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Texte publié le lundi 2 novembre 2009.

GRIPPE A : La grippe H1N1 et le VIH : comment se protéger et rester en bonne santé - CANADA : QUÉBEC : Soins de santé en prisons provinciales - ONU : Entrée des séropositifs aux États-Unis : Ban Ki-moon félicite Barack Obama - OPINION : “Monsieur Obama, les séropositifs vous disent merci (pour l’instant)”, par Christophe Martet - FRANCE : HPST : le travail de sape continue ! - MONDE : Le débat sur les fonds alloués au sida s’échauffe - ÉTATS-UNIS : Le cannabis réhabilité

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GRIPPE A : La grippe H1N1 et le VIH : comment se protéger et rester en bonne santé

Mis à jour le 30 octobre 2009

Sean R. Hosein

Résumé

Un vaccin pour la prévention de la grippe H1N1 (grippe porcine) est offert gratuitement au Canada. Les personnes séropositives et celles dont le système immunitaire est affaibli sont considérées comme un groupe prioritaire pour la vaccination contre la grippe H1N1 et devraient se faire vacciner le plus rapidement possible. Consultez votre médecin ou infirmière au sujet de où et quand se faire vacciner.

Chez un grand nombre de personnes, l’infection par le virus H1N1 ne cause que des symptômes légers à modérés de la grippe – notamment fièvre, toux, mal de gorge, nez bouché ou qui coule et douleurs musculaire – qui se résorbent après une semaine environ. Toutefois, chez une faible proportion des personnes touchées, le virus H1N1 peut provoquer de graves complications nécessitant parfois l’hospitalisation. Tous les facteurs à l’origine de ce genre de complications ne sont pas clairs à l’heure actuelle. Cependant, à en croire les meilleures données disponibles, il semble bien que les risques de complications associés au H1N1 soient plus importants pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli, y compris celles vivant avec le VIH. Communiquez avec votre médecin ou infirmière pour vous préparer à réagir si vous développez des symptômes semblables à ceux de la grippe ou si vos symptômes s’aggravent. Dans ce bulletin de Nouvelles-CATIE mis à jour, nous offrons des informations essentielles au sujet du H1N1, ainsi que des conseils concernant la prévention et le traitement du H1N1 chez les adultes vivant avec le VIH.

Les personnes vivant avec le VIH sont-elles plus vulnérables aux complications associées au H1N1 ?

Tout comme les autres virus de la grippe, le H1N1 ne provoque pas les mêmes effets chez tout le monde. Comme il s’agit d’une nouvelle infection, nous avons peu de données sur l’impact spécifique qu’a la H1N1 chez les personnes vivant avec le VIH. Il n’empêche que nos connaissances actuelles nous permettent de dresser la liste suivante de facteurs susceptibles d’accroître la vulnérabilité des PVVIH aux complications de l’infection par le H1N1. Les personnes dont le système immunitaire a été affaibli par le VIH courent un risque accru de complications associées à n’importe quelle grippe, y compris celle causée par le virus H1N1. Cela inclut les personnes ayant un faible compte de CD4+. Comme beaucoup de personnes séropositives ne sont diagnostiquées que lors d’un stade avancé de l’infection, de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont porteuses du VIH et qu’elles sont donc plus vulnérables à l’égard des complications de la grippe et de l’infection par le H1N1. Les personnes séropositives ayant un compte de CD4+ élevé pourraient être à risque aussi, même si elles prennent des médicaments anti-VIH. Plusieurs études ont permis de constater que, malgré la prise de médicaments anti-VIH, les personnes séropositives sont plus sujettes aux complications de la grippe saisonnière, telles que des infections pulmonaires bactériennes. Certaines personnes vivant avec le VIH ont d’autres problèmes de santé qui sont susceptibles d’affaiblir leur système immunitaire et de les rendre ainsi plus vulnérables aux complications de la grippe saisonnière dont les suivants :

- diabète ;
- maladie cardiovasculaire ;
- asthme ;
- dysfonction rénale ;
- greffe d’organe ;
- grossesse.

