laure Depretto

Christian Bourgois, 2009, 231 p.

Collection Titres (réédition poche), ISBN : 978-2-267-02059-5, 7 euros

Présentation de l’éditeur :

À partir de métaphores suscitées par le cancer, Susan Sontag analyse aussi bien les sources médicales et psychiatriques que les textes littéraires, de l’Antiquité aux temps modernes, de Keats à Dickens, Baudelaire, James, Mann, Joyce, Mansfield et Auden. Elle démystifie les fantasmes idéologiques qui démonisent certaines maladies et, par extension, culpabilisent les malades.

Dans un second essai, écrit dix ans plus tard, Susan Sontag souligne à quel point le sida a réactivé le spectre de l’épidémie dont le monde moderne se croyait débarassé. Certains en font la « peste » de notre temps, le châtiment infligé par Dieu aux groupes « déviants ». Susan Sontag dénonce ce catastrophisme et propose une réflexion extraordinaire d’intelligence et de culture historique, littéraire, philosophique, sur la propension qu’a l’homme à s’emparer d’une maladie pour y greffer les métaphores les moins innocentes… (suite de l’article)

Source : http://www.fabula.org/

HOMOPHOBIE : Développer son potentiel hétérosexuel : Michel Lizotte persiste et signe

JENNIFER GUTHRIE

MÉTRO

10 novembre 2009

Deux semaines après avoir animé une première conférence intitulée « Aider mon enfant à développer son potentiel hétérosexuel » et dix jours après avoir fait l’objet d’une chronique peu élogieuse signée par Patrick Lagacé, dans La Presse, l’animateur et auteur Michel Lizotte a tenté de rétablir sa réputation ce matin. Son discours, par contre, n’a subi aucune altération.

Michel Lizotte, qui est diplômé en journalisme, milite depuis plusieurs années contre les homosexuels. Selon lui, ces personnes ont choisi un « mode de vie » qui n’est pas naturel.

Cinq ans de recherches lui auraient permis de découvrir une issue thérapeutique pour les homosexuels qui sont malheureux de leur condition. Ces découvertes, M. Lizotte souhaitait les partager avec la population, mais particulièrement avec les parents inquiets de voir « leur garçon s’habiller en fille ou leur fille s’habiller en garçon ». « Mon objectif, en tant que journaliste, c’est d’être le chien de garde de la population, a-t-il expliqué en point de presse. Je pense que la population a droit à une information juste et c’est mon devoir de donner les deux côtés de la médaille de l’homosexualité. Les objectifs de la formation m’apparaissent tout à fait corrects, je ne pense pas qu’il y ait rien d’homophobe là-dedans. »… (suite de l’article)

Source : http://www.journalmetro.com/

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Kvasir : Sydney Harbour New Year’s Eve Fireworks over Sydney Harbour Bridge and Sydney Opera House, 2005-01-01



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