Les états médicaux ci-haut pourraient accroître les risques de complications associées à l’infection par le H1N1.

Comment le H1N1 se transmet-il ?

Ce virus se transmet de la même manière que la grippe saisonnière. Lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, elle libère un jet de minuscules gouttelettes de mucus contenant des virus grippaux. Si ces gouttelettes sont inhalées par une autre personne, celle-ci risque d’être infectée aussi. Si les gouttelettes atterrissent sur des surfaces dures – comptoirs, bureaux, poignées de porte, etc. – d’autres personnes risquent d’y être infectées si elles se touchent le nez, la bouche ou les yeux après avoir touché ces surfaces. Il est aussi possible de transmettre les virus grippaux par le contact direct, soit en embrassant quelqu’un sur la bouche, ou en partageant son verre ou sa brosse à dent. De plus, comme les virus grippaux peuvent survivre sur la peau humaine, il est possible de contracter l’infection en serrant la main d’une personne infectée. Soulignons que les virus de la grippe peuvent survivre sur des surfaces dures à l’extérieur du corps pendant jusqu’à 24 heures.

Comment puis-je me protéger contre l’infection par le H1N1 ?

La meilleure façon de vous protéger contre le H1N1 est de suivre les conseils ci-dessous et de vous faire vacciner contre la grippe H1N1 le plus rapidement possible.

1. Conseils généraux

Voici une liste de mesures qui pourraient vous protéger contre le H1N1. Elles sont recommandées par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), les U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et les European Centres for Disease Control :

- Lavez-vous les mains fréquemment et soigneusement avec du savon et de l’eau chaude ou servez-vous d’un produit antiseptique à base d’alcool. Il est particulièrement important de se laver les mains avant de manger et après être rentré de lieux publics.
- Songez à vous procurer un produit antiseptique à base d’alcool pour le bureau, votre sac à main/porte-documents ou sac à dos, afin d’y avoir accès en tout temps.
- Toussez et éternuez dans votre manche si aucun mouchoir n’est à votre portée.
- Évitez le plus possible de vous toucher les yeux, le nez et la bouche. Si vous devez le faire, utilisez un mouchoir et jetez celui-ci après usage.
- Dans la mesure du possible, évitez les contacts avec les personnes malades présentant des symptômes grippaux. Si vous prenez soin d’un proche atteint du H1N1, prenez les mesures suivantes pour réduire vos risques de contracter le virus.
- Faites-vous vacciner contre la grippe saisonnière et la grippe H1N1. Même si le H1N1 deviendra un virus courant, les autre virus grippaux ne disparaîtront pour autant cet hiver. L’infection par la grippe saisonnière peut causer des complications dangereuses chez les personnes vivant avec le VIH. Sachez aussi que le vaccin contre la grippe saisonnière ne vous protègera pas contre le H1N1 et, à l’inverse, le vaccin contre la grippe H1N1 ne vous protègera pas contre la grippe saisonnière. L’ordre des vaccins importe peu, que vous vous receviez l’un des deux vaccins en premier ou avec d’autres vaccins. Vous pouvez d’ailleurs recevoir les deux vaccins en même temps, un dans chaque bras.
- Votre système immunitaire s’affaiblit lorsque vous n’êtes pas en forme, alors assurez-vous de bien dormir et de faire de l’exercice. La réduction du stress et une bonne alimentation sont utiles aussi pour rester en bonne santé.
- Communiquez avec votre médecin ou infirmière pour vous préparer à réagir si vous développez des symptômes semblables à ceux de la grippe.

2. Le vaccin anti-H1N1

Santé Canada a approuvé un vaccin pour la prévention de la grippe H1N1. Le vaccin anti-H1N1, appelé Arepanrix, contient une forme inactivée du virus H1N1. Le vaccin ne peut pas causer la grippe porcine. Des essais cliniques ont démontrés l’innocuité et l’efficacité chez les personnes séronégatives au VIH. Bien que nous n’ayons pas de données précises sur l’utilisation qu’auront ces vaccins chez les personnes séropositives, des années d’expériences avec d’autres vaccins antigrippaux nous laissent croire que les vaccins anti-H1N1 sont aussi sûrs et aussi efficaces chez les PVVIH que chez les personnes séronégatives au VIH. Les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et municipales élaboreront une stratégie pour une campagne de vaccination pancanadienne. Restez au courant de l’accessibilité du vaccin dans votre région (lisez la section Ressources à la fin de ce bulletin pour savoir comment vous renseigner). Parlez à votre médecin ou infirmière pour savoir où se faire vacciner.

Les adjuvants

Les adjuvants sont des composés qui renforcent la capacité du système immunitaire à répondre au vaccin. Arepanrix est offert en deux formulations, avec adjuvants ou sans adjuvants. Les adjuvants sont utilisés depuis de nombreuses années dans d’autres vaccins pour la prévention d’autres infections. Au Canada, il s’agit de la première instance de l’utilisation d’adjuvants dans les vaccins anti-grippaux. Le vaccin anti-H1N1 contient des quantités minimes de deux adjuvants : de la vitamine E et une huile naturelle, appelée le squalène. De plus, le vaccin contient une infime quantité de polysorbate 80, un agent dispersant souvent utilisé dans la fabrication de crème glacée pour aider à la dispersion des gras. Chacun des trois ingrédients est sécuritaire. L’utilisation d’un adjuvant veut dire qu’une quantité moindre de protéines grippales est nécessaire pour chaque vaccin et donc un plus grand nombre de gens pourront être vaccinés.

Les agents de conservation

Comme plusieurs vaccins, l’Arepanrix contient un agent de conservation—du thiomersal, qui se compose d’une infime quantité d’éthylmercure. Ce mercure n’est pas la forme de mercure neurotoxique (méthylmercure) que l’on retrouve sous forme de contaminant dans l’environnement et la nourriture. Le thiomersal est utilisé comme agent de conservation dans d’autres vaccins depuis de nombreuses années et son innocuité a été démontrée. L’infime quantité de mercure contenue dans l’Arepanrix n’est pas considérée comme significative. D’ailleurs, vous serez exposé à plus de mercure si vous mangez une boîte de thon… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

CANADA : QUÉBEC : Soins de santé en prisons provinciales

Par René Légaré - Posté le 02 novembre 2009

Au Québec, il existe deux types d’institutions carcérales, celles dirigées par le gouvernement provincial et celles sous l’administration fédérale. Comme cela se passe t-il dans les prisons provinciales ?

Au début de l’épidémie, très rapidement les milieux carcéraux du Québec ont reçu des prisonniers séropositifs au VIH. Tout aussi rapidement, ces milieux ont porté atteinte aux droits élémentaires de ces détenus. Bris de confidentialité, isolement, refus de soins spécialisés ou de traitement étaient monnaie courante. Aujourd’hui, la mentalité des milieux carcéraux face aux détenus atteints du VIH ou de l’hépatite C a évolué grâce, entre autres, au travail acharné d’intervenants communautaires et d’avocats spécialisés en droits de la personne. Plusieurs avancées ont permis à ces personnes d’avoir accès aux soins nécessaires à leur survie. Cependant, l’accès aux soins, aux traitements et au soutien psychologique varie d’un établissement à l’autre et les principales interventions pour éradiquer la propagation du VIH et des hépatites ne sont toujours pas permises. Julie est travailleuse sociale dans l’équipe externe ITSS-CLSC1 du Centre de santé et des services sociaux d’Ahuntsic et Montréal-Nord qui œuvre dans trois centres pénitenciers provinciaux de la région montréalaise. D’emblée, d’une voix chaleureuse et qui exhale l’humanisme, elle dit qu’elle et ses collègues interviennent  : “Auprès d’une personne et non pas d’un bandit ! Notre approche est humaine et respectueuse de l’individu et permet le développement de relation de confiance”. Elle a brisé la glace. Du coup, sans crainte, je suis prêt à plonger au cœur d’un monde que je connais à peine. Voici donc comment ça se passe, en 2009, dans ces prisons lorsqu’une personne vit avec le VIH ou le VHC. Régulièrement, Julie et ses collègues tiennent un kiosque d’information où les personnes incarcérées peuvent venir questionner ou ramasser des dépliants. C’est l’activité “brise-glace”. Le moment où souvent les personnes détenues s’engagent dans un processus de dépistage. Lors des rencontres avec l’une des infirmières de l’équipe, la personne aura accès au dépistage du VIH et des hépatites, à la vaccination contre les virus de l’hépatite A et B, au suivi avant et après le test et à des condoms. Lorsque le test du VIH est positif, la personne détenue est dirigée, à l’externe, dans des cliniques spécialisées VIH où elle est suivie et obtient son plan de soins. Julie précise qu’il n’y a pas de barrières d’accès aux nouvelles molécules, aux médicaments d’exception et aux calmants. Sur demande, la personne peut être suivie à l’interne par l’équipe ITSS-CLSC. Elle a aussi accès au soutien psychosocial. Les personnes avec une hépatite C ont accès aux mêmes services. Elles sont soignées par des gastro-entérologues et peuvent participer à des groupes de discussion offerts par le CAPAHC (Centre Associatif Polyvalent d’Aide Hépatite C). Lors des rencontres psychosociales, Julie informe ses patients sur les moyens de diminuer les risques de transmission du VIH et des hépatites. Dans un contexte où l’accès aux objets du quotidien, tels les brosses à dents et les rasoirs, est difficile, elle leur enseigne que le partage de ces objets peut être un moyen de transmettre l’hépatite C et leur donne des trucs pour les garder et les cacher. Ce n’est donc pas au niveau des soins que le bât blesse, mais bien à l’accès au matériel pouvant limiter la propagation de ces infections. Sachant qu’il est facile de transmettre l’hépatite C par l’utilisation d’objets sanitaires du quotidien, il est difficile de comprendre pourquoi les détenus n’ont pas accès facilement à ces produits. De plus, les seringues stériles, le matériel stérile pour le tatouage et l’eau de Javel pour désinfecter ne sont pas accessibles. Seuls les condoms sont distribués, et pas par la prison, mais bien par l’équipe ITSS-CLSC. Quant à la méthadone, elle est accessible seulement aux personnes ayant entrepris leur traitement avant l’incarcération. Il est impossible de commencer un traitement à l’intérieur des murs. Dans les prisons où Julie et ses collègues interviennent, les personnes ont accès à des soins et des services appropriés. Louise Provost, directrice générale de l’organisme Sidaction Trois-Rivières précise que les prisonniers du Centre pénitencier provincial de Trois-Rivières ont accès aux mêmes services. Elle considère même, étant donné que l’association ne reçoit plus de plaintes, que l’accès aux soins a dû s’améliorer. Cependant, elle rapporte que les détenus semblent avoir de la difficulté à obtenir certains calmants. D’autres ont rapporté ne pas avoir reçu les soins d’urgence dont ils avaient besoin. Devant les similarités des soins offerts en en Mauricie et à Montréal, peut-on dire qu’il en est de même dans l’ensemble du milieu carcéral québécois ? Le programme national de santé publique 2003-2012, dans sa version 2008, stipule que “les services et les activités jugés efficaces en matière d’ITSS [IST] doivent être réalisés dans les milieux de vie des populations à risque les plus exposées : ... mais aussi les centres de détention.” Ce qui laisse entendre que les soins de santé et de soutien psychologique pour les personnes vivant avec le VIH ou le VHC ainsi que le dépistage sont des services généralisés à l’ensemble du réseau correctionnel québécois. Ce qui malheureusement n’a pu être confirmé. Les différences notées découlent probablement des diverses considérations à l’égard des droits des détenus. Cependant, ce même réseau n’est toujours pas chaud à l’idée de favoriser l’accès au matériel d’injection stérile en milieu carcéral tel que le rapporte le programme : “Bien que l’impact de ce type d’intervention soit reconnu, les conditions nécessaires à son implantation ne sont toujours pas présentes. Pour ce faire, la poursuite des discussions avec le réseau de la sécurité publique est donc de mise.”

Délai de carence !

Au Québec, lorsqu’une personne vivant avec le VIH, le VHC ou en traitement de méthadone est arrêtée, elle subit obligatoirement un arrêt de traitement. En effet, au niveau provincial, le système actuel ne permet pas à une personne nouvellement incarcérée d’être traitée sans avoir été vue par le personnel médical de la prison. Si elle est emprisonnée le vendredi et que le médecin du centre de détention n’est présent que le mardi suivant, c’est six jours de traitement que cette personne manquera. Une période largement suffisante pour qu’il y ait un risque de développement d’une résistance au traitement (VIH) ou pour l’apparition des symptômes d’un sevrage à la méthadone.

Source : http://www.seronet.info/

ONU : Entrée des séropositifs aux États-Unis : Ban Ki-moon félicite Barack Obama

(AFP) – Il y a 10 heures

NEW YORK (Nations unies) — Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a félicité le président américain Barack Obama pour sa décision de lever l’interdiction faite aux porteurs du virus du sida d’entrer aux États-Unis, et a appelé les pays où cette interdiction subsiste à l’imiter.

"Je félicite le président Obama d’avoir annoncé la levée des restrictions d’entrée aux États-Unis pour les personnes porteuses du virus VIH", a déclaré Ban Ki-moon dans un communiqué transmis par Onusida, le Programme commun des Nations unies contre le VIH/sida. "J’exhorte les autres pays où existent de telles restrictions à se diriger au plus vite vers leur suppression", a-t-il ajouté. Barack Obama a annoncé vendredi que les États-Unis prendraient lundi les dernières dispositions pour lever l’interdiction faite aux porteurs du virus du sida d’entrer sur leur territoire et que la liberté de voyager serait restaurée début 2010. Une dizaine de pays à ce jour interdisent l’entrée des séropositifs sur leur sol. "De telles restrictions, auxquelles l’Onusida est fermement opposé, sont discriminatoires et ne contribuent pas à la protection de la santé publique", a estimé le Programme de l’ONU. Ban Ki-moon s’est personnellement impliqué dans la lutte contre les discriminations liées au sida et s’est déjà prononcé contre les interdictions faites aux porteurs du virus d’entrer sur des territoires nationaux… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com/

OPINION : “Monsieur Obama, les séropositifs vous disent merci (pour l’instant)”, par Christophe Martet

31 octobre 2009

Publié par Christophe Martet

La décision de Barack Obama de mettre un terme à l’interdiction qui était faite aux séropositifs d’entrer sur le territoire américain est une très bonne nouvelle. Pour eux, pour nous, bien sûr. Et bien au-delà aussi. La fin annoncée de cette loi infâme marque un changement radical dans la façon de gouverner aux États-Unis. Avec Barack Obama, la politique n’est pas dictée par la peur ou les croyances. Cette décision, c’est la victoire du droit, de la science et de la raison. Et pardon pour la grandiloquence, mais j’ai droit à mon quart d’heure d’émotion.

L’OBSCURANTISME D’UN AUTRE ÂGE

Il y avait quelque chose de l’obscurantisme d’un autre âge, du temps des grandes épidémies, dans le fait que le pays le plus puissant de la planète prétende lutter contre l’épidémie de sida en refusant l’accès des séropositifs sur son territoire. Quelque chose d’ironique aussi, puisque parmi les pays développés, les États-Unis est l’un de ceux qui compte le plus de personnes atteintes et que c’est dans les villes de New York et de San Francisco qu’ont été signalés les premiers cas de cette nouvelle maladie, en juillet 1981. Obama signe la fin de l’interdiction et c’est toute la politique de lutte contre le sida qui progresse. Sur le questionnaire remis par les autorités d’immigration, le VIH était considéré comme une maladie contagieuse. Ce qu’il n’est pas. Le VIH est une infection transmissible ; laisser croire que le virus agent causal du sida puisse se propager comme celui de la grippe ou comme le bacille de Koch pour la tuberculose était infondé scientifiquement. Cela ne faisait que renforcer les fausses croyances sur les modes de transmission : ça ne rendait service ni à la prévention ni à la lutte contre les discriminations envers les malades. Les discriminations sont les alliées objectifs du virus et les politiques basées sur la peur et les fausses croyances font des ravages : peur de se faire dépister, peur d’en parler, manque d’estime de soi empêchent chez beaucoup l’adoption de pratiques sexuelles sûres… (suite de l’article)

Source : http://www.yagg.com/

FRANCE : HPST : le travail de sape continue !

Par jfl-seronet - Posté le 01 novembre 2009

La loi Hôpital Patient Santé et Territoires (HPST) était porteuse d’espoirs en matière de dépassements d’honoraires et de lutte contre les refus de soins. Ça, c’était avant son passage en commission, puis avant son examen par les parlementaires. Ces derniers avaient amoindri le texte. Le projet de décret d’application de la loi (déjà votée) limite encore la portée de ces mesures. Le CISS dénonce.

Dans ses plus beaux jours, le projet de loi HPST prévoyait de s’attaquer, bille en tête aux refus de soins, qui sont nombreux, parfaitement illégaux, mais rarement sanctionnés. Pour cela, il était prévu que ce ne soit pas la personne malade discriminée qui apporte la preuve qu’elle l’avait été (dans les faits, c’est quasiment impossible à faire), mais que ce soit le professionnel de santé qui apporte la preuve qu’il n’a pas fait ce que son patient lui reproche. Le projet de loi prévoyait donc que la charge de la preuve n’incombe pas à la personne malade. Le texte prévoyait aussi de recourir au testing (une pratique reconnue par les tribunaux) pour prouver l’existence de refus de soins illégitimes. Au final, ces deux mesures novatrices et courageuses qui auraient permis de lutter efficacement contre les refus de soins ont été écartées. Le lobby des médecins a manifestement fait du "bon travail" à l’Assemblée nationale. Du coup, les parlementaires sortent de leur chapeau une belle usine à gaz : la commission de conciliation, dont le but manifeste est que les plaintes contre les refus de soins illégitimes n’aboutissent jamais. La situation n’était déjà pas glorieuse, mais c’était sans compter le projet de décret d’application de la loi HPST. Sur ce point, il ajoute ce que le Collectif interassociatif pour la santé dénonce comme des "détails stupéfiants". Que dit le décret ? Il énonce que "le professionnel mis en cause peut être convoqué par la commission de conciliation avant la conciliation, mais pas la victime". Il précise que "le professionnel peut être assisté ou représenté lors de la conciliation tandis que la victime ne peut qu’être assistée". Ça fait déjà deux différences de traitement entre l’un et l’autre… et pas en faveur des personnes malades. Le décret indique aussi que "les sanctions sont possiblement applicables donc facultatives, alors que dans le cas de la lutte contre la fraude de la part des assurés, les sanctions prévues sont obligatoires et systématiques." Deux poids, deux mesures comme d’habitude. Le CISS constate aussi que "tout est mis en place pour que la plainte si elle n’est pas abandonnée après la conciliation finisse entre les mains du conseil de l’Ordre que l’on sait toujours très sévère avec ses confrères". Il faut donc s’attendre à une sévérité du genre : "Un avertissement, puis au bout de quinze avertissements un blâme, et après trente blâmes l’obligation de soigner quatre patients bénéficiaires de la CMU-c par an", ironise le CISS. Autre grand sujet d’intérêt pour les personnes malades, les dépassements d’honoraires. Eh bien, ils ont de beaux jours devant eux avec le décret d’application de la loi HPST. "Les sanctions envisagées paraissent bien dérisoires puisque le décret prévoit que les médecins n’informant pas correctement leur patient du dépassement ou appliquant un dépassement ne respectant pas le tact et la mesure risquent de devoir payer une (voire dans certains cas deux) fois le montant du dépassement ! Quelle folie !", dénonce le CISS. Aucun plafond n’est fixé pour limiter ces dépassements, le décret s’abrite derrière la notion de "tact et mesure". Le médecin appréciera de lui-même le montant du dépassement en fonction "de la situation financière de l’assuré" et du "pourcentage d’actes avec dépassement et du montant moyen de dépassements pratiqués, pour une activité comparable, par les professionnels de santé exerçant dans le même département ou dans le ressort de la même région administrative". Comme le dit si bien le CISS, il faut donc s’attendre à "venir en consultation avec sa fiche de paie et accompagné d’un économiste de la santé !" pour négocier le dépassement. "L’aléa de la maladie est déjà bien suffisant pour ne pas subir en plus l’exclusion des soins en raison de l’infortune", dénonce le Collectif. Ce dernier constate que : "Le pacte social de santé est plus que jamais mis à mal … sans réaction à la hauteur de ce que devrait susciter naturellement le souci de la cohésion nationale. Les organisations de la société civile sont aux abonnés absents ! Pourtant, plus que jamais ce dont les usagers ont besoin c’est de protection. Plus d’infos sur http://www.leciss.org/

Source : http://www.seronet.info/

MONDE : Le débat sur les fonds alloués au sida s’échauffe

JOHANNESBURG, 30 octobre 2009 (PlusNews) - Les milliards de dollars provenant des donateurs qui ont été consacrés à la lutte contre le VIH/SIDA au cours des 10 dernières années, souvent au détriment d’autres maladies, mortelles, n’ont pas fait grand-chose pour renforcer les systèmes de santé nationaux, estiment certains experts de la santé mondiale.

D’autres affirment toutefois que l’épidémie de VIH/SIDA a suscité une augmentation massive de l’aide internationale à la santé, qui a profité à de nombreux problèmes de santé publique et systèmes sanitaires. Le débat sur le fait d’accorder la priorité au VIH/SIDA dans les dépenses de santé mondiales a récemment été relancé par des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) soulignant que des maladies faciles à soigner, comme la diarrhée, entraînaient la mort de millions d’enfants. Dans le monde entier, la diarrhée tue chaque année environ 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans, mais reçoit moins de cinq pour cent du financement disponible pour la recherche et le traitement des maladies. Un spécialiste des maladies diarrhéiques à l’OMS a remarqué que les énormes progrès réalisés dans les années 1980 avaient commencé à stagner lorsque l’attention s’était tournée vers le sida, la tuberculose et le paludisme. Pendant ce temps, le financement de la lutte contre le VIH/SIDA est passé de 5,5 pour cent de l’aide à la santé en 1998 à près de 50 pour cent en 2007, selon une analyse publiée dans un supplément spécial du journal JAIDS qui s’intéresse à l’impact de l’augmentation des fonds alloués au VIH sur les systèmes de santé des pays en développement. Les fonds consacrés à la santé ont presque triplé entre 1998 et 2007… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/

ÉTATS-UNIS : Le cannabis réhabilité

publié le 31/10/2009

Les utilisateurs "médicaux" ne seront plus poursuivis aux États-Unis.

Le département américain de la Justice vient de publier une directive demandant aux procureurs fédéraux de ne plus poursuivre les utilisateurs "médicaux" de marijuana : une décision qui constitue un revirement radical de la politique suivie par la précédente administration de George W. Bush, qui poursuivait sans distinction tous les consommateurs, malades ou non. 14 états américains ont en effet autorisé les personnes atteintes de maladies graves (cancer, sida...) à consommer l’herbe, sur prescription d’un médecin… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpress.fr/

[1] Wikimedia Commons Artwork signed "H.J.H.". Poster by Rensselaer County (New York) Tuberculosis Association : Public health poster from Spanish flu era. "Prevent Disease. Careless Spitting, Coughing, Sneezing, Spread Influenza and Tuberculosis, Date c. 1918



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